Tunisie : les travaux avancent

Encore sous le choc des attentats du Bardo, la Tunisie maintient son cap vers davantage de démocratie et de développement (il est d’ailleurs intéressant de noter la citation d’Isaac Asimov en exergue du quotidien Le Temps du 1er avril : La violence est le dernier refuge de l’incompétence).

Je n’en veux pour preuve que la démarche du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) visant à améliorer l’encadrement, la qualité et la rentabilité de l’enseignement supérieur tunisien, privé ou public. Cinq mesures sont en cours de mise en place. Elles concernent :

  • la révision du cahier des charges relatif à l’organisation des établissements d’enseignement supérieur privé ;
  • le lancement d’un dialogue sociétal sur la réforme du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et la consécration du rôle de l’université dans le développement économique et social ;
  • le renforcement de l’autonomie des universités ;
  • le renforcement de l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur ;
  • l’optimisation de l’exploitation des équipements lourds de recherche.

S’agissant du système de recherche et d’enseignement supérieur agricoles (RESA), plusieurs actions concrètes ont débuté telles le changement vers un statut d’EPST pour l’IRESA (Institution de Recherche et d’Enseignement Supérieur Agricole) et les établissements d’ESRA, la création d’un corps d’enseignant-chercheur unique regroupant tous les enseignants et les chercheurs du système RESA, l’élaboration d’une cartographie des établissements d’ESRA, la mise en oeuvre de démarches qualité en enseignement, recherche et appui, l’amélioration des missions de programmation et d’évaluation de l’IRESA.

logo IRESA

De mon coté, les travaux d’accompagnement du ministère tunisien chargé de l’agriculture pour la réorganisation de ce système RESA, conduits avec le CIHEAM, se sont poursuivis.

Début février, nous avions collégialement établi un projet de référentiel des processus d’organisation du travail (5 macro-processus, 25 processus et 78 sous-processus), voire http://science-innovation-developpement.com/aider-la-tunisie-a-reformer-son-systeme-denseignement-superieur-de-recherche-et-dinnovation-agricoles/ . Ce projet va maintenant être soumis au regard critique de la communauté RESA.

L’idée générale est de mettre en place un nouveau management du système RESA basé sur un renforcement et une optimisation de la dimension système et de son pilotage, en donnant un maximum d’autonomie aux institutions qui le composent (l’IRESA et les établissements d’enseignement supérieur ou de recherche agricole), en repositionnant l’IRESA sur les missions « système » de management global et en dotant les établissements de capacités d’exécution et de pilotage de leurs actions et de leur stratégie. Les maîtres-mots de cette démarche sont autonomie, responsabilisation, cohérence, synergie (coordination, cadres communs, …) et redevabilité.

Le questionnaire que nous venons d’élaborer permettra de partager la vision de la démarche, d’avoir des réactions au projet de référentiel des processus d’organisation du travail et d’avoir un retour sur les lignes directrices de la nouvelle gouvernance du système.

Les réponses au questionnaire seront exploitées pour affiner le référentiel. Le référentiel amélioré sera ensuite soumis aux ministères de tutelles pour approbation, puis utilisé dans la conduite effective de cette réorganisation, en particulier pour mettre en place les compétences manquantes et nécessaires ainsi que les instances de coordination et de concertation identifiées, adapter les structures, mettre en place des outils de management global tels des contrats d’objectifs ou des lettres de mission, et établir les référentiels communs (évaluation, gestion RH, procédures financières, programmation de la recherche, …).

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