Pôles de compétitivité : recueil de bonnes pratiques en matière d’intelligence économique

La délégation interministérielle à l’intelligence économique vient de publier le recueil de bonnes pratiques « Pôles de compétitivité et intelligence économique« .

DélInterIntellEco

Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique, part du principe que les pôles de compétitivité sont au cœur des stratégies industrielles privées et publiques de la France. Cette exigence amène leurs membres à être toujours plus créatifs, tout en partageant leurs innovations en fonction de leurs intérêts et en protégeant les informations sensibles qu’ils détiennent.

Un tel recueil est nécessaire pour trois raisons :

  • une très forte hétérogénéité des pratiques d’intelligence économique des pôles,
  • un réel besoin de recourir aux outils de l’intelligence économique,
  • une demande des pôles de pouvoir bénéficier d’outils concrets pour améliorer leur gouvernance.

Les membres et les partenaires des pôles de compétitivité doivent (…) parvenir à mobiliser des financements de plus en plus diversifiés pour se développer et conserver leur capacité de décision. Il s’agit aussi pour eux d’anticiper des évolutions technologiques, juridiques et normatives et d’influer sur elles, afin de mieux les accompagner et d’acquérir ou de conserver un coup d’avance sur leurs concurrents note Claude Revel.

Ce recueil de bonnes pratiques vise à faire connaître les outils d’intelligence économique disponibles pour l’élaboration des stratégies de chaque pôle de compétitivité. Il ne constitue ni un guide prescriptif, ni une instruction… Pour les entreprises, les enjeux d’IE [intelligence économique] dépendent fortement du secteur dans lequel elles évoluent, de l’importance de l’innovation pour leur compétitivité et de la réalité des menaces d’ingérence. Il convient donc que chaque pôle de compétitivité ait une réflexion sur la réalité des menaces (sécurité économique) et la caractérisation des opportunités à saisir (veille, influence) pour adapter ses actions en conséquence.

Le public concerné est très diversifié mais ses intérêts convergent en faveur de la protection et du développement des technologies, produits et services élaborés dans les pôles :

  • entreprises de toutes tailles ( TPE, PME et ETI, filiales de grands groupes, grands groupes) ;
  • partenaires académiques (laboratoires, organismes de recherche, universités, etc.) ;
  • partenaires français ou étrangers : autres pôles de compétitivité, entreprises de toutes tailles, laboratoires et organismes de recherche, structures associatives, experts, think tanks ;
  • financeurs des pôles de compétitivité : UE, État (administrations centrales et services déconcentrés, agences et établissements publics), collectivités territoriales et leurs organismes rattachés, banques publiques et privées, etc. ;
  • administrations de l’État, des collectivités territoriales, de leurs opérateurs et/ou services publics pour lesquels la maîtrise des enjeux relatifs à l’intelligence économique concourt à la réalisation des missions relevant de leur compétence.

Le recueil distingue quatre piliers en termes d’intelligence économique : la veille et l’anticipation, la sécurité économique, l’influence, la sensibilisation et la formation.

Dans la continuité de cette action, Jean-François Carenco, préfet de la région Île-de-France et préfet de Paris, a insisté sur l’importance de protéger l’innovation des jeunes entreprises franciliennes.

Protéger l’innovation, c’est protéger les emplois de demain. La région Île-de-France constitue une cible stratégique pour la concurrence étrangère. Aujourd’hui, 20 % des cas d’ingérences économiques sont enregistrés sur le territoire francilien. Il faut sensibiliser les start-up et les incubateurs au risque d’espionnage et de pillage.

http://www.intelligence-economique.gouv.fr/methodes-et-outils/publications-de-la-d2ie

 http://competitivite.gouv.fr/un-ecosysteme-des-poles-pour-favoriser-l-innovation-et-la-croissance/lintelligence-economique-au-service-des-poles-de-competitivite-318.html

 

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Une pensée sur “Pôles de compétitivité : recueil de bonnes pratiques en matière d’intelligence économique

  1. Bonnes pratiques (des règles), inventaire catégoriel (des silos), protection de l’innovation (de quoi, de qui ?) : j’observe que la machine administrative reprend d’une main la liberté qu’elle a donné initialement au lancement. Résultat, on fait rentrer le développement des pôles dans un système alors que le collaboratif doit faire place aux opportunités, aux idées nouvelles (hors catégories le plus souvent) et aux aventuriers qui ne travaillent pas en préfecture.
    Je crains de grosses déceptions futures parce que la concurrence et l’étranger auront développé des solutions plus rapides et plus efficaces avant nous…

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