Fév 28

Un peu d’économie politique pour Mardi Gras…

Chômage, flexibilité, prélèvements, impôts, …. Pas vraiment des sujets pour un Mardi Gras.

Mais mon attention a été récemment attiré vers un ouvrage, issu d’un cours d’économie de Sciences Po, datant d’octobre 1991, et intitulé L’heure des choix pour une économie politique (Odile Jacob). Il est possible d’en extraire quelques passages « savoureux » eu égard aux auteurs de cet ouvrage sérieux qui, à la lecture de l’histoire récente, pourrait presque rentrer dans la catégorie « humour » … gris sinon noir.

Dans le chapitre XI « Peut-on vaincre le chômage français ? », on y trouve les passages suivants :

A cette flexibilité insuffisante s’ajoute une médiocre profitabilité des entreprises.

Sous certaines conditions (…) une croissance plus forte (…) serait susceptible de baisser fortement le taux de chômage. Reste à savoir comment passer de cette croissance potentielle à la croissance effective. Sans doute par l’amélioration de la compétitivité française. (…) la croissance exige une stratégie qui permette le plus haut niveau d’investissement possible (…). La modération salariale consiste, à n’en pas douter une condition permissive d’un tel partage consommation-investissement…

Dans le chapitre XII « Le système de prélèvement français est-il efficace ? », on y trouve les passages suivants :

S’agissant des prélèvements obligatoires, ce qui compte, en définitive, ce n’est pas tant le montant des prélèvements que ce que l’on en fait. Ainsi, le débat devrait porter autant aujourd’hui sur les dépenses que sur les recettes, …

L’ensemble de notre dispositif des prélèvements directs entraine plusieurs conséquences défavorables, au plan économique : d’abord, de faibles salaires nets (une fois déduites les cotisations sociales), constituent incontestablement un frein à l’épargne ; ensuite, la progressivité du seul impôt sur le revenu peut paraître dissuasive, notamment pour les hautes rémunérations, et décourager le travail des cadres les plus qualifiés ; enfin, il est très difficile d’étendre le champ de l’impôt sur les revenus, alors même que sa contestation est grande, y compris chez ceux qui ne le paient pas ou plus.

 

Alors ? Les auteurs ???

 

Pierre Moscovici et François Hollande.

 

Etonnant, non ?

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Bon carnaval à tous !

Sans titre

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Fév 23

Financement de l’innovation dans les PME

Les PME sont une source de création d’emplois et et d’innovation. Elles sont donc la cible de beaucoup d’aides publiques. Mais cette cible est-elle atteinte ?

Une étude récente de Bpifrance montre que les PME sont effectivement bénéficiaires de ces aides, s’agissant en particulier des pôles de compétitivité et du CIR. De plus, la majorité des PME et des ETI maintient son effort d’innovation en 2014.

S’agissant des 71 pôles de compétitivité, la part des fonds accordés aux PME et aux ETI dans le montant total attribué par le FUI à l’ensemble des entreprises s’élève à 32,3 % en moyenne, avec une forte augmentation sur 2015 (42 % contre 31 % en 2014), mettant ainsi le taux de financement public au niveau de leur taux de participation. … Les entreprises membres des pôles sont en grande majorité des PME (87 %), dont plus de la moitié sont des microentreprises (52 %). Quant aux ETI et aux grandes entreprises, elles représentent respectivement 11,5 % et 1,5 %.

Le rapport note aussi que en 2014, les 71 pôles de compétitivité français comptent plus de 8 500 entreprises, auxquelles s’ajoutent près de 1 150 établissements publics de recherche ou de formation. Ces entreprises membres emploient au total 1,7 million de salariés, soit 7 % de l’effectif salarié total en France. Parmi leurs personnels, un peu plus de 13 % relèvent de la catégorie des cadres et professions intellectuelles, qui inclut notamment les chercheurs et les ingénieurs dédiés à la R&D.

Les entreprises membres des pôles de compétitivité sont en grande majorité des PME (87 %), dont plus d’une sur deux est une microentreprises (52 %). Les ETI et les grandes entreprises, représentent respectivement 11,5 % et 1,5 % des entreprises membres.

De plus, près de la moitié des PME membres des pôles (47,6 %) a moins de 10 ans d’existence, dont près d’un tiers est âgé de moins de 5 ans.

La part des PME et des ETI dans les financements du FUI a augmenté sur la période récente. Sur 2010-2015, les établissements de PME et d’ETI représentent en moyenne 40 % des participants aux projets financés par le FUI. Cette proportion progresse, passant de 36 % en 2010 à 44 % en 2015.
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S’agissant du crédit impôt-recherche, le rapport note que les entreprises de moins de 250 salariés bénéficiant du CIR recherche représentent 90 % des bénéficiaires et les PME, 60 %. La créance moyenne pour l’ensemble des entreprises est de 365 k€, alors que celle des moins de 250 salariés s’élève à 126 k€ et celle des moins de 10 salariés à 51 k€.

Globalement, près de 23 000 entreprises ont déclaré 21 Md€ de dépenses éligibles au CIR, générant une créance de 5,7 Md€ pour l’année 2013, dont 5,6 Md€ au titre de la recherche, 74 M€ au titre de l’innovation et 65 M€ au titre des dépenses de collection.

La distribution régionale du CIR recherche pour l’ensemble des entreprises correspond largement à celle des dépenses déclarées et au-delà, à celle des dépenses de R&D des entreprises. … Concernant la population des PME uniquement, le CIR recherche est davantage réparti sur le territoire. Le poids de l’Île-de-France diminue logiquement, au profit de toutes les autres régions. La part de Rhône-Alpes passe de 8 % à 15 %, celle de Paca de 5 % à 9 % et celle de Languedoc-Roussillon de 0,9 % à 3,5 %.
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L’analyse est différente pour le crédit impôt-innovation qui ne concerne par définition que des PME au sens communautaire. Elles sont 3 445 à en bénéficier en 2013, dont près de 85 % emploient moins de 50 salariés. Le montant moyen des dépenses d’innovation déclarées est de 108 k€, pour une créance moyenne de 22 k€. En moyenne, les bénéficiaires n’atteignent donc pas le plafond de 400 k€ de dépenses éligibles. Avec un niveau moyen des dépenses de 163 k€, même les PME dont l’effectif est supérieur à 100 salariés n’y arrivent pas.

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LE CII EST MAJORITAIREMENT PERÇU PAR LES ENTREPRISES DE SERVICES

Contrairement au CIR recherche (toutes entreprises confondues), le CII est majoritairement perçu par les entreprises des services (68 %) contre 30 % pour les industries manufacturières.
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Cette étude, « observatoire au fil de l’eau » est très riche. Deux derniers points méritent d’être signalés.

S’agissant des brevets, il est intéressant de remarquer que, en 2015, les PME et les ETI qui ont déposé le plus grand nombre de demandes de brevets publiées se situent dans les régions Île-de-France (697) et Auvergne- Rhône-Alpes (628). Toutefois, le territoire qui détient la part la plus élevée de demandes de brevets publiées issues de PME ou d’ETI est la région Grand-Est avec un taux de 58 %. Viennent ensuite Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur avec, respectivement, 52 % et 47 %.

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Enfin, il y a de plus en plus de femmes et de docteurs parmi les porteurs de projets d’entreprises innovantes.
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http://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/PME-au-fil-de-l-eau

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Fév 17

Remise du Livre Blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche

Bertrand Monthubert a récemment remis à Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon le Livre Blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce Livre Blanc définit la stratégie de la France dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche et précise les mesures mises en œuvre dans le cadre de cette stratégie ainsi que les moyens nécessaires.

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Il reprend les éléments de la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES) et de la Stratégie nationale de la recherche (S.N.R.). Ces deux grandes stratégies à 10 ans étaient prévues dans la loi Enseignement supérieur et Recherche du 22 juillet 2013. Elle sont censées établir une feuille de route pour l’E.S.R., et sa mise  en œuvre opérationnelle a débuté. Cette loi prévoit également, dans son article 17, la réalisation d' »un livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche [présenté] par le Gouvernement au Parlement tous les cinq ans. »

Ce Livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche vise donc à articuler la Stratégie nationale de la recherche, la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur, la Stratégie nationale des infrastructures de recherche, ainsi que la Stratégie nationale de culture scientifique, technique et industrielle en cours d’élaboration.

Il présente le bilan des premières mesures de mise en œuvre de la S.N.R. et de la StraNES. Il identifie les enjeux à venir et prioriser les actions au sein de ces stratégies à 10 ans et établit une programmation budgétaire sur le court et le moyen terme, pour l’application de ces deux stratégies.

Il convient de signaler que dans son avis sur ce Livre blanc, le Conseil Supérieur de la Recherche (CSR) note que cette stratégie reste cependant très centrée sur les opérateurs publics et il y aurait intérêt à y introduire les opérateurs privés. S’agissant du quantitatif, il appelle de ses vœux une loi de programmation sur 5 ans qui devrait viser à atteindre à cette échéance les 3% du PIB dont 2% au titre des investissements privés et 1 % au titre des investissements publics pour la Recherche.

Il est très intéressant de noter aussi que, s’agissant de la volonté d’accroissement du nombre d’étudiants dans les premières années, le CSR attire l’attention sur le fait qu’une telle action doit nécessairement être précédée d’une réflexion sur l’insertion future de ces étudiants, sur la méthode de l’enseignement dispensé et sur le rôle et la fonction des enseignants-chercheurs. Quelques tabous universitaires seraient-ils en train de tomber, en particulier le statut des enseignants-chercheurs… ? Dans le même esprit, le CSR considère également qu’il importe de renforcer l’employabilité des étudiants formés par la recherche.

Il convient de mentionner aussi la future présentation (le 27 mars ?) du Livre Blanc Société Enseignement Supérieur Recherche élaboré sous l’égide de l’association ALLIS.

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid112536/remise-du-livre-blanc-de-l-enseignement-superieur-et-de-la-recherche.html

Sur la SNR et la StraNES, voir aussi d’autres articles de ce blog :

http://science-innovation-developpement.com/la-france-se-dote-dune-strategie-de-lenseignement-superieur/

http://science-innovation-developpement.com/la-strategie-nationale-de-recherche-publique/

http://science-innovation-developpement.com/quels-fondements-aux-strategies-de-recherche-et-dinnovation-francaises-et-europeennes/

http://science-innovation-developpement.com/anatomie-comparee-des-defis-societaux-dans-la-snr-et-h2020/

Sur ALLIS et le Livre Blanc Science-Société

http://www.alliss.org

http://science-innovation-developpement.com/pour-un-livre-blanc-sciences-societes/

 

 

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Fév 09

Education, enseignement et entreprises

Proche de l’entreprise, les formateurs doivent être aurait pu dire Maître Yoda…

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La formation de nos jeunes est un acte essentiel pour la société. Ce sont eux qui créeront de la valeur dans le futur, via les acteurs économiques qu’ils deviendront peut-être.

La transmission de connaissances est une chose, l’acquisition de compétences et de capacités permettant de créer cette valeur en est une autre.

C’est ce que le Ministère chargé de l’enseignement supérieur a compris il y a quelques années en ajoutant « insertion professionnelle » à sa « Direction de l’enseignement supérieur » pour créer la DGESIP !

Les établissements de formation, en particulier de formation supérieur doivent être à l‘écoute des employeurs des jeunes diplômés, en particulier de ceux du monde économique.

Il convient donc de saluer la démarche du MEDEF qui vient de rendre public ses propositions en matière d’éducation et d’enseignement supérieur sous la forme d’un texte sous-titré « Il n’y a pas de croissance durable sans un système éducatif performant » et organisé en 6 chapitres :

  1. Une obligation de résultats dans l’acquisition des savoirs fondamentaux
  2. L’entreprise doit réinvestir durablement la voie professionnelle
  3. Faire connaitre et aimer l’entreprise
  4. Pour une révolution pédagogique
  5. Un nouveau contrat social avec l’école : liberté et responsabilité
  6. La performance du système éducatif à l’aune de 3 dimensions prioritaires : emploi, innovation et international

Le constat est inquiétant :

  • 25% des enfants qui entrent en 6ème ne savent ni lire un énoncé correctement, ni comprendre un texte court, ni mettre leur pensée en mots, ni réaliser des calculs élémentaires ; 

  • 24000 jeunes chaque année achèvent leur scolarité sans dépasser la classe de troisième (parmi eux la proportion d’enfants d’ouvrier est de 5 contre un enfant de cadre) ; 

  • 140 000 jeunes abandonnent précocement leur cursus scolaire ; 

  • 2 millions des 15-29 ans sont NEET (ni en emploi ni en formation). 


Ce texte note bien qu’il serait stupide de vouloir cantonner les établissements scolaires à répondre à la seule mission économique. Ils ont un rôle primordial dans l’élévation du niveau culturel de notre pays et dans la transmission des valeurs qui fondent le vivre-ensemble. Mais si’ l’École a bien évidemment pour mission de former les futurs citoyens, elle a tout autant pour mission de les préparer à leur future insertion professionnelle.

Ce « manifeste » remarque que comme l’entreprise est la promesse d’avenir de près de 9 jeunes sur 10, celle-ci doit être interrogée, à tous les niveaux de l’échelle institutionnelle, sur les évolutions des politiques publiques en matière de formation, de recherche et d’innovation, que ce soit au niveau territorial comme national.

L’obligation de résultat du système éducatif français est d’autant plus nécessaire que la dépense nationale consacrée à la formation initiale représente 6,3 % du PIB (soit 137 milliards d’euros) pour une moyenne de 6,2 % dans les pays de l’OCDE.

Cet objectif doit conditionner (…) l’encouragement de pratiques pédagogiques diversifiées permettant de répondre à la diversité des mécanismes individuels d’apprentissage. De plus, la question de la culture numérique dépasse désormais celle de la culture informatique et l’École ne doit plus ignorer ce phénomène.

S’agissant de l’enseignement supérieur, le texte remarque que pour pallier l’échec et les abandons trop importants en licence générale liés à une mauvaise orientation, il faut soumettre les établissements d’enseignement supérieur à une obligation de suivi des étudiants. Ils doivent être dotés d’un système d’information national et récompensés dans leurs budgets lorsqu’ils mettent en œuvre des dispositifs de réorientation et de rebonds efficaces auprès des étudiants en situation de décrochage.

S’agissant des universités, la question posée de leur attractivité passe moins par les flux supplémentaires d’étudiants pouvant être accueillis que par la capacité pour ces établissements à leur permettre de réussir et de s’insérer dans l’emploi. Pour valoriser la dynamique mise en œuvre par chaque établissement en faveur de la réussite de ses étudiants, il faut permettre aux établissements de fixer eux-mêmes leurs droits d’inscription et frais de scolarité tout en leur permettant de pratiquer une modulation critérisée selon le niveau de formation ou la situation de l’étudiant, des exonérations voire des mécanismes de remboursements à l’entrée dans la vie active.

Parmi les nombreuses propositions faites, qu’il me soit permis d’en mettre 3 en avant :

  • Valorisation de la diversité des approches pédagogiques ou des dispositifs pédagogiques proposés, notamment dans le système de reconnaissance des carrières des enseignants.
  • Recentrer le processus d’orientation et d’affectation des élèves sur un pilotage par l’aval s’appuyant sur une information croisée des cursus et des débouchés
  • Autoriser une sélection des élèves et une orientation sélective chaque fois que des prérequis l’imposent : cohérence du parcours de formation, besoins du marché du travail…

http://www.medef.com/medef-tv/presidentielle-2017/detail/article/education-enseignement-apprentissage.html

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Fév 02

La mobilité internationale des étudiants africains : France 1ère destination

Les étudiants africains représentent 43 % des étudiants accueillis en mobilité d’études en France dont la moitié sont originaires du Maghreb, avec une progression des effectifs désormais plus lente que pour les autres continents d’origine.

La France compte 133 893 étudiants africains inscrits dans son enseignement supérieur en 2015, la France bénéficie de la dynamique du continent et reste largement la destination préférée de ces étudiants, à un niveau triple de celui des trois autres principales destinations (Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis). Si elle en accueille chaque année un peu plus, force est de constater qu’une proportion croissante se tourne cependant vers d’autres destinations.

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Si les étudiants africains fréquentent plus encore que les autres étudiants internationaux les universités (78 %), ils sont de plus en plus nombreux à intégrer les écoles d’ingénieurs (5,4 %) ou les écoles de management (4,9 %) ou les autres écoles (spécialisées, artistiques, CPGE…). Un choix très variable selon la nationalité des étudiants.

Une étude récente de Campus France sur les étudiants africains conclut à la persistance de l’attractivité de la France, comme à la qualité reconnue de son enseignement, malgré une difficulté perçue à venir y étudier et le regret de ne pouvoir y compléter sa formation académique par une première expérience professionnelle. Expérience limitée dans le temps car la très grande majorité considère avoir au moins autant de perspectives de réussite professionnelle dans son pays.

Le séjour en lui-même reste largement apprécié, au-delà des espérances initiales pourtant grandes, et fait des étudiants eux-mêmes les premiers prescripteurs et meilleurs ambassadeurs de la destination France.
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L’Afrique représente plus d’un étudiant mobile sur dix dans le monde, et un taux de mobilité deux fois plus élevé que la moyenne mondiale.

Environ 21 % des étudiants mobiles africains sont issus du Maghreb et si l’on ajoute le Nigéria, le Cameroun, le Zimbabwe et le Kenya, ces sept pays représentent la moitié de la mobilité de ce continent.

1612-afrique-354 % des étudiants africains mobiles sont issus de pays où le français est pratiqué, contre 45 % pour l’anglais. La langue natale joue un rôle important dans le choix de la destination et, contrairement aux idées reçues, la francophonie attire une proportion égale de francophones à celle des anglophones attirée par les pays anglophones (deux étudiants sur trois).
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L’analyse détaillée des destinations d’études met en lumière un rapide mouvement de diversification. Si l’Europe reste la priorité (49 %), elle perd du terrain essentiellement au pro t de la mobilité intracontinentale (20 %), en particulier vers l’Afrique du Sud, le Ghana, la Tunisie ou le Maroc. Le Moyen-Orient a récemment nettement renforcé son attractivité en développant son offre spécifique de bourses d’études vers les universités islamiques.

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