Août 04

Ingénieur et astronaute

En cette période estivale, je vous propose quelques vidéos portant témoignages sur la formation des ingénieurs en France et pour la France. Débutons par un témoignage d’astronaute, ingénieur par ailleurs, Jean-François Clervoy.

Clervoy Bouvet

Il a effectué trois missions avec la navette spatiale, en novembre 1994, en mai 1997 et en décembre 1999. Cette dernière mission visait à réparer le télescope spatial Hubble.

Bonne écoute…

https://www.youtube.com/watch?v=L05A03AApPA

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Juil 28

Quelle politique de R&D des entreprises japonaises ?

L’examen des politiques de R&D de nos partenaires internationaux, tant pour les politiques publiques que pour les acteurs économiques, est souvent source de réflexion, parfois de remise en cause. En la matière, les quelques services scientifiques existant encore dans les ambassades de France à l’étranger sont d’excellents pourvoyeurs de synthèses intéressantes.

1703 VST

Le portail de la veille scientifique et technologique produite par les services scientifiques des ambassades de France est alimenté par une quarantaine d’ambassades de France à l’étranger. Ce service permet d’observer et d’analyser les environnements scientifiques, techniques et technologiques des pays respectifs.

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/

Je partage ci-dessous des éléments d’une telle synthèse, élaborée par le service scientifique de l’Ambassade de France au Japon… qui s’inspire d’une enquête du quotidien Nikkan Kogyo auprès de grandes entreprises japonaises portant sur leur politique de R&D pour l’année fiscale 2016.

Je retiens particulièrement les éléments suivants :

Le podium est constitué de constructeurs automobiles : Toyota (1er), Honda (2ème), Nissan (3ème).

Dans un ordre décroissant, les domaines de recherche prioritaires sont :

  1. « environnement/énergie »,
  2. « nanotechnologies/ nouveaux matériaux »
  3. « médecine/ sciences de la vie »
  4. « technologies de l’information et de la communication/ électronique »
  5. « big data/ IoT »
  6. « robotique/ IA »

Concernant les critères de sélection des étudiants par les entreprises, « capacité de communication » est considéré comme le plus important par 79,6% des entreprises, suivie de « esprit créatif/ capacité à fixer soi-même des objectifs » (71,0%) et de « compétence dans le domaine spécialisé » (63,3%).

Des universités offrent des cours sur la coopération universités-industries.

Les entreprises font de plus en plus appel à l’extérieur, notamment aux universités

Montant du budget 2016 pour la R&D (réponses de 184 entreprises)

Le montant du budget 2016 des 184 entreprises a augmenté de 2,5% par rapport à leurs dépenses réelles de R&D au cours de l’année fiscale 2015, ce qui constitue une augmentation pour la 7ème année consécutive. En revanche, cinq des dix premières entreprises en termes de dépenses R&D ont réduit leur budget destiné à ce secteur. Elles concentrent leur financement sur certains domaines de recherche et diminuent leurs investissements dans d’autres.

Toyota occupe la première place du palmarès pour la 15ème année consécutive. La société souhaite accélérer le développement des technologies liées à la conduite de véhicules nouvelle génération. Comme Honda (2ème  rang), Nissan (3ème rang) et Denso (6ème rang), les constructeurs et les équipementiers automobiles ont tendance à maintenir leur budget à un niveau très élevé afin de trouver des solutions techniques pour répondre aux normes environnementales et s’adapter à la conduite autonome.

Le montant du budget pour la R&D, son rapport au chiffre d’affaires de l’entreprise et son évolution par rapport à l’année précédente sont les suivants pour les 10 premières entreprises en termes de budget R&D :

  1. Toyota, 1 080 Gyens, 4,1%, + 2,3%
  2. Honda, 690 Gyens, 5,0%, – 4,1%
  3. Nissan, 560 Gyens, 4,7%, +5.3%
  4. Panasonic, 470 Gyens, 6,1%, (impossible de comparer avec le montant 2015 suite au changement des normes comptables pour la IFRS)
  5. Sony, 460 Gyens, 6,9%, – 1,8%
  6. Denso, 415 Gyens, 9,2%, + 3,9%
  7. Hitachi, 350 Gyens, 3,9%, + 4,9
  8. Takeda Pharmaceutical, 325 Gyens, 18,9%, – 6,0%
  9. Toshiba, 310 Gyens, 6,1%, – 14,1%
  10. Canon, 310 Gyens, 8,6%, – 5,6%

Domaines de recherche prioritaires (réponses de 230 entreprises, réponses multiples possibles)

Parmi les 230 entreprises qui ont répondu à la question sur les domaines de recherche prioritaires, 68,3% ont choisi « environnement/énergie », alors qu’elles étaient plus de 70% à le faire en 2015.

Parmi les entreprises ayant choisi ce domaine, Panasonic, Kawasaki Heavy Industry et Toho Gas ont cité plus concrètement les technologies liées à l’hydrogène.

Le domaine « nanotechnologies/ nouveaux matériaux » vient en deuxième place (47,8%), suivi du domaine « médecine/ sciences de la vie » (46,5%) et du domaine « technologies de l’information et de la communication/ électronique » (43,9%).

Une nouvelle tendance de 2016 est la mise en avant de l’intelligence artificielle (IA) et de l’IoT. Devançant le domaine « sécurité/ prévention des catastrophes » qui était au cinquième rang l’année dernière, « Big data/ IoT » est arrivé au cinquième rang (36,5%) pour 2016, soit une augmentation de 15 points par rapport à 2015, suivi de « robotique/ IA » (27,8%), pourcentage deux fois plus que l’année dernière.

Plus concrètement, Hitachi, Panasonic, Mitsubishi Electric, Yasukawa Electric et NTT DoCoMo envisagent de se concentrer sur l’IA, tandis que NEC et NTT se focalisent sur le développement de technologies de sécurité informatique. Plusieurs entreprises, dont Hitachi et Sharp, ont cité les technologies liées à la détection (sondes). D’autres thèmes cités étaient la conduite autonome (Mitsubishi Electric), le vol autonome ou les drones (Ricoh), les robots d’aide aux opérations chirurgicales (Olympus) et les applications des technologies iPS dans la recherche antivieillissement (Kose).

Effectif pour la R&D (réponses de 223 entreprises)

Parmi les 223 entreprises qui ont répondu à la question sur leur effectif R&D, 36,8% envisagent d’augmenter leur nombre d’employés d’ici quelques années, 41,7% ont l’intention de le maintenir au même niveau et 2,2% pensent le diminuer. Le pourcentage d’entreprises souhaitant augmenter leur effectif R&D avait beaucoup diminué en 2009 (de 20,7 points par rapport à l’année précédente pour atteindre 31,2%) avec le ralentissement de la conjoncture dû à la faillite de la banque Lehman Brothers. Depuis, le taux reste aux environs de 30%.

Recrutement de nouveaux diplômés comme ressources humaines spécialisées en R&D (réponses de 221 entreprises, réponses multiples possibles)

Ces dernières années, le nombre d’entreprises qui accueillent des étudiants comme stagiaires se multiplie et des universités offrent des cours sur la coopération universités-industries. Les occasions de rencontre entre les étudiants et les entreprises sont ainsi en augmentation.

Concernant les critères de sélection, « capacité de communication » est considéré comme le plus important par 79,6% des entreprises, suivie de « esprit créatif/ capacité à fixer soi-même des objectifs » (71,0%) et de « compétence dans le domaine spécialisé » (63,3%). Ces trois critères ont été choisis par plus des deux tiers des entreprises. Par ailleurs, « esprit autonome », « esprit de coopération » et « capacité à résoudre des problèmes » n’ont été choisis que par la moitié des entreprises.

Pour ce qui est des éléments qui, selon les entreprises, manqueraient ou seraient insuffisamment présents chez les nouveaux recrutés, le plus fréquemment cité est « esprit créatif et capacité à fixer soi-même des objectifs » (39,6%), suivi de « esprit autonome » (29,7%) et « capacité de communication » (27,8%). Ceci indique que les universités n’ont pas répondu, pour ces caractéristiques, au souhait des entreprises concernant l’éducation ou la formation des étudiants.

Centres de recherche à l’étranger (réponses de 232 entreprises)

En ce qui concerne les centres de recherche à l’étranger, 51,7% des entreprises en possèdent plusieurs et 6,5%, un seul ; 5,6% n’ont pas de centre à l’étranger mais envisagent de créer un tel centre. Parmi les avantages qu’offrent des centres de recherche à l’étranger, beaucoup d’entreprises citent la facilité de comprendre les besoins locaux et d’y répondre, ainsi que la possibilité de recruter des chercheurs locaux éminents. Leur façon de penser, jugée différente de celle des Japonais, (Ricoh) et la facilité d’accès aux entreprises émergentes spécialisées en sciences de la vie dans le secteur de la santé (Mitsubishi Holdings) sont également des raisons considérées comme avantageuses.

Innovation ouverte (réponses de 218 entreprises, réponses multiples possibles)

Ce qui ressort de cette enquête est que les entreprises font de plus en plus appel à l’extérieur, notamment aux universités. Ceci non seulement pour utiliser des technologies développées par d’autres organismes mais aussi pour mener ensemble des programmes de recherche ou pour commercialiser des technologies développées en collaboration.

Concernant les étapes de la R&D dans lesquelles les entreprises souhaitent établir un partenariat, 56,4% des entreprises ont choisi la recherche fondamentale, 53,7%, la recherche appliquée et 60,6%, le développement et les applications. La commercialisation des produits et la mise en place d’un « business plan » ont été choisies respectivement par 36,7% et 32,1% des entreprises.

En ce qui concerne les organismes partenaires, 82,5% des entreprises ont choisi des universités et 58,5%, des entreprises innovantes. Le choix de 57,1% des entreprises a été un partenariat avec des divisions liées au développement de technologies de grandes entreprises.

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/japon/article/politique-de-r-d-des-entreprises-japonaises-pour-l-annee-fiscale-2016

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Juil 21

Réindustrialiser par l’innovation… Et un rapport de plus sur l’innovation. Un !

C’est Jean-Lou Blachier qui a récemment remis un nouveau rapport sur l’innovation  « Réindustrialiser par l’innovation ». Ce rapport contient l’ensemble des conclusions de la mission « Réindustrialisation par l’innovation » que lui avait confiée l’ancien ministre de l’Économie et des Finances en mai 2016. Jean-Lou Blachier est ou a été vice-président confédéral de la CGPME, président de l’Union territoriale des petites et moyennes industries, conseiller du commerce extérieur de la France et médiateur des marchés publics. Il connait donc bien la situation des PME et ETI.

Le travail réalisé a porté sur l’ensemble des politiques d’innovation avec une focalisation sur les régions industrielles Grand Est et Occitanie, qui font l’objet aujourd’hui de nombreuses réflexions en termes de réindustrialisation.

Le diagnostic réalisé par la mission s’est appuyé sur les rapports et travaux récents, sur l’audition de nombreuses entreprises et de responsables de leurs organisations professionnelles, ainsi que sur des entretiens avec les divers acteurs publics et privés du développement économique territorial.

Ce travail de diagnostic et d’analyse a permis de mettre en lumière les principales forces et faiblesses du territoire français au regard de l’innovation et de la réindustrialisation, telles qu’elles sont perçues par les entreprises.

Tous les acteurs interrogés ont souligné l’importance, pour l’innovation et le développement des entreprises, de l’existence d’un réseau d’acteurs ancrés sur les territoires.

La mission a formulé douze propositions qui ciblent essentiellement les petites et moyennes entreprises innovantes donc menant des activités de R&D, avec une idée centrale : détecter et favoriser la croissance des plus dynamiques d’entre-elles afin de les amener, en cinq ans, au stade d’entreprise de taille intermédiaire (ETI).

Ces propositions se répartissent en deux catégories : celles issues d’une expérimentation réussie dans les territoires et celles proposées par les entreprises elles-mêmes rencontrées lors d’entretiens. Chacune des propositions trace des perspectives au service de cette ambition. Elles couvrent un champ d’intervention qui relève pour partie des pouvoirs publics, Etat et collectivités territoriales, mais aussi du secteur privé (banques, entreprises elles-mêmes) et sont en direction des écosystèmes d’innovation et de croissance.

La mission estime qu’il est possible d’en accompagner 1500 dans ce délai de cinq ans, soit une mandature présidentielle !

Les douze propositions du rapport

  • Créer un cadre juridique, social et fiscal pérenne ;
  • Créer un poste de haut-commissaire à l’innovation et au développement des entreprises ;
  • Renforcer un écosystème fiscal dérogatoire pour les entreprises innovantes ;
  • Développer des outils de financement dédiés au financement des entreprises innovantes ;
  • Adapter le partenariat d’innovation aux PME » ;
  • Créer des dispositifs incitatifs pour les achats d’innovations ;
  • Améliorer l’adéquation entre formations techniques et besoin des entreprises ;
  • Autoriser le mécénat de compétences au bénéfice des PME et PMI innovantes ;
  • Mieux soutenir l’innovation non technologique et l’investissement immatériel ;
  • Créer un environnement favorable lors de la phase d’accès au marché et d’industrialisation des innovations ;
  • Doper les écosystèmes ;
  • Détecter et faire émerger les PME industrielles qui seront les ETI de demain.

http://www.economie.gouv.fr/rapport-reindustrialisation-innovation

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/174000256/index.shtml?xtor=RSS-436

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Juil 13

Quelles typologie des entreprises coopérant avec la recherche publique ?

La propension à coopérer avec un partenaire public est plus élevée pour les entreprises des secteurs de haute technologie, les grandes entreprises et, quelle que soit leur taille, celles dont le marché est mondial. Les petites entreprises des services à forte intensité de savoir ont également une forte propension à coopérer avec la recherche publique. Telles sont les principales conclusions, assez logiques, d’une étude du MENESR.

1704 CPP 1

Entre 2010 et 2012, 35% des entreprises françaises qui ont des activités d’innovation réalisent celles-ci avec des partenaires, notamment des clients ou des fournisseurs. Elles sont 14 % à coopérer avec la recherche publique. À caractéristiques comparables, les entreprises coopérant avec la recherche publique ont une probabilité plus forte de déposer un brevet que celles qui le font avec un autre type de partenaire. Au total, les entreprises qui coopèrent avec la recherche publique pour innover apparaissent fortement innovatrices et présentes sur les marchés internationaux.
1704 CPP 2Afin de déduire de cette analyse une typologie des entreprises innovantes, une classification ascendante hiérarchique (CAH) est réalisée. Cette méthode permet de rassembler les entreprises dans 4 groupes relativement homogènes et différents entre eux.

1704 CPP 3

  • Groupe 1 : de grandes entreprises, mondialisées,
de haute intensité technologique, concentrées du côté positif de l’axe 1.
  • Groupe 2 : des entreprises de petite taille, beaucoup ayant une activité spécialisée, scientifique ou technique, d’édition, de communication ou de service informatique
  • Groupe 3 : des entreprises
de taille moyenne,
avec une activité de R&D souvent occasionnelle et d’intensité technologique moyenne ou faible ayant pour stratégie et comme moteur de leur activité d’innovation le développement de nouveaux marchés ou la baisse des coûts d’achats ou des coûts internes, plutôt que l’introduction de nouveaux produits ou services.
  • Groupe 4 : des entreprises de petite taille, des autres services, sans activité de R&D

https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2017/30/2/NI_17.04_-_Collaboration_Public_Prive_RetD_721302.pdf

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Juil 06

Brevets déposé en France : secteur automobile toujours en tête, mais une recherche publique de plus en plus présente

Le palmarès 2016 des déposants de brevets en France montre que le secteur automobile est toujours en tête, avec Valéo en 1ère place, la recherche publique est de plus en plus présente et la concentration des déposants est toujours plus forte. Telles sont les principales conclusions de l’édition 2016 INPI du classement des principaux déposants de brevets publiés en France. L’INPI en tire la nécessité toujours plus forte d’aligner politique d’innovation et stratégie de propriété industrielle, pour les grands groupes industriels comme pour les organismes de recherche publique.

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Cette année encore les grands acteurs du secteur automobile restent en tête, suivis des principaux secteurs industriels où la France est en pointe : cosmétique, aéronautique, télécommunications, électronique, chimie et énergie.

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Le Top 3 modifié et un nouvel entrant parmi les 10 premiers déposants

Les 9 premiers déposants restent les mêmes que l’an dernier, avec toutefois un changement de places sur le podium : l’équipementier automobile Valeo ravit la 1ère place au constructeur PSA, avec 994 demandes de brevets publiées, contre 668 en 2015. Valeo a plus que doublé son nombre de demandes de brevets publiées en 2 ans. Le groupe PSA, qui occupait le 1er rang du classement depuis 2007, est donc 2ème cette année avec 930 demandes publiées (1 012 l’an dernier). Le groupe aéronautique Safran passe, lui, de la 2ème à la 3ème position, avec 758 demandes publiées (769 en 2015). Orange, absent du Top 10 depuis 2007, se classe cette année au 10ème rang avec 250 demandes publiées, au détriment de Michelin, qui se classe 11ème.

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La recherche publique de plus en plus visible

Les organismes de recherche publique sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : le CEA et le CNRS, classés respectivement 4ème et 6ème l’an dernier, conservent leur place en 2016. L’université Claude Bernard Lyon 1 gagne 2 places (passant de la 32 ème à la 30 ème place), le Centre National d’Etudes Spatiales en gagne 5 (passant du 35 ème au 30 ème rang, ex-aequo avec l’université Claude Bernard Lyon 1) et Aix-Marseille Université gagne 4 places (passant de la 46 ème à la 42 ème place). Par ailleurs 5 organismes de recherche publique font leur entrée dans le Top 50 cette année : INSERM (41 demandes publiées), INRA (41), Université de Bordeaux (41), Bordeaux INP (29), Université Grenoble Alpes (29).

Une concentration significative du nombre de demandes de brevets publiées

Concernant la concentration du nombre de demandes de brevets publiées, la tendance de ces dernières années se confirme : la concentration est de plus en plus forte. Bien que les premiers du palmarès soient désormais en dessous des 1 000 demandes publiées sur une année (ce qui n’était pas arrivé depuis 2008), les demandes de brevets publiées par les 50 premiers déposants représentent plus de la moitié du total des demandes publiées (50,1 %) contre un tiers des demandes en 2004 (33,1 %).

Cette progression est portée par les 20 premiers déposants : ils représentent 42,2 % des demandes de brevets publiées en 2016, contre 41,2 % en 2015 et 25,2 % en 2004. Ce phénomène s’explique en partie par une concentration de plus en plus importante des entreprises elles-mêmes, accentuée ces dernières années par des rachats et fusions.

Cette étude présente quelques cartes intéressantes dont les 3 suivantes.

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Cette carte fait apparaitre les demandes de brevets publiées en 2016 auprès de l’INPI par les quatre principaux déposants du secteur de l’électronique et de l’électricité.

Les demandes de brevets d’Orange, en rouge, se situent principalement en informatique et communications (utilisateur, données, serveurs, communication réseau).
Les demandes de brevets du Groupe STMicroelectronics, en vert, ont trait à l’électronique et l’électricité (circuits électriques, tension, couches et substrats) et à l’informatique (données, serveurs).

Les demandes de brevets de Seb SA, en jaune, se positionnent dans plusieurs zones correspondant aux différents éléments des appareils électroménagers, dont les soupapes, les dispositifs de fermeture, les appareils thermiques, et les éléments mécaniques.
Les demandes de brevets de Schneider Electric, en bleu clair, concernent plus particulièrement l’électronique et l’électricité (notamment les connexions électriques).

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Cette carte fait apparaitre les demandes de brevets publiées en 2016 auprès de l’INPI par les trois principaux organismes de recherche. Elles se caractérisent par une dispersion dans les quatorze domaines représentés sur la carte.

Les demandes de brevets du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, en rouge, se situent principalement dans les domaines de l’électronique (notamment des couches de semi-conducteurs), des techniques de mesure (détection d’images), et de la chimie (en particulier les piles à combustible).
Les demandes de brevets du CNRS, en vert, ont trait à la chimie (synthèse organique, polymères), aux techniques de mesure (détection d’images) et à l’optique.

Enfin, les demandes de brevets d’IFP Énergies nouvelles, en jaune, concernent principalement la chimie (notamment le traitement des hydrocarbures), les soupapes et les moteurs à combustion.

Romain Soubeyran, Directeur général de l’INPI, conclut : L’édition 2016 du palmarès des déposants démontre que les grands acteurs de l’industrie et de la recherche française ont intégré l’importance cruciale de protéger leur capital immatériel, élément essentiel de la valeur de l’entreprise. L’innovation permet de proposer des produits ou services à valeur ajoutée qui ne sont pas encore maîtrisés par les compétiteurs ; le brevet sécurise ces activités d’innovation dans un environnement concurrentiel mondialisé qui se réinvente toujours plus vite. La propriété intellectuelle est un véritable outil au service de la stratégie et des objectifs de l’entreprise : la mission d’accompagnement et de protection de l’INPI est plus que jamais déterminante pour le rayonnement de l’économie française.

https://www.inpi.fr/fr/nationales/le-palmares-2016-des-deposants-de-brevets-en-france

Signalons aussi une étude équivalente de l’Office européen des brevets où seuls le CEA (31ème) et l’Inserm (66ème) figurent au top 100 des déposants de brevets auprès de l’OEB pour l’année 2016.

1704 OEB 21704 OEB 1

https://www.epo.org/about-us/annual-reports-statistics/annual-report/2016_fr.html

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