Nov 24

Qu’est-ce qui préoccupe les Français ???

Les trois sujets de préoccupation majeurs des Français en 2017 sont, comme en 2016, le terrorisme, le chômage ainsi que la misère et l’exclusion. Cependant, les préoccupations relatives au chômage reculent nettement – en diminution de 8 points par rapport à 2016.  Dans le domaine de l’environnement, le réchauffement climatique demeure la première préoccupation des Français avec 48 % de citations, niveau atteint en 2015 au moment de la COP 21.  Parmi les activités industrielles ou technologiques, les centrales nucléaires apparaissent une nouvelle fois aux yeux des Français comme celles ayant le plus grand potentiel catastrophique. Dans le Baromètre IRSN 2018, la perception de leur potentiel à provoquer un accident grave se dégrade et rejoint celle observée dans l’édition 2012, pour laquelle l’enquête s’était déroulée quelques mois après l’accident de Fukushima. Telle est la synthèse du baromètre 2018 sur la perception des risques et de la sécurité par les Français réalisé par l’IRSN.

Le Baromètre IRSN constitue une mise en perspective qui contribue à l’orientation des actions  menées par l’Institut au bénéfice de la gouvernance des risques.

Pour cette édition 2018, à partir de l’analyse des réponses apportées par les 1 005 personnes interrogées du 22 novembre au 9 décembre 2017, les principaux enseignements sont la première place conservée par le terrorisme au sein des préoccupations des Français et la poursuite de la dégradation de la perception des acteurs du nucléaire dans leur ensemble.

Les trois sujets de préoccupation majeurs des Français sont, comme dans l’édition 2017, le terrorisme, le chômage, ainsi que la misère et l’exclusion.

Les Français conservent une bonne opinion des experts mais accordent beaucoup d’attention à leur indépendance et à la transparence de leurs travaux. La compétence demeure la première qualité attendue de leur part.

Concernant les situations à risques, on constate une dégradation à la fois en termes de perception du risque, de confiance et de vérité pour trois domaines : les perturbateurs endocriniens, les produits alimentaires et les centrales nucléaires.

Le Baromètre 2018 confirme la tendance de l’édition précédente qui montrait que la perception par le public de la compétence et de la crédibilité des acteurs chargés de la gestion du risque nucléaire évoluait à la baisse, tandis que les positions relatives des différents acteurs demeuraient globalement inchangées. Pour l’édition 2018, ces résultats peuvent être mis en perspective avec la détection de ruthénium-106 dans l’atmosphère en Europe, évènement fortement médiatisé en novembre 2017, au moment précis où se déroulait l’enquête du Baromètre IRSN.

L’un des grands intérêts de ce baromètres est sa profondeur historique qui permet de voir l’évolution des perceptions des Français…

Par exemple à la question En France, parmi les problèmes actuels suivants, lequel est pour vous le plus préoccupant ? En premier ? En second ?

Et à la question Je vais vous citer un certain nombre de problèmes d’environnement. Quel est celui qui vous semble le plus préoccupant ? En premier ? En second ?

Et à la question Parmi les activités industrielles ou technologiques suivantes, quelles sont celles N°3 qui, selon vous, risquent le plus de provoquer un accident grave ou une catastrophe en France ? En premier ? Et ensuite ?

Un autre intérêt est que, depuis 2 ans, l’IRSN donne la parole à des contributeurs extérieurs. En sollicitant les points de vue de citoyens et de scientifiques externes, l’Institut cherche à enrichir par de nouveaux regards l’interprétation qu’il produit et à ouvrir de nouvelles perspectives. Dans l’édition 2018, la parole est donnée tout d’abord à un panel de citoyens, la Communauté Pop, constituée par l’institut de sondage BVA dans la perspective de la campagne présidentielle de 2016. « Pop » est constituée de plusieurs centaines de Français volontaires, non professionnels, non rémunérés et aux profils diversifiés, qui sont consultés sur Internet et débattent sur les questions que leur soumet BVA. La parole est ensuite donnée à trois chercheurs en sciences humaines et sociales qui apportent leur éclairage et mettent ainsi en perspective les données du Baromètre avec leurs travaux de recherche.

Enfin, de façon directe, l’IRSN pose la question de la crédibilité et de la compétence des différents intervenants du domaine nucléaire. Le résultat parle de lui-même !

http://barometre.irsn.fr/essentiels2018/

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Nov 16

Inégalité des chances éducatives et déterminisme social

L’inégalité des chances en France est d’abord une inégalité des chances éducatives. Tel est l’une des conclusions d’une étude de France Stratégie consacrée au lien entre l’origine sociale et le niveau de vie et intitulée Nés sous la même étoile ? Origine sociale et niveau de vie.

Cette étude pose la question du déterminisme social en France. Plus précisément, dans quelle mesure l’origine sociale détermine-t-elle le niveau de vie des individus ?

Sur la base d’un échantillon de population née en France et âgée de 27 à 44 ans, est étudié la variation du niveau de vie des personnes selon la profession de leur père. Les résultats surprennent moins par le constat lui-même que par son ampleur : la France, qui par ailleurs parvient à contenir le creusement des inégalités de revenus, accuse des inégalités de chances importantes, notamment aux deux extrémités de la distribution sociale. Un enfant de cadre supérieur a ainsi 4,5 fois plus de chances qu’un enfant d’ouvrier d’appartenir aux 20 % les plus aisés. L’origine sociale a un effet très discriminant sur l’accès à un niveau de vie élevé mais aussi sur le risque de faire partie d’un ménage pauvre.

L’analyse démontre aussi que les effets d’autres facteurs comme l’âge, le sexe ou l’ascendance migratoire, si souvent mis en avant, sont finalement faibles, voire négligeables, par rapport au poids de l’origine sociale.

Reste à cerner les canaux par lesquels s’opère cette influence. Le niveau de diplôme se révèle doublement déterminant : il influence directement le niveau de rémunération de l’individu mais aussi celui de son éventuel conjoint, qui appartient bien souvent au même milieu social que lui. L’inégalité des chances en France est d’abord une inégalité des chances éducatives.

Les conclusions sont donc les suivantes. Dans les générations qui ont aujourd’hui entre 30 et 45 ans, l’accès à un niveau de vie élevé comme le risque d’être en situation de pauvreté varient fortement selon l’origine sociale. Cet effet s’avère beaucoup plus déterminant que l’origine migratoire, le sexe ou l’âge de l’individu. Il s’explique largement par l’influence de l’origine sociale sur le niveau de diplôme atteint par les individus : l’inégalité des chances éducatives contribue pour moitié aux écarts de niveau de vie moyen entre enfants d’ouvriers et enfants de cadres et pour moitié également à l’écart de chances entre eux de faire partie des 20 % des ménages les plus aisés.

D’autres effets « hors diplôme » sont à l’œuvre, notamment l’homogamie sociale qui, couplée à l’influence sur la réussite éducative, conduit à ce que les conjoints des enfants d’ouvriers sont significativement moins diplômés que ceux des enfants de cadres. À l’inverse, les écarts de structures familiales (nombre d’enfants, situation maritale) entre classes sociales sont faibles et ne semblent jouer aucun rôle significatif sur les écarts de niveau de vie.

http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-na68-nessouslamemeetoile-05-07-2018.pdf

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Nov 09

Mobiliser l’enseignement supérieur pour la transition énergétique

Comment former au mieux les futurs cadres qui devront évoluer dans un environnement de transitions globales et permanentes, qu’elles soient numérique, climatique, environnementale, énergétique, sociétale, éthique, …. alors que plus de 80 % des métiers de 2030 ne sont pas encore connus et que l’accès à l’information (validée ou non) est possible partout et en tout temps ? Tel est l’un des défis de l’enseignement supérieur, notamment des Grandes écoles qui forment les futurs cadres des acteurs économiques français voire européens.

Comme l’exprime François Taddéi, «Il s’agit de plus en plus d’apprendre à découvrir de nouvelles solutions pour des problèmes nouveaux. Il faut donc développer l’esprit critique, la capacité à poser autrement les problèmes, à émettre de nouvelles hypothèses».

Il faut saluer ici l’initiative de The Shift Project qui organise le 20 novembre 2018 un débat sur la façon dont la transition énergétique est prise en compte et enseignée dans le supérieur. Ce débat s’articulera autour de la présentation d’un rapport intermédiaire « MOBILISER L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE. Comment les enjeux climat-énergie sont-ils enseignés dans le supérieur ? Pourquoi les enseigner ? » autour d’une table-ronde puis d’ateliers collaboratifs.

Il existe aujourd’hui un consensus général sur la cause des bouleversements climatiques. Les émissions de quantités croissantes de « gaz à effet de serre » (GES) et l’accroissement de leur concentration dans l’atmosphère alimentent le réchauffement climatique dans des proportions alarmantes.

La mobilisation progressive résultant de la volonté d’atténuer et de s’adapter à ces changements a abouti à la signature de l’Accord de Paris en décembre 2015. Dans le cadre de cet Accord, les pays signataires se sont engagés à agir afin de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en-dessous de 2°C et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C. La fixation d’une telle limite entraîne des conséquences sociétales majeures.

Nos sociétés subiront les changements climatiques, et feront face aux effets induits, même si l’élévation de la température en 2100 demeure contenue à 2°C.

Le défi historique de la transition énergétique exige donc une nation informée de ses enjeux et formée pour y répondre. Or, les enjeux climatiques sont encore peu présents dans la formation des Français. Partant de ce constant, The Shift Project, dont je reprends ci-dessous les éléments, propose un état des lieux de la manière dont les sujets liés au changement climatique sont abordés dans l’enseignement supérieur.

LA DEMANDE EST FORTE CHEZ LES ÉTUDIANTS, ET LE BESOIN DE COMPÉTENCES VITAL

La transition nécessite des compétences et une bonne connaissance des enjeux climat-énergie, et par seulement dans les secteurs techniques de la transition. L’ensemble de la société doit être formé à ces enjeux, et pas uniquement les individus qui seront amenés à exercer des métiers dits « verts » : il est par exemple indispensable que les futurs décideurs économiques et politiques soient formés à ces enjeux, afin que leurs décisions futures soient en adéquation avec les objectifs de transition. En conséquence, l’ensemble des champs de la connaissance est concerné par cette transition : sciences naturelles, sciences industrielles et technologiques, mais aussi sciences humaines (géographie, histoire, économie, sociologie, droit), jusqu’aux arts et à la communication. Toute activité humaine demeure aujourd’hui de près ou de loin tributaire des énergies fossiles, et un pays ne peut mener une telle transition sans se doter des moyens humains nécessaires.

Un intérêt important existe chez les étudiants pour comprendre les enjeux environnementaux auxquels ils seront confrontés. De plus, si les Français sont conscients et inquiets de la réalité du changement climatique, ils identifient souvent mal les causes du phénomène et les solutions permettant d’y répondre, et en particulier les jeunes.

L’OFFRE EXISTANTE DANS LE SUPÉRIEUR EST LIMITÉE

Les enjeux énergétiques et climatiques restent l’apanage des formations spécialisées. Bien qu’ils soient de plus en plus présents dans les formations dites « généralistes », l’importance accordée à ces enjeux semble le plus souvent secondaire, les enseignements sont généralement optionnels et peu valorisés dans les maquettes pédagogiques. Pourtant, il y a en France un vivier important d’enseignants volontaires pour se saisir des enjeux climat-énergie si l’occasion leur en est donnée et si des ressources sont mises à leur disposition.

Le contenu des cours existants apparaît très hétérogène, et l’utilisation de notions vagues comme « développement durable » apparaît problématique, car elle peut conduire à une absence de hiérarchisation entre les sujets et à des cours manquant de cohérence. Les formations spécialisées abordent souvent les sujets liés à la transition énergétique sous un angle purement technique. Le sujet est parfois perçu comme « trop politique » dans les formations d’ingénieurs, ce qui peut conduire à une absence dommageable de mise en perspective des enjeux. A contrario, dans d’autres formations, le sujet est perçu comme « trop technique » pour être abordé par certaines disciplines.

AFFIRMER LE RÔLE DU SUPÉRIEUR DANS LA TRANSITION

Il serait surprenant que le système de l’enseignement supérieur, de par sa construction historique, soit adapté aux enjeux du changement climatique et aux profonds changements nécessaires pour y faire face. En effet, tout ce qui le constitue – ses établissements, ses institutions, son organisation, les habitudes de fonctionnement et la culture qui lui sont propres – a émergé dans un contexte dont l’urgence climatique ne faisait pas partie.

Alors que la problématique énergie-climat est un enjeu transversal et interdisciplinaire, le milieu de l’enseignement supérieur est cloisonné par disciplines. Pour cette raison, la transition  n’est « le sujet de personne » au sein de l’enseignement supérieur, et demeure orphelin. La rigidité des sections disciplinaires au sein du monde académique (enseignement et recherche) semble ainsi constituer un frein au changement.

LES PISTES D’ÉVOLUTION SONT NOMBREUSES…

Le soutien des directions d’établissement constitue une condition sine qua non pour pérenniser les initiatives novatrices. Or, malgré quelques pionniers et de nombreuses personnalités engagées, les directions semblent aujourd’hui ne pas trouver un intérêt stratégique suffisamment fort à positionner leur établissement sur la transition, ce qui cantonne le sujet à des formations spécialisées ou, dans des modules optionnels et peu valorisés dans les maquettes pédagogiques des formations généralistes. De plus, les directions d’établissements volontaires sont parfois démunies face à l’ampleur de la problématique et à l’absence de portage politique du sujet.

L’expression d’une demande par les entreprises et la prise en compte du sujet par les classements d’établissements pourraient fortement encourager les établissements à développer des enseignements et des formations. En effet, la majorité des établissements sont très attentifs à leur position dans les classements nationaux et internationaux, et l’employabilité de leurs étudiants figure parmi leurs priorités.

…MAIS NÉCESSITENT UN SIGNAL POLITIQUE FORT QUI FAIT AUJOURD’HUI DÉFAUT

Le ministère de l’Enseignement supérieur a un rôle déterminant à jouer. La nature du rôle qu’il pourrait jouer est loin de faire consensus : il faut jongler entre le besoin d’élan politique et de soutien des acteurs et l’attachement fort au principe d’autonomie des établissements. En effet, certains acteurs ne souhaitent pas voir une implication trop forte du ministère, qui serait perçue comme de l’ingérence. Le ministère semble actuellement considérer qu’il n’est pas de sa compétence d’intervenir dans le contenu des formations, et aucune des instances publiques de l’enseignement supérieur ne s’est dotée de moyens humains dédiés aux questions de transitions. D’autres acteurs publics pourraient également jouer un rôle déterminant, comme par exemple les organismes d’accréditation et d’évaluation des établissements.

Les ministères de tutelle ont, pour certains établissements, une influence importante. Certaines formations évoluent en effet rapidement afin d’intégrer les enjeux environnementaux, lorsque les ministères de tutelle des établissements se saisissent du sujet.

La puissance publique, aujourd’hui silencieuse sur le sujet, pourrait se positionner de manière forte. Le Président de la République s’est adressé en juin 2017 au monde de la recherche en proposant d’accueillir des « réfugiés scientifiques » travaillant sur le climat et la transition. Dans cette ligne, Emmanuel Macron appellera-t-il un jour les étudiants, les enseignants, les établissements et toute la communauté du supérieur à la mobilisation en faveur de l’enseignement des enjeux climatiques et énergétiques ?

The Shift Project, association reconnue d’intérêt général, est un think-tank dont la mission est d’éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique en Europe. ÉCLAIRER : il constitue des groupes de travail autour des enjeux les plus délicats et les plus décisifs de la transition ; INFLUENCER : il fait la promotion des recommandations de ses groupes de travail auprès des décideurs politiques et économiques.

Le rapport intermédiaire : https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2018/09/Rapport-intermédiaire-ClimatSup-26_10_18-V2.pdf

L’inscription : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfQ2nmq_2IWoFfLToNsehDdO-HQEqajmDRraUgaVfF-BVa9mQ/viewform

Pour en savoir plus sur The Shift Project : https://theshiftproject.org

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Nov 02

Les dépenses intérieures de recherche et développement

Pour poursuivre sur les chiffres et statistiques de la recherche en France, signalons la sortie des chiffres de la dépense intérieur de recherche et développement (DIRD).

En 2016, la dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) s’établit à 49,5 milliards d’euros (Md€), soit une hausse de 0,6 Md€ par rapport à 2015. Corrigée de l’évolution des prix, la DIRD a progressé de 1,0 % en 2016. La DIRD des entreprises est en hausse de 1,4 % en volume, et celle des administrations augmente de 0,1 %. L’effort de recherche, qui rapporte la DIRD au produit intérieur brut (PIB), s’élève à 2,22 % en 2016, après 2,23 % en 2015, du fait d’une hausse de la DIRD moins rapide que celle du PIB.

En 2016, les dépenses de R&D dans les branches de services sont toujours très dynamiques : +6,5 % en volume, après +4,8 % en 2015 et +0,4 % en 2014, mais moins qu’en 2012 (+9,5 %) ou 2013 (+7,8 %). En revanche, elles stagnent dans les branches industrielles : -0,0 % en volume. Les trois premières branches industrielles de recherche (industrie automobile, construction aéronautique et spatiale, industrie pharmaceutique) exécutent 10,6 Md€ de dépenses intérieures de R&D, soit 33% des dépenses intérieures de R&D des entreprises. Les dépenses de R&D de l’industrie automobile diminuent de 1,8 % en volume, confirmant la baisse initiée en 2015. Celles de la construction aéronautique et spatiale baissent (-3,2% en volume), après une légère hausse en 2015 (+0,9%). Dans l’industrie pharmaceutique, le repli observé depuis 2008 se poursuit (-0,4 %).

En volume, les dépenses intérieures de R&D des administrations augmentent légèrement en 2016 (+0,1 %), après une augmentation de 0,5 % en 2015. Cette hausse de la DIRDA masque toutefois des évolutions contrastées. Ainsi, la DIRDA des EPIC augmente de 0,2 % en volume, tandis que celle des EPST baisse de 2,7%. Dans ces derniers, les dépenses de personnel ne diminuent toutefois que de 0,3 % en volume.

Les dépenses du secteur de l’enseignement supérieur – qui intègre également les écoles hors tutelle simple du ministère en charge de la recherche –, progressent de 1,8 %.

S’agissant de ce dernier point, rappelons qu’un tiers des doctorats soutenus chaque année sont préparés dans les laboratoires des Grandes écoles qui ont plus de 250 laboratoires mixtes et 300 laboratoires internes. Par ailleurs, le taux moyen de poursuite en thèse parmi les diplômés des Grandes écoles est de l’ordre de 7,5 %, un chiffre comparable à la proportion nationale moyenne de titulaires du diplôme national de master poursuivant en doctorat (8 % à 10 %).

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid134989/les-depenses-interieures-de-r-d-en-2016.html

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Oct 26

L’emploi scientifique en France

L’emploi scientifique en France confirme son dynamisme et se situe en majorité dans les entreprises, l’emploi public stagnant. Telle est l’un des points de synthèse d’une récente étude du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Cette étude rassemble des études et statistiques permettant d’éclairer les différents domaines d’activité des personnels qui relèvent de l’emploi scientifique en France, avec notamment une approche par grands champs disciplinaires.

L’emploi scientifique couvre à la fois la recherche menée dans les organismes et les établissements d’enseignement supérieur et celle réalisée en entreprise. Avec cette nouvelle édition 2018, de nouvelles données sont disponibles : comparaisons internationales, prévisions de départ, insertion des docteurs selon une grille disciplinaire détaillée.  Elle traite de :

— La place de la France dans l’environnement international

— Le vivier de l’emploi scientifique

— L’emploi scientifique dans le secteur public

— L’emploi scientifique dans les entreprises

— La répartition géographique de l’emploi scientifique en France

— La mobilité internationale des chercheurs et la construction de l’espace européen de la recherche

Parmi les principales conclusions, les suivantes sont à noter.

En 2016, l’emploi scientifique total confirme son dynamisme (+ 1,5 %) mais continue de reculer au sein des EPST et stagne pour les EPIC.

L’emploi scientifique se situe en majorité dans les entreprises. Les domaines de recherche sont plus diversifiés dans le public que dans le privé, ce dernier se concentrant sur les Sciences de l’ingénieur, les Mathématiques et la Physique. Il faut remarquer que bien que la Stratégie Nationale de Recherche soit organisée en défi sociétaux, l’administration du Ministère continue de raisonner en disciplines.

À 10,0% en 2016, le taux de chômage à 3 ans des docteurs revient aux niveaux de 2007 et 2010 Et depuis 2015, l’entreprise constitue leur débouché principal, à 46 %.


La France est au 8èmerang mondial pour son nombre de chercheurs, la France attirant un grand nombre de jeunes chercheurs étrangers, majoritairement en statuts de doctorants. À 26,3 % en 2002-2003, la part des étudiants « étrangers mobiles »19 dans l’ensemble des doctorants a augmenté de manière continue jusqu’en 2009-2010 et fluctue autour de 39-40 % depuis (39,7 % en 2016-2017). Au sein des établissements publics, 17 % des jeunes chercheurs permanents recrutés en 2016 sont de nationalité étrangère.

<http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2018/08/4/Etat_emploi_scientifique_2018_1012084.pdf>

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