Jan 09

Actualité des SATT (suite)

Rappelons que les Satt, Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies, sont des Sociétés par Actions Simplifiées créées par plusieurs établissements de recherche publics dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA), au sein de l’action « Valorisation ». 856 M€ ont été affectés à la création des SATT dont une part importante est consacrée à la propriété intellectuelle et à la maturation. Les SATT ont vocation à regrouper l’ensemble des équipes de valorisation des sites universitaires et à mettre fin au morcellement des structures. 160 établissements de recherche publique français ont confié la valorisation de leurs résultats de recherche à l’une des 14 SATT, ce qui a vocation à apporter une simplification majeure pour les chercheurs et pour les entreprises.

Sur les Satt, voir aussi http://science-innovation-developpement.com/quelques-declarations-sur-les-satt/

Nouveau site web

Le réseau des Satt vient de mettre en place son nouveau site web, http://www.satt.fr/ . Il offre un accès immédiat aux grandes rubriques permettant de savoir ce que sont les Satt, ce qu’elles font pour le transfert et pour la maturation. Il permet aussi d’accéder à chacune des 14 Satt dans les régions. Il rend compte également de l’actualité du réseau et de ses membres.

Conventions de partenariat avec la Satt Aquitaine ST

L’Estia (École supérieure des technologies industrielles avancées), la Satt Aquitaine Science Transfert (AST) et la Comue Aquitaine viennent de signer une convention de collaboration portant sur la valorisation des résultats de recherche issus de l’Estia recherche. Ainsi, l’Estia confie à la Satt AST la gestion exclusive des déclarations d’invention, la protection, la maturation et la commercialisation de ses résultats de recherche. Cette convention permet d’organiser les activités et définit les modèles économiques associés, pour la détection d’inventions, l’entretien du portefeuille de titres, l’investissement dans la preuve de concept technique, économique et juridique, le licensing et la création d’entreprises innovantesElle prévoit également les activités de prestation de service entre la Satt et l’Estia, c’est-à-dire la gestion de la propriété intellectuelle, la sensibilisation à la valorisation et au transfert, la stimulation du site et la réalisation de cartographies technologiques et sectorielles.

http://ast-innovations.com/lestia-signe-convention-partenariat-aquitaine-science-transfert-valoriser-ses-resultats-recherche/

Cette même Satt Aquitaine Science Transfert a aussi signé une convention de partenariat avec le pôle de compétitivité aquitain Avenia, spécialisé dans les géosciences pour l’énergie et l’environnement, portant sur la structuration de l’offre de recherche des laboratoires aquitains et sur la facilitation et la sécurisation des actions de recherche partenariales. Avenia réunit plus de 4 000 chercheurs en Aquitaine mais aussi sur l’ensemble du territoire (BRGM, IFPEN…), ainsi qu’une soixantaine de partenaires industriels. Ce pôle se définit comme la geosciences innovation valley.

Accord entre le CNRS et la Satt Ouest Valorisation

La Satt Ouest Valorisation et le CNRS viennent aussi de signer un accord cadre pour une meilleure valorisation des résultats de la recherche publique en Bretagne et Pays de la Loire. Cet accord va permettre à la Satt Ouest Valorisation d’investir dans des projets de maturation afin d’établir la preuve de concept des inventions issues des laboratoires CNRS.

Rappelons que le CNRS détient 15 % du capital de la Satt Ouest Valorisation et est présent au capital de toutes les Satt.

http://www.ouest-valorisation.fr/portfolio/la-satt-ouest-valorisation-le-cnrs-collaborent-pour-une-meilleure-valorisation-des-resultats-de-la-recherche-publique/

Plug in labs Ouest, moteur de recherche des laboratoires publics bretons

La Satt Ouest Valorisation, l’Université européenne de Bretagne et Bretagne Développement Innovation ont lancé Plug in labs Ouest, un moteur de recherche permettant aux entreprises de cartographier les compétences scientifiques et technologiques du territoire. Les 123 laboratoires de recherche publics bretons sont répertoriés dans cet outil. Il permet de faire des recherches par mots-clés ou par domaines d’innovation, en lien avec les projets innovants portés par les entreprises.

https://www.pluginlabs-ouest.fr/

Santé humaine et animale et Satt

Les Satt Idfinnov, Ouest Valorisation et Pulsalys (Lyon) viennent de lancer un appel à manifestation d’intérêt Homme & animal : une seule santé. Plusieurs étapes sont prévues :

  • lancement de l’AMI avec l’identification des préprojets ;
  • sélection des préprojets par un comité inter-Satt ;
  • accompagnement des porteurs de préprojets par les chargés d’affaires des Satt ;
  • sélection du projet par les comités d’investissement des Satt ;
  • le financement du projet par une Satt.

Les critères de sélection sont les suivants :

  • réponse à un besoin clinique, industriel, socio-économique ;
  • degré d’innovation technologique ;
  • niveau de maturité de l’innovation ;
  • propriété intellectuelle ;
  • expertise des porteurs de projets dans le domaine ;
  • environnement scientifique des porteurs.

La clôture de l’appel à manifestations d’intérêts est fixée au 25 janvier 2015. La durée du projet devra être au maximum de 24 mois, pour un coût total maximum d’environ 250 000 euros.

http://www.satt.fr/lancement-de-lappel-a-manifestation-dinteret-homme-animal-une-seule-sante-des-satt-idfinnov-pulsalys-et-ouest-valorisation/

La Satt Idfinnov prépare un partenariat avec l’Inserm.

La Satt Idfinnov, l’Inserm et sa filiale de valorisation Inserm Transfert annoncent la signature d’une lettre d’intention ayant la double finalité de resserrer le partenariat opérationnel […] et d’aboutir, dans un délai de six à douze mois, à la conclusion d’une convention définitive.

La lettre d’ intention concrétise et accélère la dynamique de mise en œuvre déjà initiée de «forces communes» entre Inserm Transfert et idfinnov, dont les deux axes principaux sont la mise en commun des équipes dédiées au service des chercheurs de l’innovation et des progrès de la société en santé humaine et le partage des revenus sur une base égalitaire.

Sont plus particulièrement précisées par la lettre d’intention les modalités de la gouvernance et de l’organisation par métier avec:

  • un Comité de Pilotage qui suivra le bon déroulement de la mise en œuvre de la lettre d’intention et cadrera les discussions conduisant à la convention définitive;
  • un Comité opérationnel couvrant les fonctions Détection, Propriété intellectuelle, Maturation et Valorisation/Commercialisation.

Comme le signale Christian Estève, président de la Satt Idfinnov, il faut laisser le temps aux juristes pour s’approprier le sujet.

http://www.inserm-transfert.fr/images/MEDIA_CENTER/PRESS_RELEASES/CPresse%20Inserm-IT-IDF%20INNOV-%20final25112014IA.pdf

G Fioraso : Ambition des Satt et innovation de rupture

Geneviève Fioraso, secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a traité des Satt lors de son audition à la MEC (mission d’évaluation et de contrôle) de l’Assemblée nationale sur les investissements d’avenir.

Je trouve très positif que l’on ait eu l’ambition des Satt. Les structures de valorisation, que ce soit au Technion en Israël ou dans la Silicon Valley, prennent des risques d’innovation de rupture … Si nous voulons qu’il y ait une valeur ajoutée aux Satt, il faut favoriser l’innovation de rupture et par conséquent prendre des risques et donc perdre de l’argentJe crains que la pression de rentabilité économique des Satt à dix ans les empêche de prendre des risquesL’objectif d’équilibre économique à dix ans ne doit pas venir freiner l’esprit d’aventure

Mais si cette pression de l’équilibre à dix ans sert à prendre en compte le marché, tant mieux, car la valorisation c’est bien, mais c’est encore mieux si on vend. La secrétaire d’État pense que cette exigence de rentabilité peut se révéler positive si elle contraint les Satt à regarder le marché.

 

JeSuisCharlie

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Jan 07

Quelques nominations … c’est (encore) Noël au CEA !

Noël en décembre, les Rois en janvier…

Après les différentes nominations ou élections de décembre, voir http://science-innovation-developpement.com/quelques-nominations-cest-noel/, c’est au tour du CEA de connaître son futur administrateur général. Le président de la République envisage de nommer Daniel Verwaerde en qualité d’administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, vient d’annoncer l’Élysée. Daniel Verwaerde est un homme de la maison, directeur des applications militaires du CEA depuis 2007 et spécialiste de modélisation numérique. Il entre au CEA en 1978, au département de mathématiques appliquées dont il assure la direction à partir de 1991. En 1996, il devient directeur du programme « simulation ». Nommé directeur du centre CEA-DAM d’Île-de-France en 2000, il devient en 2004 directeur des armes nucléaires. Il doit maintenant être auditionné par l’Assemblée nationale et le Sénat avant de pouvoir succéder à Bernard Bigot, nommé directeur général d’Iter.

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-daniel-verwaerde/

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Jan 05

Encore et toujours des classements…

Coup sur coup, fin 2014, trois classements des « universités » ou des business schools sont parus, l’un particulièrement intéressant de par ses critères.

Times Higher Education

C’est d’abord le classement des universités mondiales du Times Higher Education 2014 (http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/2014-15/world-ranking) qui montre une légère régression des établissements français. En effet, parmi les 7 présents dans ce top 200, 6 perdent du terrain par rapport à l’édition 2013. Seule Polytechnique gagne neuf rangs (de la 70ème à la 61ème) et devient l’établissement français le mieux classé. Les 6 autres établissements régressent : l’ENS Paris passe de la 65ème à la 78ème place, l’UPMC de la 96ème à la 103ème, Paris-Sud de la 114ème à la 120ème, l’ENS Lyon de la 156ème à la 160ème, Grenoble-I de la 155ème à la 178ème et Paris-Diderot de la 178ème à la 180ème. Les Mines ParisTech passent de la 193ème place à la tranche 226-250. Le trio de tête reste le même, composé du California Institute of Technology (États-Unis, 1er), Harvard (États-Unis, 2ème) et Oxford (Royaume-Uni, 3ème). Globalement, les universités anglo-saxonnes (malgré leur présence aux 10 premières places) sont un peu en perte de vitesse, en faveur des asiatiques.

Signalons aussi l’existence d’un « sous-classement », ce qui n’arrange pas forcément la visibilité, celui des 100 universités qui ont moins de 50 ans (http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/2014/one-hundred-under-fifty). Et, petit rayon de soleil, celui-ci est nettement plus favorable à la France. Sont ainsi qualifiées « d’étoiles montantes à fort potentiel » les universités Paris-Sud et Pierre-et-Marie-Curie, qui terminent 8èmeet 9ème, Paris-Diderot Paris-7, 17ème , ou encore Montpellier-2, 26ème. Les critères du classement général ont été pondérés, avec une moindre place accordée à la réputation académique de l’établissement.

Car, s’agissant de la méthodologie utilisée (http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/2014-15/world-ranking/methodology), il convient de noter qu’une grande importance est donnée à la réputation de chaque université auprès des autres dans l’établissement du classement, ce qui n’avantage pas forcément les établissements français.

US News & World report

C’est ensuite le magazine américain US News & World report qui lance son propre classement des 500 meilleures « universités » mondiales ( http://www.usnews.com/education/best-global-universities/rankings ). Ce sont 22 établissements français qui sont présents dans les 500 premiers (et 7 dans le top 100) : UPMC (46ème), Paris-Sud (69ème), Grenoble-I Joseph-Fourier (116ème), Paris-Diderot (116ème), Université de Strasbourg (170ème), Aix-Marseille Université (185ème), Polytechnique (193ème).

La méthodologie employée s’appuie sur 10 critères, 8 portant sur la recherche et 2 sur le doctorat. L’enseignement supérieur n’est donc présent qu’au niveau doctorat et avec une prime à la taille car les 2 critères correspondant sont relatifs à un nombre et non à un taux. Ici aussi, la « réputation » rentre pour une proportion importante dans l’évaluation. Les 10 critères choisis sont  (http://www.usnews.com/education/best-global-universities/articles/methodology) :

  • Réputation globale en recherche (12,5 %)
  • Réputation régionale en recherche (12,5 %)
  • Publications (12,5 %)
  • Impact des citations (10 %)
  • Nombre total de citations (10 %)
  • Nombre d’articles hautement cités (12,5 %)
  • Pourcentage d’articles hautement cités (10 %)
  • Collaborations internationales (10 %)
  • Nombre de doctorats délivrés (5 %)
  • Nombre de doctorats délivrés par membre du staff académique (5 %)

Finantial Times

C’est enfin le Financial Times qui sort son palmarès des meilleures business schools européennes. La LBS (Grande-Bretagne) devient numéro 1 devant HEC et l’IE (Espagne). Ce palmarès est une combinaison de quatre de ses classements annuels (Full time MBA, Executive MBA, Executive education et masters in management). La meilleure remontée de l’année est opérée par Judge, la business school de l’université de Cambridge (+19 places, au 29ème rang), devant Neoma, au 47ème rang (+18). L’autre école française fusionnée, Kedge BS, gagne 3 places (29ème).

Au delà de la prime à la taille, le doyen de Neoma, Frank Bostyn, souligne les difficultés de ce type de stratégie, en matière de RH comme d’image de marque : en France, le nom de Neoma est déjà bien installé, mais dans le reste du monde, c’est une autre histoire.

Il faut aussi noter que les masters en management français surpassent les programmes britanniques en rang, en salaires de sortie et en nombre d’étudiants (9 000 contre 1 200). Par ailleurs, l’Allemagne ne compte pas d’école de management d’élite.

Shanghai

Et Shanghai dans tout ça. ?

Le classement le plus connu avait sorti son classement en août (http://www.shanghairanking.com/index.html ). Rappelons que quatre établissements français figurent dans le top 100 du classement de Shanghai 2014 : l’UPMC est toujours leader national, au 35ème rang mondial devant l’université Paris-Sud (42ème), l’ENS (67ème) et l’université de Strasbourg (95ème).

Il est intéressant de noter qu’une étude récente s’est penchée sur l’impact sur le classement des regroupements français en cours. Avec le périmètre des Comue, PSL, Paris-Saclay et Sorbonne Universités arriveraient entre les 26ème et 50ème rangs mondiaux. Sorbonne Paris Cité et l’Université de Strasbourg intégreraient le top 100.

Rappelons que les critères du classement de Shanghai 2014 sont :

  • nombre de prix Nobel et médailles Fields parmi les anciens étudiants de l’établissement (ALUMNI),
  • nombre de prix Nobel et médailles Fields reçus par les professeurs de l’établissement (AWARD),
  • nombre des chercheurs les plus cités (top 1 %) dans les listes publiées par Thomson Reuters (HiCi),
  • nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science en 2009-2013 (N&S),
  • nombre d’articles indexés dans le Web of science en 2013 (PUB),
  • score pondéré des 5 indicateurs ci-dessus divisé par le nombre ETP d’enseignants-chercheurs (PCP).

Enfin, pour ceux que les classements intéresseraient particulièrement, signalons la note de blog « Pourquoi faut-il se méfier des classements ? » (http://focuscampus.blog.lemonde.fr/2014/03/08/les-classements-et-pourquoi-il-faut-sen-mefier/).

ANNEXE : le rang des 19 écoles françaises dans le palmarès 2014 du Finantial Times :

Rang 2014 École Rang européen Évolution 2013-2014
1 HEC 2 -1
2 Insead 5 =
3 ESCP 12 -1
4 EM Lyon 14 -1
5 Essec 15 -1
6 Edhec 17 =
7 Grenoble GSB 26 +1
8 Kedge BS 29 +3
9 Neoma BS 47 +18
10 Iéseg 55 +3
11 ESC Rennes 56 +7
11 Skema BS 56 +1
13 Télécom EM 60 =
14 Audencia 62 -2
15 Toulouse BS 63 -5
16 ESC Montpellier 64 -1
17 ICN 72 -1
18 IAE Aix 75 -6
19 ESC La Rochelle 76 NC

 

http://rankings.ft.com/businessschoolrankings/european-business-school-rankings-2014

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Déc 31

Meilleurs Vœux pour 2015

Plus de 5300 pages vues en 2014 sur ce blog depuis sa création en juillet dernier, avec quelques pics journaliers allant à 169 pages visitées.

Je vous remercie tous de me suivre régulièrement, et aux traditionnels souhaits de bonheur, prospérité, succès, et santé pour 2015, j’ajouterai le vœu que cette nouvelle année, grâce à nous tous, puisse être remplie d’humanité, de liens et d’attention envers les autres.

Excellente année 2015 !

Michel BOUVET

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Déc 26

Les parlementaires et les freins à l’innovation

Souvenons-nous…

Suite au jugement du 14 mai dernier de la cour d’appel de Colmar, ayant dispensé de peine pénale 54 « faucheurs » qui avaient détruit en 2010 une expérimentation OGM de l’Inra, douze responsables d’organismes de recherche et d’universités avaient signé le lundi 19 mai 2014 une déclaration qui appelait une clarification de l’interprétation du cadre législatif et réglementaire encadrant l’expérimentation, qui nous permette de continuer à exercer notre mission de recherche publique au service de l’intérêt général dans un contexte juridiquement sécurisé. Il est en effet clair que, sans expérimentation scientifique, la France n’aura plus l’expertise nécessaire pour prendre les bonnes décisions.

Dans ce cadre, deux députés Éric Woerth et Damien Abad ont déposé une proposition de loi constitutionnelle proposé une visant à remplacer le terme de « principe de précaution » par celui de « principe d’innovation responsable » dans la charte de l’environnement. Cette proposition a été rejetée, même si le gouvernement, représenté par Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des Sports, a déclaré que nous devons tous œuvrer à une meilleure compréhension et intelligibilité du principe de précaution dans l’opinion publique. C’est notre devoir et notre responsabilité si l’on veut créer un climat plus favorable à l’innovation scientifique dans l’espace public.

Lors du débat, Jean-Yves Le Déaut, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifique et technique (Opecst), a indiqué qu’il existe (…) entre précaution et innovation un déséquilibre, qui ne serait pas forcément grave si certains tribunaux n’avaient pas fondé leurs jugements sur une interprétation du principe de précaution qui ne correspond ni à sa lettre ni à son esprit. Il a souligné ainsi que le jugement (…) de la Cour d’appel de Colmar ne suivait pas la législation. Il a fait référence au rapport de l’Opecst sur le principe d’innovation issue d’une audition publique le 5 juin dernier (http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-oecst/rapport2409.pdf).

En réponse à une proposition de Philippe Kemel, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, de créer un groupe de réflexion sur les freins à l’innovation en France, qui pourrait poursuivre les travaux engagés par l’Opecst sur les freins à la recherche et à l’innovation« . Jean-Yves Le Déaut a indiqué que l’Opecst avait des propositions sur la table qui ne demandaient qu’à être largement discutées, parmi lesquelles :

  • modifier le code de la recherche et le code des marchés publics, par la voie législative et réglementaire, pour définir un principe d’innovation, sans toucher aucunement au principe de précaution inscrit à l’article 5 de la charte de l’environnement;
  • assurer la cohérence des jugements fondés sur le principe de précaution en faisant en sorte que le Conseil d’État soit compétent pour connaître, en premier et dernier ressorts, des litiges fondés sur l’article 5 de la charte de l’environnement mettant en jeu une innovation;
  • commencer à élaborer un ‘Small Business Act’ à la française, en réservant 3 % des marchés publics à des solutions ou à des entreprises innovantes.

Rappelons aussi, à titre illustratif le rapport parlementaire de Jean-Yves Le Déaux et de Marcel Deneux sur « Les freins réglementaires à l’innovation en matière d’économies d’énergie dans le bâtiment ».

http://www.assemblee-nationale.fr/commissions/opecst-index.asp

Publié dans Uncategorized | 1 Commentaire