Jan 21

Actualité des écoles d’ingénieurs (Mines-Télécom, Polytechnique)

L’Institut Mines-Télécom va intégrer les Écoles des Mines d’ici 2017

Les six Écoles des mines seront bientôt intégrées dans l’Institut Mines-Télécom. Elles abandonneront leur statut d’EPA, conservé lors de la création de l’Institut en mars 2012, et deviendront des écoles internes de l’EPCSCP grand établissement Institut Mines-Télécom, tout en gardant une forte autonomie de gestion, avant le 1er janvier 2017. Les Écoles des télécoms sont, elles, déjà des écoles internes de l’IMT. Pour mémoire, un EPCSCP est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel.

Outre l’évolution administrative du statut des Écoles des mines, le Conseil général de l’économie annonce des délégations de responsabilités plus importantes pour les Écoles des télécoms. Il souhaite que les processus opérationnels (y compris pour la gestion des budgets) ne soient modifiés qu’à la marge. L’objectif est de mieux promouvoir le modèle d’enseignement supérieur et de recherche des écoles sous tutelle du ministère chargé de l’Industrie, modèle fortement tourné vers la coopération avec les entreprises tout en s’appuyant sur une excellence académique.

Comme le signale Damien Goetz, directeur de la recherche de Mines Paris Tech, travailler avec des industriels oblige à une recherche académique de haute qualité.

Ces changements devront respecter trois grands principes :

  • la concentration de l’échelon central, dans un principe de subsidiarité et de collégialité, sur la promotion du modèle Mines-Télécom : définition de la stratégie, lancement d’actions collectives nationales et internationales, engagement dans des thématiques à forts enjeux sociétaux (transition numérique, transition énergétique, transition industrielle) ;
  • une délégation forte aux différentes écoles pour le recrutement d’élèves, la pédagogie, la stratégie de recherche et de partenariat, les relations avec les acteurs locaux, l’utilisation des moyens en personnel, la gestion annuelle et pluriannuelle de leur budget ;
  • le maintien des différents statuts actuels pour le personnel et donc des avantages de chacun, qu’il soit fonctionnaire, contractuel de l’État ou contractuel de l’établissement.

Les attentes des étudiants et des employeurs se modifient, la compétition s’accroît, les pédagogies évoluent fortement grâce à de nouvelles technologies, les thématiques de recherche incorporent toujours plus de transversalités, les modèles économiques se transforment. Face à ces mutations, les acteurs publics ou privés de l’enseignement supérieur adaptent leurs stratégies et leur organisation en procédant notamment à des regroupements explique Philippe Jamet, Directeur général de l’Institut Mines-Télécoms.

Cette évolution, qui respectera leurs identités historiques d’écoles et préservera leur autonomie, notamment dans la mise en œuvre d’une stratégie de site, leur donnera des armes supplémentaires pour aborder les enjeux de l’excellence et de l’attractivité dans leurs métiers. Elle permettra en outre à l’Institut de déployer sa stratégie avec une efficacité et une ambition accrues. Cette décision est un encouragement à poursuivre les mouvements de rapprochement ou de fusion engagés entre Écoles des télécoms et Écoles des mines. Le rapprochement probable de certaines écoles de l’Institut entre elles sera facilité également par cette évolution. Deux regroupements sont en cours actuellement : entre Télécom Bretagne et les Mines de Nantes, et entre Télécom Lille (qui a le statut de GIE) et les Mines de Douai.

Il note aussi que les positionnements locaux par rapport aux Comue n’ont pas vocation à évoluer du fait de ce changement de statut.

Polytechnique et l’université Paris-Saclay

L’université Paris-Saclay se met progressivement en place. Selon Jacques Biot, Président de l’X, Polytechnique n’a aucun mal à trouver sa place au sein des 19 membres de l’Université Paris-Saclay, dont elle est même un militant très actif. Elle a été la première à intégrer la mention « Université Paris-Saclay » à son logo. Il rappelle aussi que sur la promotion de polytechniciens sortie en 2014, 30 % ont poursuivi en thèse. C’est le plus fort taux de poursuite parmi les écoles d’ingénieurs, le cas particulier de l’ESPCI mis à part.

Sur le modèle de l’université Paris-Saclay, Jacques Biot a suggéré de s’inspirer du modèle de LVMH, dont ce sont avant tout les marques comme Louis Vuitton qui sont connues. Selon lui, l’UPS doit donc être au service de ses membres. Tous les étudiants restent inscrits dans les établissements, l’UPS n’en a pas en tant que telle. C’est en cela que le parallèle avec LVMH a du sens. La question qui se pose alors est celle du devenir des membres dans les classements internationaux. Nous sommes en train d’analyser le sujet avec l’aide de consultants, qui font des simulations. Il s’avère que les choses sont en la matière plus complexes que ce que le politique avait imaginé, car les règles des divers rankings ne sont pas les mêmes et leurs algorithmes sont compliqués. Jusqu’à il y a peu, il n’y avait pas non plus beaucoup de transparence sur les méthodologies. Nous examinons donc l’impact qu’aurait sur les membres de Paris-Saclay le classement de la seule « Université Paris-Saclay » … pour éviter que par la dilution qu’elle pourrait entraîner, l’Université Paris- Saclay se retrouve moins bien classée que ses membres pris individuellement dans les différents classements. Or, certaines simulations nous font penser que ce risque existe, notamment pour QS, Times Higher Education ou CWUR.

Une réflexion stratégique sur l’Ecole Polytechnique est lancée

Suite au regard porté sur l’Ecole Polytechnique par le rapport Cornut-Gentile, le Premier ministre vient de confier une mission d’étude sur l’Ecole à Bernard Attali, ancien élève de l’ENA et ancien président d’Air France, orientée selon 6 axes :

  • établir ce que pourrait être un modèle souhaitable pour la France d’une École polytechnique correspondant aux modèles internationaux d’excellence,
  • évaluer l’exercice de la tutelle dans la gestion de l’école,
  • analyser l’intérêt de faire évoluer le statut de Polytechnique vers celui d’EPSCP,
  • apprécier les capacités de l’école à s’ouvrir aux élèves méritants issus des classes socialement peu favorisées,
  • évaluer l’attractivité de l’école pour les enseignants de haut niveau,
  • mettre en perspective les profils de carrière des grands corps de l’État au vu des besoins.

Il est intéressant de noter que ce serait via le site de François Cornut-Gentile que cette lettre de mission a été connue. S’agissant du dernier point, nul doute que l’autre école grande pourvoyeuse des corps (plutôt administratifs ou juridiques) de l’Etat sera aussi non seulement concernée mais impliquée.

Voici la voici la liste exhaustive des points à étudier :

  • établir ce que pourrait être un modèle souhaitable pour la France d’une École polytechnique correspondant aux modèles internationaux d’excellence ; il s’agit notamment d’évaluer en quoi la dynamique de réforme engagée depuis 2013 par l’École polytechnique, et sa participation essentielle au pôle scientifique et technologique Paris-Saclay, répondront dans la durée à la double exigence, d’une part de préservation d’un modèle d’école à même de former des élites sensibilisées à la notion d’intérêt général et du service de la France, et d’autre part, d’inscription de l’école dans la compétition internationale de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • évaluer l’exercice de la tutelle dans la gestion de l’École polytechnique en analysant par exemple la façon dont les recommandations des rapports de la Cour des comptes ont été prises en considération ;
  • analyser l’intérêt de faire évoluer le statut de l’École polytechnique vers celui d’EPSCP – grand établissement, et l’impact qu’une telle orientation aurait, en particulier sur la tutelle de l’établissement ; il s’agit en outre d’analyser les risques et les opportunités, notamment sur les orientations stratégiques que l’école pourrait être amenée à prendre, d’une participation financière de plus en plus significative d’organismes tiers au budget de l’École polytechnique ;
  • apprécier les capacités de l’école à s’ouvrir aux élèves méritants issus des classes socialement peu favorisées ;
  • évaluer l’attractivité de l’école, dans la durée, pour les enseignants de haut niveau, face à la concurrence des plus grands établissements mondiaux d’enseignement supérieur et de recherche ;
  • mettre en perspective les profils de carrière à moyen/long terme des grands corps de l’État, au vu des besoins de la haute fonction publique.

Rapport François Cornut-Gentile : http://www.francois.cornut-gentille.fr/

Lettre de mission de Bernard Attali : http://www.francois.cornut-gentille.fr/wp-content/uploads/2015/01/1622-Mandat-etude-relative-a-Ecole-polytechnique-a-Bernard-ATTALI.pdf

Voir aussi http://science-innovation-developpement.com/lx-fer-de-lance-du-modele-francais/

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Jan 19

Actualité de la recherche pour le développement (IRD, Cirad, MAEDI, AFD,…)

Alors que l’IRD attend la désignation de son nouveau Président, les auditions des 6 candidats encore en course ayant eu lieu le 8 janvier dernier, le Ministère des affaires étrangères et du développement international cherche à marquer son territoire en matière de recherche pour le développement.

Le 13 janvier 2015, lors d’un colloque (MAEDI-ANR) sur « les enjeux du développement des pays du Sud », Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie, demande l’élaboration d’une feuille de route pour permettre une meilleure concertation des acteurs de la recherche pour le développement, et sa mise en œuvre d’ici un an. Ce sera à la directrice générale de la mondialisation (DGM) du MAEDI, Anne-Marie Descôtes, de piloter cet exercice avec le MENESR afin de finaliser un document qui puisse être utilisé comme référence pour l’action des organismes de recherche comme des services de l’État.

Annick Girardin enfonce le clou : Sommes-nous assez coordonnés entre nous tous sur [les sujets] qui sont prioritaires ? Les chercheurs prennent-ils toute la mesure des enjeux politiques liés à ces thèmes et les intègrent-ils suffisamment dans leur réflexion scientifique ? Les décideurs politiques parviennent-ils à tirer toute la substance proposée par la recherche ? Poser ces questions, c’est déjà y apporter une forme de réponse. Mon message est simple : nous ne nous rapprocherons jamais assez, nous ne travaillerons jamais suffisamment ensemble ! Il faut donc poursuivre, plus que jamais, dans cette voie du rapprochement, du dialogue et de l’écoute mutuelles.

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Dans la continuité des Assises nationales du développement et de la solidarité internationale qui s’étaient tenues sous l’égide de Pascal Canfin de novembre 2012 à mars 2013, la secrétaire d’Etat demande à ses services, en liaison avec le MENESR, d’élaborer cette feuille de route.

Un nouvel agenda du développement durable devrait être adopté au sommet de New York à l’automne prochain, quelques mois avant la conférence COP21. Il conviendra de veiller à ce que le dispositif français de recherche favorise, par l’interdisciplinarité, l’émergence de solutions concrètes.

Au titre des priorités que la secrétaire d’État assigne aux acteurs de la recherche pour le développement, figure l’innovation, enjeu essentiel. C’est par des innovations et des manières d’aider plus innovantes, ouvertes à des acteurs de divers horizons, qu’il sera possible de mieux répondre aux attentes, d’utiliser nos ressources plus efficacement. La recherche française doit contribuer à produire des innovations qui soient massivement applicables et durables pour le Sud, en particulier pour répondre aux besoins des populations les plus pauvres. La valorisation des innovations et des initiatives locales, et l’aide à la diffusion et à la reconnaissance internationale des produits de ces activités sont essentiels pour le développement durable.

Pour Anne-Marie Descôtes, l’articulation entre recherche et politiques publiques est un enjeu majeur, en particulier dans le domaine du développement et reste un défi. Les pays en développement ont un besoin crucial de recherche scientifique. Chercheurs et politiques ont du mal à dialoguer.

Mais ceci n’est-il vrai qu’au Sud ?

Six semaines après que le nouveau décret organisant l’IRD ait supprimé l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement, la Directrice générale de la mondialisation  estime qu’il faut veiller à mieux structurer notre offre de recherche à l’égard du Sud et à ce que les organismes de recherche se coordonnent mieux (sic !). (voir aussi http://science-innovation-developpement.com/ird-renforcement-de-sa-part-agence/ )

Par ailleurs, la presse, en l’occurrence Libération, n’est pas tendre avec le management de l’IRD, tant au niveau des tutelles qu’en matière de gestion interne, voir http://www.liberation.fr/sciences/2015/01/15/l-abandon-larve-de-l-ird_1181420. L’article pointe aussi le « massacre » entrainé par la délocalisation à Marseille du siège de l’IRD, avec près de 83% des personnels qui n’ont pas suivi.

De son coté, le Cirad, deuxième organisme français de recherche au profit des pays du Sud, vient de signer un accord-cadre avec l’AFD pour promouvoir la recherche et l’innovation en faveur des pays du Sud. Cette signature a eu lieu en présence d’Annick Girardin.

Mais, tant que enseignement supérieur et recherche resteront dans le giron du Ministère des affaires étrangères et ne rentreront pas dans le périmètre d’action de l’AFD (sauf à la marge), on peut se poser la question de la réelle portée d’un tel accord, similaire d’ailleurs à un accord signé entre l’AFD et l’IRD en mai 2012.

http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2014/accord-cadre-add-cirad

Souhaitons que l’union nationale qui est dans l’air du temps inspire les différents dirigeants pour que les uns et les autres prennent conscience que lors de profonde mutation et de difficultés économiques, l’épaisseur des enceintes des « silos » doit diminuer et non augmenter.

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Jan 16

Cabu et Coluche à Polytechnique en 1981

La vie de l’enseignement supérieur révèle parfois des surprises…

En janvier 1981, Coluche étant virtuellement candidat à l’élection présidentielle, les élèves de la promotion 79 l’avaient invité avec Cabu à venir à l’X sur le plateau de Palaiseau. Il en est resté des souvenirs et cette planche de dessins de Cabu croquant l’X, l’armée, les élèves et Coluche. C’est ici un hommage rendu à Cabu (et à Coluche).

Coluche et Cabu

(Merci à Hervé Passot de nous avoir rappelé cet événement)

Voir aussi le blog d’Alexandre Moatti (merci Alexandre) sur les bibliothèques numériques : http://www.bibnum.eu/article-hommage-cabu-et-coluche-a-polytechnique-en-janvier-1981-125365559.html

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Jan 16

Innovation et évolution des territoires

La séance inaugural de l’atelier « Innovation et dynamique des territoires » de l’IHEST a bénéficié d’un débat entre deux parlementaires membres de l’OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques), Anne-Yvonne Le Dain, députée de l’Hérault (et ancienne du Cirad), et Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin (et ancien DGESIP).

150113 PH et AYLD

Après avoir affirmé que la politique c’est la gestion des rapports de force, A-Y Le Dain a évoqué le débat parlementaires sur la suppression du millefeuille administratif. Le fait qu’il y ait plus de département que de régions, et donc plus de présidents de conseils généraux que de présidents de conseils régionaux a joué dans le maintien des départements dans la carte administrative française. Selon elle, la montée des métropoles (dont Montpellier Métropole Méditerranée) est positive. Sur le millefeuille, rappelons nous que 52% des communes européennes sont françaises !

Elle a par ailleurs regretté que la finance privée ne prend plus de risques. S’agissant de l’innovation, elle a souligné que c’est la vitesse d’introduction de l’innovation ou de mise sur le marché qui comptait.

150113 PH et MB

Patrick Hetzel s’est félicité du Programme des Investissements d’Avenir (PIA), fondamental et au coeur du réacteur et axé sur des objectifs. S’agissant des politiques publiques, il a regretté qu’on va continuer à davantage parler structures et non projets. Selon lui, les questions d’innovation ne peuvent pas être traitées comme les autres actions de l’Etat. On est dans le softpower. Il faut réunir (lieux, instances) des acteurs capables de dialoguer ensemble, issus des monde de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’entreprise et des services. Il faut stimuler les réseaux.

Il a souligné que l’Alsace a été et est toujours marquée par la construction européenne et regretté que le débat actuel sur les territoires ne soit pas assez marqué par l’Europe.

Défenseur des Satt, il a mis en avant les avancées de la Satt Conectus qui bénéficie aussi d’un réseau d’entreprises avec lesquelles la confiance s’est rapidement établie. (voir aussi http://science-innovation-developpement.com/actualite-des-satt-suite/ )

Gageons que pour la suite de cet atelier, à Lyon dès les 20 et 21 janvier, le contact avec les acteurs de terrain en province sera extrêmement enrichissant.

http://www.ihest.fr/l-institut/interventions-de-l-ihest/devenir-innovateur-de-l-innovation

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Jan 14

G. Fioraso et l’innovation à l’IHEST

 Les dispositifs nationaux doivent s’appuyer sur les écosystèmes territoriaux. Tel est l’un des messages qu’a fait passer Geneviève Fioraso, secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, lors de l’ouverture de l’atelier « Innovation et dynamique des territoires » de l’IHEST qui s’est ouvert à Paris le mardi 13 janvier.

150113 G Fioraso IHEST

Selon la secrétaire d’Etat, le modèle d’aujourd’hui est d’avoir un État stratège qui donne une vision et des initiatives locales adaptées à la diversité des territoires. Le débat jacobin doit appartenir au passé.

Si des dispositifs nationaux sont indispensables pour favoriser la diversité et la fluidité de la recherche, tel le crédit impôt recherche ou les instituts Carnot, ils seront d’autant plus efficaces qu’ils s’appuieront sur la dynamique des écosystèmes territoriaux. Les métropoles et les régions doivent être parties intégrantes de cette démarche d’innovation, pas seulement parce qu’elles y consacrent des investissements, mais parce qu’elles en sont des acteurs majeurs.

Il est essentiel de mettre en interaction les universités, les laboratoires de recherche, les organismes, les entreprises et les dispositifs issus des politiques publiques nationales ou locales pour les faire entrer en synergie. Il faut acquérir une nouvelle façon de travailler, responsabiliser les acteurs régionaux et renoncer parfois à la tentation du colbertisme. La création des Comue par la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche va dans ce sens. Elle permet d’engager une dynamique de coopération territoriale en faveur de l’innovation et de la formation, d’avoir des stratégies fortes, coopératives et pluralistes. Or c’est bien avec des écosystèmes forts, lisibles, avec des stratégies partagées par les acteurs de la formation, universitaires, économiques et les collectivités territoriales que nous pourrons être visibles à l’international.

Selon G Fioraso, le PIA participe également de cette volonté de l’État de développer l’excellence au niveau des territoires soutenant en premier lieu l’enseignement supérieur et la recherche (idex-isite, labex, équipex, …) et l’innovation (IRT, Satt, Institut Carnot, …), … via des projets caractérisés par leur capacité à développer des coopérations fortes avec le monde économique, dotés de capacités scientifiques concentrées sur quelques thématiques d’excellence, avec un fort ancrage territorial.

Sur un ton plus personnel, la secrétaire d’Etat s’est dite épatée par le dynamisme en territoire, dynamisme qui dépend souvent du dirigeant local. Elle s’est félicitée du fait que nous ayons énormément progressé dans le rapprochement entre le monde académique et le monde économique. Enfin, elle estime essentiel de maintenir la confiance dans le progrès et remercie l’IHEST pour contribuer à renforcer le lien science-société.

http://www.ihest.fr/les-formations/les-ateliers-de-l-ihest/innovation-et-dynamique-des/programme-de-l-atelier-innovation

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