Déc 05

Innovation et dynamique des territoires

L’innovation est l’un des principaux moteurs de la croissance. L’État ne s’y est pas trompé et les outils nationaux mis en place sont nombreux tels le PIA, les 34 plans, les mesures fiscales (CIR, CII, …). Ces outils complètent les outils européens (H2020, …) et les outils régionaux. Le « local » prend de plus en plus d’importance, pour preuve les Comue, les politiques de site, les SATT, le « manger local », ….. sans oublier les SSS (Smart Specialization Strategy) pour lesquelles l’Europe traite directement avec les régions.

L’IHEST (Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie) a eu l’idée, l’intelligence devrais-je dire, de mettre sur pied une formation destinée à des décideurs à haut potentiel en milieu de carrière sur ces sujets. Cette formation concentrée, « Innovation et dynamique des territoires » s’étend sur 7 jours non contigus, entre janvier et mars, à Paris et en province (Lyon, Bordeaux). Elle conduira les participants, élus locaux, nationaux, entrepreneurs, relais d’opinion, chercheurs… à rencontrer des innovateurs, à découvrir leur parcours, à comprendre les processus d’innovation et à questionner leur gouvernance.

Une formation courte, dense et dynamique pour des regards croisés et directs sur l’innovation en région. http://www.ihest.fr/les-formations/les-ateliers-de-l-ihest/innovation-et-dynamique-des/une-formation-pour-vivre-l

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Déc 03

De la fourche à la fourchette : innovation pour une croissance durable

De la fourche à la fourchette. Telle a été l’accroche utilisée par Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, pour introduire la réunion des Mardis de l’Avenir du mardi 2 décembre à l’Hotel de Lassay sur le thème La chaine alimentaire : faut-il changer le contenu de nos assiettes ?. Et le débat a bien eu lieu, sous les ors de la République, avec en particulier un échange entre un agriculteur, Pierre Priolet, par ailleurs auteur de Les fruits de ma colère, et le premier distributeur français (le deuxième mondial), Georges Plassat, PDG du groupe Carrefour. Le premier reprochant au second le trop faible coût d’achat au producteur, le second mettant en avant la compétition internationale, le besoin d’investissement (2Md€ par an pour son groupe) et la demande des consommateurs pour un prix bas, les deux s’accordant sur l’objectif d’une nourriture saine à un prix compétitif. Ce même Pierre Priolet a aussi appelé de ces vœux un affichage des prix payés aux producteurs. Sur ce sujet, rendez-vous a été pris avec le Ministre de l’Agriculture.

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Le fil rouge des réunions des Mardis de l’Avenir étant La transition écologique en débat, Claude Bartolone a fait remarquer que l’agriculture représentait 21% de l’émission des gaz à effets de serre en France, 8% pour le seul élevage herbivore. Il a milité pour la territorialisation, la ruralité et la création d’écosystèmes de production/distribution de proximité.

En écho, Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, a annoncé que le jour même avait été envoyé à tous les responsables de collectivités locales un guide du « manger local ». Il a insisté sur le besoin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de stocker le carbone.

Au-delà du débat avec les représentants du monde agricole présents, agriculteurs ou responsables syndicaux, Georges Plassat (Carrefour) a fait part des actions de son groupe pour rapprocher lieux de production et lieux de consommation. Passer d’une société de consommation à une société de plaisir est une ligne à suivre selon lui.

Bernard Chevassus-Au-Louis, inspecteur général de l’agriculture et président de l’observatoire de l’alimentation, a fait remarquer que la réduction de l’impact carbone liée à l’alimentation passait aussi par la « frugalité », réduire le bol alimentaire, ce qui avait aussi d’autres impacts positifs, sanitaires en particulier. Il a évoqué la mesure de la consommation énergétique d’une ferme, pour laquelle les activités amont et aval à cette ferme représentaient 5 fois sa propre consommation. Selon ses études, la part du transport global liée à l’alimentation est de 30%.

30%, c’est aussi le niveau de la production agricole qui est jetée, selon Alain Bazot de UFC-Que choisir. Il regrette ce fait et note aussi que chaque Français gaspille en moyenne 30 kg de nourriture par an, ce qui correspondrait à 159€ par personne et par an.

Xavier Beulin, président de la FNSEA, a exprimé un fort besoin d’avoir accès à plus de technologie, en particulier avec l’apport du numérique. Il a insisté sur le besoin d’innovation concernant le tandem environnement-économie afin de s’inscrire dans une croissance durable.

Même si le « manger de saison » n’a pratiquement pas été évoqué, le besoin des agriculteurs de vivre dignement de leur travail, leur besoin de renouer le contact avec les productions, par exemple via le « manger local » et la nécessité de s’appuyer sur la technologie (innovation) pour une croissance durable ont constitué le socle de ce débat.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/mardi-avenir/index.asp

http://agriculture.gouv.fr/approvisionnement-local-guide-restauration-collective

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Déc 01

Michaelle Jean à la tête de la francophonie

Michaelle Jean a été désignée Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie le 30 novembre 2014 lors du XVème Sommet de la francophonie à Dakar, devenant ainsi la première femme nommée à ce poste. J’ai pu apprécier ses qualités et sa ténacité pour avancer vers la réalisation de ses objectifs lors de missions en Haïti pour reconstruire le système d’enseignement supérieur et de recherche haïtien après le séisme du 12 janvier 2010. Elle était alors chancelière de l’Université d’Ottawa et envoyée spéciale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en Haïti dans le but d’obtenir des fonds pour la reconstruction du patrimoine haïtien et favoriser l’éducation.

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Canadienne d’origine haïtienne, née à Port au Prince, ayant acquis la nationalité française de par son mariage avec un Français, Jean-Daniel Lafond, elle a dû y renoncer, « libérée de son allégeance à l’égard de la France », lorsqu’elle est devenue gouverneure générale du Canada en 2005.

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Nov 30

Quelques déclarations sur les SATT

Entre la préparation de la loi de finances 2015, diverses déclarations des actes dirigeants et la première convention des Satt organisée le 25 novembre dernier à Paris sous l’égide d’Olivier Fréneaux, président de la Satt Sud-Est et du Réseau Satt, les Satt ont été objet d’attentions diverses.

Morceaux choisis….

Louis Schweitzer, Commissaire général aux investissements :

  • Une Satt qui ne connaît que des succès est une mauvaise Satt. Un taux d’échec raisonnable est un indicateur important.
  • Les Satt doivent développer leurs capacités de gestion des risques car accepter le risque, c’est accepter l’échec » les Satt doivent également augmenter leurs ressources propres pour accéder à l’autonomie Accélérer le transfert est un métier de professionnel qui exige beaucoup d’enthousiasme et je pense que l’activité des Satt est irremplaçable.

Pierre-René Lemas, Directeur général de la CDC :

  • Les Satt sont quelque chose d’extrêmement innovant. Ce sont des sociétés, filiales des établissements avec des professionnels au service de chercheurs en lien avec les entreprises, qui sont ancrées sur des territoires et qui essaient de mettre fin à la multitude des interlocuteurs.
  • Les Satt changent le mode de financement de la maturation en mettant fin aux subventions saupoudrées vers un tas d’interlocuteurs, ce qui était la tradition en France.
  • Les Satt ont vocation à être présentes sur tous les territoires car la recherche, l’innovation et le développement des entreprises ne s’opèrent pas hors sol mais bien sur ces territoires.

Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche :

  • Les Satt doivent réussir sur deux fronts : le choix des projets à soutenir et la capacité à prendre des risques sans être court-termistes.
  • Les Satt doivent être un lien permanent entre la recherche publique et les entreprises, et le moteur de la valorisation dans les regroupements universitaires.

Alain Juppé, co-président du comité de pilotage du programme des investissements d’avenir (PIA) :

  • Aujourd’hui, les partenariats public-privé ont changé grâce aux Satt.

Michel Rocard, co-président du comité de pilotage du programme des investissements d’avenir (PIA)  :

  • Les Satt, vous êtes une invention dans un ‘no man’s land’ et sur un champ conflictuel !
  • Le drame français n’est pas dans l’intelligence mais dans le passage de la recherche à l’industrie, les chercheurs ne voulant pas travailler pour le capital. En outre, le milieu de l’éducation et de la recherche est très gauchiste d’où ce divorce entre chercheur et industrie. C’est pourquoi nous avons décidé de privilégier l’excellence avec le PIA.
  • Le mot recherche est à chaque fois implicitement associé au mot fondamental alors que la faiblesse est bien dans le mot appliqué… Vous êtes les enfants de tout cela.

Jean-Loup Salzmann, président de l’université Paris-XIII et de la CPU :

  • Nous nous sommes engagés dans les Satt car nous sommes passés en 20 ans du Moyen-Âge au XXIe siècle avec la loi Allègre, la loi LRU, la loi Fioraso et le PIA, qui a permis d’essayer de simplifier un paysage atrocement complexe.
  • La Satt est un guichet unique, une interface entre la recherche publique et l’entreprise afin qu’il n’y ait qu’une seule porte d’entrée, ce qui est essentiel.
  • Normalement, il ne devrait pas y avoir de problèmes sur l’articulation entre les Satt et les Comue puisque l’organisation territoriale est à peu près la même pour les Comue et pour les Satt (à part en Île-de-France). Sur les territoires, nous devrions ainsi trouver une Comue, avec les organismes de recherche et les grandes écoles et un interlocuteur pour les entreprises qui sera la Satt. C’est le schéma prévu mais comme on est France, il peut y avoir des exceptions.

Roget Genet, Directeur général de la recherche et de l’innovation :

  • Les Satt jouent le rôle de traducteur, de mécanisme qui facilite le contact entre les uns et les autres.

Alain Fuchs, Président directeur général du CNRS :

  • C’est un choix de politique scientifique raisonné que d’être actionnaire de toutes les Satt. Nous travaillons activement avec les Satt pour qu’elles marchent le mieux possible.
  • Il reste quelques petits frottements mais nous allons fluidifier cela et ainsi parier sur un succès des Satt.

IGAENR (rapport Évaluation du dispositif d’incubation issu de l’appel à projets du 25 mars 1999) :

  • Les incubateurs doivent atteindre un niveau de qualité d’incubation plus homogène sur le territoire afin d’accueillir en particulier les projets issus des Satt.
  • Ils devraient aussi impliquer davantage les établissements publics d’ESR, sur la base de leurs missions et d’une politique de valorisation renouvelée, dans des structures d’incubation bien articulées avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème régional, dont en premier lieu les Satt.
  • Une articulation efficace liant les Satt avec l’ensemble des incubateurs, préfigurée par les conventions existantes, est à développer.
  • Même si une Satt a la capacité d’accompagner le processus de création d’une entreprise innovante […], elle ne peut en assumer tous les aspects, surtout les plus avals ou très spécifiques. Une autre voie de coopération consiste pour une Satt à s’adjoindre les métiers spécifiques liés à l’incubation.

Rapport relatif à la mise en œuvre et au suivi des investissements d’avenir, ou « jaune budgétaire » :

  • Les Satt, dont l’objectif est d’avoir un compte de résultat positif avant la fin de la période de contractualisation de 10 ans avec l’ANR, devraient opérer une augmentation des revenus immédiats des activités de prestation et de service, notamment la gestion des contrats, pour compléter les revenus liés aux opérations de maturation dont les retours ne sont attendus qu’à moyen terme.

Philippe Baptiste, DGD Science du CNRS :

  • Le CNRS ne délèguera pas la gestion de ses contrats de recherche aux Satt.

Olivier Fréneaux, président de l’association des Satt :

  • Les Satt ne cherchent pas à gérer les contrats, c’est à leurs actionnaires d’en décider.
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Nov 27

La Chine devrait bientôt devancer les États-Unis et l’UE en dépenses de recherche scientifique et technologique (OCDE)

Les économies avancées (USA, Union Européenne, Japon) pèsent de moins en moins dans la recherche scientifique et technologique, les demandes de brevets et les publications scientifiques, laissant ainsi le champ libre à la Chine qui devrait accéder au premier rang mondial des dépenses de R&D autour de 2019, selon un nouveau rapport de l’OCDE (Science, technologie et industrie : Perspectives de l’OCDE 2014).

La part de la zone OCDE dans les dépenses mondiales de R&D est ainsi passée de 90 % à 70 % en l’espace de dix ans. Dans cette zone, le taux de croissance annuelle des dépenses de R&D a été de 1,6 % entre 2008 et 2012, soit deux fois moins qu’entre 2001 et 2008. La cause de ce ralentissement est à rechercher dans le fait que les budgets publics de R&D ont stagné, voire fondu, dans un grand nombre de pays et que les entreprises ont continué de bouder l’investissement. À l’inverse, en Chine, les dépenses de R&D ont doublé entre 2008 et 2012.

En 2012, les dépenses intérieures brutes de R&D (DIRD) se sont élevées à 257 Md$ en Chine, contre 397 Md$ aux États-Unis et 282 Md$ dans l’UE-28.

Dans son rapport, l’OCDE attire l’attention sur le rétrécissement de la marge de manœuvre financière des pouvoirs publics. En effet, dans de nombreux pays, l’État n’est plus en mesure de puiser dans ses caisses pour compenser la baisse de la R&D d’entreprise comme il le faisait au plus fort de la crise.

Par ailleurs :

  • En 2012, les dépenses de R&D ont franchi la barre de 1 100 Md$ dans les pays de l’OCDE et se sont maintenues à 330 Md$ dans les BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud).
  • En 2012, avec des dépenses de R&D représentant 4,36 % de son PIB, la Corée a détrôné Israël (3,93 %) dans le classement mondial des pays à forte intensité de R&D, tandis que la moyenne de l’OCDE s’élevait à 2,40 %.
  • En 2013, les BRICS ont produit environ 12 % des publications scientifiques de haut niveau parues dans le monde contre 28 % pour les États-Unis et vu leur part pratiquement doubler en dix ans.
  • La Chine et la Corée sont désormais les destinations privilégiées des auteurs scientifiques venus des États-Unis et ont connu un apport net de matière grise entre 1996 et 2011.
  • En Europe, le paysage de la R&D est contrasté, certains pays se rapprochant des ratios R&D/PIB visés (Allemagne, Danemark), tandis que d’autres (Espagne, Portugal) sont de plus en plus à la traîne.
  • Dans la plupart des pays, 10 % à 20 % de la R&D d’entreprise est financée par les deniers publics, moyennant divers instruments d’investissement et objectifs chiffrés.

http://www.oecd.org/fr/presse/la-chine-est-en-chemin-pour-devancer-l-ue-et-les-etats-unis-en-depenses-de-recherche-scientifique-et-technologique.htm

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