Fév 02

Si, si,… la France est attractive !

Business France a récemment publié son Tableau de bord de l’attractivité de la France. Il a un objectif, mettre en regard les performances de la France avec celles de treize autres grands pays de l’OCDE, avec une méthode : focaliser sur les déterminants essentiels de l’attractivité et présenter de façon concise et claire leurs principales données pour, d’une forêt de statistiques, faire un jardin à la française. Qu’en beaux termes ces choses là sont dites !

De cette huitième édition, on retiendra deux grands enseignements.

Les atouts structurels de la France conservent, voire renforcent leur excellence.

La qualité de nos infrastructures reste incontestée ; y contribue le taux élevé d’investissement public en France, supérieur en 2016 à celui du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. Deux exemples sont cités : l’électricité est l’une des moins chères d’Europe, et à très faible intensité carbone (merci l’électronucléaire, voire l’hydro-électricité) ; l’aéroport Paris-Charles de Gaulle est au premier rang européen pour le fret et au 2e pour le nombre de passagers (Eurostat, 2016). Quant à notre position géographique, au  cœur de l’Europe et bénéficiant de trois grandes façades maritimes, elle fait de la France un « hub » à l’exportation de plus en plus prisé des entreprises étrangères, qui représentent déjà 30 % des exportations françaises.

La productivité horaire du travail a encore augmenté en 2016, particulièrement dans l’industrie manufacturière, et à un taux supérieur à la moyenne dans l’Union européenne. La France offre toujours des coûts d’exploitation avantageux comparés à ceux de ses principaux concurrents. Au surplus, l’accès des PME et des TPE aux crédits de trésorerie s’améliore.

Enfin, la France est une place financière de tout premier plan. Sur les huit premiers mois de l’année 2017, l’industrie du capital risque française a levé 2,7 milliards de fonds, soit près de 20% de plus que celle du Royaume- Uni (Dealroom, sept. 2017).

Cette solidité structurelle s’accompagne d’un dynamisme entrepreneurial et créatif, encore trop souvent minoré.

Les créations nettes d’entreprise sont bien supérieures à la moyenne européenne. La France est devenue une place de choix pour lancer sa start-up, grâce à des formalités de création d’entreprise simplifiées et à un dense réseau d’incubateurs et d’accélérateurs présents aux quatre coins du territoire. Le plus grand campus de start-up au monde, Station F, a ouvert ses portes à Paris cet été. L’écosystème « tech » français jouit désormais d’une forte reconnaissance internationale. La France est bien de plain-pied dans la 3e Révolution industrielle. Si elle n’a inventé aucun des GAFA, elle tire aujourd’hui pleinement parti des ressources qu’ils offrent – le secteur des TIC occupe ainsi le premier rang en termes de brevets déposés.

Cette audace entrepreneuriale s’accompagne d’investissements croissants dans la R&D. L’intensité en R&D, soit le rapport entre les dépenses intérieures de R&D et le PIB, est en progression constante depuis 2007.

Le dynamisme des activités de recherche et d’innovation ainsi que l’investissement dans le numérique et les TIC sont source de croissance et de gains de productivité. Ces facteurs sont également déterminants pour l’implantation d’entreprises à forte intensité technologique ou de connaissances.

L’intensité en R&D de la France est en progression constante depuis 2007.
De plus, la France présente une spécialisation technologique dans des domaines technologiques porteurs, comme dans les biotechnologies ou les technologies liées à l’environnement.

La contribution des entreprises à ces dépenses s’accroît et la puissance publique s’implique fortement : le nouveau programme d’investissements d’avenir, centré sur l’innovation de rupture, est doté de 10 Md€. De même, elle se positionne à la 1ère place européenne et à la 3ème place mondiale du Top 100 Global Innovators de Clarivate Analytics : dix groupes français figurent parmi les 100 plus grands innovateurs mondiaux du palmarès 2016.

Les atouts et le dynamisme français se traduisent logiquement par la progression de notre attractivité.

Le nombre de projets d’investissement étrangers recensés par Business France a fait un bond de 16 % en 2016. La France continue d’occuper la première place en Europe pour l’accueil des projets industriels. Son attractivité se confirme également auprès des chercheurs étrangers et des étudiants étrangers en mobilité internationale (notamment en science informatique). Enfin, la satisfaction des investisseurs étrangers augmente significativement.

De 2014 à 2016, la France a accueilli 2 650 nouveaux projets d’investissements directs étrangers (IDE) sur l’ensemble de son territoire. Le volume total d’emplois créés, ou maintenus, en France grâce à ces IDE s’élève à 81 400 postes. Sur cette période, le volume moyen d’emplois créés ou maintenus pour 1 IDE est de 31 postes.

Pour autant, certains des atouts évoqués sont encore perfectibles et des faiblesses demeurent, dont ces investisseurs se font l’écho. Elles concernent l’environnement réglementaire, le coût du travail et la fiscalité. C’est justement sur ces enjeux que portent les premières grandes réformes engagées par le nouveau Président de la République. Ces réformes, et toutes celles à venir, en contribuant à faciliter la vie des entreprises et des entrepreneurs, devraient contribuer à changer l’image de notre pays et renforcer son attractivité.

http://www.businessfrance.fr/Media/Default/BlogPost/BF_Tableau_de_bord_BD.PDF

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Jan 26

Stabilisation de la performance française à H2020

Avec 10,5 % des financements obtenus, la performance française à H2020 semble s’être stabilisée depuis 2014. La France se situe à ce stade en troisième position des pays bénéficiaires au programme Horizon 2020 derrière l’Allemagne (15,5 %) et la Grande – Bretagne (14,7 %).

Telle est l’une des conclusions de l’analyse du MESRI de la participation française à H2020 sur la base des données communiquées par la Commission européenne et couvrant la totalité des financements engagés au titre des années 2014, 2015 et 2016, et environ 40 % des crédits engagés au titre de l’année budgétaire 2017.

Cette performance est à mettre au regard du poids de la France dans la recherche publique et privée en Europe qui s’est établie en 2015 à 16,3% de la dépense intérieure totale en R&D de l’Union européenne ;

Les premières années du programme Horizon 2020 sont marquées par une compétition de plus en plus relevée qui se traduit notamment par un taux de succès moyen de 11,3 % contre 14,7% à l’issue du 7ème PCRDT.

La France présente un taux de succès de 14,2 %, qui est le plus élevé des pays de l’Union européenne mais ne permet pas de compenser la faiblesse relative des dépôts (seulement 8,4%). La France souffre en particulier sur le Pilier Défis sociétaux avec une part des financements obtenus de seulement 9,8 %.

Pourtant, la stratégie nationale de recherche française est organisée en défis sociétaux. Cherchez l’erreur ! Cette présentation de la SNR n’est peut-être que purement faciale, les chercheurs académiques français étant davantage intéressés par l’avancée de la connaissance que par les apports de leurs travaux à la société…

Depuis 1998, la performance de la France est passée de 13,5% des financements captés sur l’ensemble du 5ème PCRD à 10,6% sous H2020.

Une comparaison de la performance française par pilier fait ressortir une difficulté plus marquée sur le Pilier 3.

Rappelons que les 3 piliers de H2020 sont

  1. l' »Excellence scientifique »  afin d’élever le niveau d’excellence scientifique de l’Europe
  2. la « Primauté industrielle » afin de fournir des investissements ciblés sur des technologies industrielles clés pour la compétitivité des entreprises européennes
  3. les « Défis sociétaux » réponse aux grands défis sociétaux auxquels l’Europe est confrontée, plutôt qu’uniquement vers des disciplines scientifiques ou des secteurs technologiques.

Avec 483 M€, le CNRS reste le premier bénéficiaire du programme, principalement grâce à ses excellents résultats sur le pilier I. En effet, sur les seuls piliers II et III le CNRS se place en douzième position avec 70 M€, derrière des organismes de recherche plus petits, mais aussi des établissements d’enseignement supérieur comme Imperial College (71 M€) et deux industriels (Siemens avec 83 M€ et Thalès avec 90 M€).

Un élément marquant est le poids toujours très important du CNRS et du CEA dans le total des financements obtenus par la France (25,5% contre 25% sur l’ensemble du 7ème PCRDT). Cette situation est cependant moins marquée sur les seuls Piliers 2 et 3. Par ailleurs, il est remarquable de noter que plusieurs PME apparaissent à présent dans les grands bénéficiaires français au programme suite à plusieurs instruments PME obtenus notamment en Santé, mais aussi dans le cadre de projets collaboratifs.

En termes de typologie d’acteur, la France se distingue à nouveau par une participation industrielle meilleure que la moyenne européenne, qui tient en grande partie aux secteurs de l’aéronautique et de la microélectronique.

http://www.horizon2020.gouv.fr/cid123445/etat-de-la-participation-francaise-a-mi-parcours-d-horizon-2020.html

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Jan 19

Forte dynamique du CII et stabilisation du CIR

On assiste à une forte dynamique du Crédit Impôt Innovation (CII) auprès des PME, au moment où le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) se stabilise. Telle est la synthèse de l’édition 2017 de l’Observatoire du CIR publié par ACIES, cabinet de conseil expert en Management et Financement de l’Innovation.

Le Crédit d’Impôt Innovation (CII) connait un véritable succès grandissant : plus de 5 000 PME innovantes ont ainsi déclaré du CII, soit une augmentation de 44 % par rapport à l’année précédente. Ces PME représentent un quart des bénéficiaires du CIR pour un coût de seulement 2 % du total du budget du CIR.

Le CIR semble aujourd’hui être un dispositif mature qui a contribué à créer une réelle dynamique depuis sa réforme en 2008, à la fois en termes d’investissements et en termes d’attractivité. La proportion des PME innovantes françaises, qui représentent la très grande majorité des bénéficiaires du CIR, est désormais au-dessus de la proportion moyenne européenne.

Un CIR globalement maîtrisé et bénéficiant de plus en plus aux PME innovantes

Le montant global du CIR reste stable, s’élevant à 5,9 Md€ (contre 5,8 Md€ l’année précédente), dont 5,738 Md€ au titre du CIR Recherche, 50 M€ au titre du Crédit d’Impôt Collection (CIC) et 118 M€ au titre du Crédit d’Impôt Innovation (CII). Après une nette augmentation depuis la réforme du CIR de 2008, cette constance assure une meilleure maîtrise du budget de l’État.

Les PME représentent 93 % des bénéficiaires du CIR, avec 17 389 PME soit une augmentation de 9 % par rapport à la précédente édition de l’Observatoire. L’augmentation continue du nombre des PME aidées depuis 2007 illustre le succès du CIR auprès de ces entreprises. Les dernières données disponibles révèlent que 1 499 PME supplémentaires ont bénéficié du CIR, dont 955 uniquement au titre de leurs dépenses d’innovation.

Les PME actives en R&D sont aujourd’hui plus présentes à l’export que l’ensemble des PME françaises, réalisant respectivement 31 % de leur activité à l’export, contre seulement 10 % en moyenne pour l’ensemble des PME. Il est intéressant de noter que ceci n’est plus vrai pour les grandes entreprises. L’ensemble des grandes entreprises est légèrement plus présent à l’export que les grandes entreprises réalisant de la R&D.

Plus de 5 000 PME innovantes ont déclaré du CII un an tout juste après sa mise en place. Le CII monte rapidement en puissance puisque ce sont au total 5 110 entreprises qui ont déclaré du CII en 2014, contre seulement 3 554 en 2013. Ceci devrait avoir à terme un effet positif sur la montée en gamme de l’offre des entreprises implantées en France.

Le CII, bien que de montant beaucoup plus faible, est en phase de forte croissance (118 M€ et +40 %). Le CII représente plus d’un quart des bénéficiaires du CIR pour un coût de seulement 2 % du total du budget du CIR. Pour les bénéficiaires du CIR et du CII, le CII augmente leur financement de l’innovation de 36 %.

Un effet direct et continu sur l’emploi des chercheurs et l’investissement étranger

La France, leader européen de la croissance des effectifs de chercheurs en entreprises, augmentant de 37 472 chercheurs en équivalent temps plein entre 2008 et 2015, soit une hausse de 29 %. Par rapport aux autres principaux pays européens, cette progression est la plus forte d’Europe, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, démontrant ainsi l’attractivité du territoire pour les activités de recherche.

3,4 fois plus de projets d’investissements étrangers depuis 2008, avec en particulier 72 décisions de nouveaux projets d’implantation de centres de R&D pour la seule année 2016. Les dépenses de recherche des entreprises étrangères ont par ailleurs augmenté de 67 %, soit 2,8 fois plus que l’augmentation totale des dépenses de recherche. Au-delà de leur impact sur la croissance, les activités de R&D génèrent des emplois hautement qualifiés à forte valeur ajoutée sur le territoire national.

La tendance des investissements de R&D est à la consolidation après des années de hausses continues

Après dix années de progression, les dépenses de R&D des entreprises se stabilisent. Les dépenses de R&D des entreprises atteignent 31,8 Md€ en 2015, soit 1,45 % du PIB, et devraient se stabiliser à 31,9 Md€ en 2016 (soit 1,43% du PIB). En 2015, les dépenses de R&D sont plus dynamiques dans les activités de service (+3,8 % par rapport à 2014). En revanche, les dépenses stagnent dans les branches industrielles (+0,1 %). L’industrie automobile et l’industrie pharmaceutique sont en baisse sur 2015 (respectivement de -1,5 % et -1,3 %), alors que les dépenses augmentent dans le secteur aéronautique. Le CIR a permis d’inverser depuis 2008 la tendance à la baisse des investissements de R&D dans un contexte de crise et de désindustrialisation.

Les 15 chiffres-clés de L’Observatoire du CIR-ACIES 

http://observatoire-du-cir.fr/media/observatoire-cir-2017/

http://observatoire-du-cir.fr

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Jan 12

L’innovation passera par le numérique au ministère des Armées

Après avoir lancé le chantier « Innovation Défense », voir http://science-innovation-developpement.com/lancement-dun-chantier-innovation-defense/, le ministère des Armées se « met en ordre de bataille » pour sa transformation numérique.

Le ministère des Armées prend acte que la révolution numérique en cours a d’ores et déjà transformé à une allure vertigineuse son quotidien et son accès à l’information. Cette révolution est également un moteur de transformation puissant pour le monde du travail, pour l’administration et plus largement pour les mécanismes de prise de décision.

Au-delà du simple suivi des évolutions technologiques, la transformation numérique est une démarche volontaire visant à s’approprier au plus vite et dans les meilleures conditions les technologies émergentes, pour générer des ruptures dans les usages et les modes de travail.

Il apparaît aujourd’hui nécessaire d’accélérer et de structurer cette dynamique, en prenant en compte les aspects de cybersécurité. La définition d’une approche globale du ministère facilitera cette transformation et garantira la prise en compte de l’ensemble des métiers du ministère, en s’appuyant sur des écosystèmes d’acteurs (entreprises, centres de recherche, universités/écoles, agences, …) et de compétences (architectes, entrepreneurs, juristes,…) pluriels, ouverts et connectés grâce à de nouveaux dispositifs.

Pour sa transformation numérique, le ministère des Armées identifie trois objectifs stratégiques :

Garantir la supériorité opérationnelle et la maitrise de l’information sur les théâtres d’opérations

La recherche de la supériorité opérationnelle constitue le cœur de la mission du ministère des Armées et garantit à la France sa souveraineté et sa place dans le cercle des leaders mondiaux. Face à un ennemi lui-même de plus en plus numérique, il s’agit de conserver l’avantage informationnel et d’anticiper les ruptures d’emploi qu’apporteront inévitablement les avancées technologiques (combat collaboratif, systèmes autonomes en essaim, biomimétisme, analyse prédictive pour l’aide à la décision, intelligence artificielle pour l’optimisation du déploiement…).

Cette ambition nécessite une transformation importante de nos architectures opérationnelles pour mettre la donnée au cœur du futur combat en Cloud.

Renforcer l’efficience des métiers et faciliter le quotidien des personnels

La supériorité opérationnelle n’est rien sans des soutiens performants et des personnels épanouis. La transformation numérique doit donc s’étendre au-delà du théâtre d’opération dans les services de soutien, de maintenance, dans le quotidien des personnels du ministère. Si l’efficience est bien sûr recherchée, la satisfaction usager est également une ambition, avec notamment la mise en œuvre de nouveaux services.

Cette volonté de transformation numérique des métiers est parfaitement en phase avec la démarche globale de transformation de l’action publique de l’État « Action publique 2022 ». D’autres retombées sont attendues de cette transformation, comme l’amélioration de la qualité de vie au travail ou la meilleure prise en compte de la mobilité des personnels.

Améliorer la relation au citoyen et aux agents et l’attractivité du ministère

Le ministère des Armées en tant que pourvoyeur de services (réserves, hôpitaux militaires, lycées militaires, journées citoyennes, service militaire adapté, archives nationales, etc.) sera à même d’offrir un accès plus aisé au public, y compris au profit de ses propres agents.

La réussite de la transformation numérique apportera également une image dynamique et moderne du ministère, sans retard sur les grandes organisations et entreprises du secteur privé les plus en pointe sur le sujet. L’attractivité et la crédibilité du ministère en sortiront renforcées et faciliteront le recrutement des talents numériques dont le ministère aura besoin.

Des lignes de force majeures structurent les actions à conduire :

1.     L’innovation au cœur de la transformation

2.     Les données opérationnelles accessibles par tous les niveaux de commandement

3.     Des données logistiques partagées pour une réduction de 30% des délais de la chaine de maintenance

4.     Des données de gestion administrative comme levier de performance

5.     « Défense as a platform», une réponse audacieuse pour les services de l’usager numérique de demain :

o   Tous mes actes administratifs en ligne depuis chez moi

o   Je ne le dis qu’une fois pour un ministère à l’écoute

o   Plateforme du soutien général au bénéfice du ministère

6.     L’agilité dans mes projets, 30% de projets conduits en moins de 6 mois

7.     100% des processus métiers numérisés d’ici 2022

En déclinaison de la vision stratégique ministérielle tirant bénéfice des conclusions de la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale (voir http://science-innovation-developpement.com/linnovation-dans-la-revue-strategique-de-defense-et-de-securite-nationale/) mettant l’accent sur la souveraineté numérique et intégrant les axes stratégiques du Système d’Information de l’Etat, le Ministère des Armées définit une approche globale et cohérente de la Transformation Numérique qui repose sur les grandes orientations synthétisées ci-dessous :

  • La transformation du ministère s’appuiera sur une offre de nouveaux services numériques, intégrant les dernières technologies et favorisant l’innovation et la créativité. Développés avec le souci de l’efficience et de l’efficacité, et résolument tournés vers les usagers et les métiers, ils renforceront la capacité opérationnelle des armées, amélioreront le quotidien et allégeront les processus administratifs ;
  • Le développement d’un écosystème d’innovation cohérent et varié au niveau du ministère doit permettre de délivrer des services numériques au plus près des usages en s’appuyant sur un cadre agile, réactif et adaptatif ;
  • La politique en matière de gouvernance des données favorisera une meilleure exploitation des données dans des services numériques au profit des usagers du ministère tout en garantissant le niveau de confidentialité indispensable à la bonne exécution des missions ;
  • La stratégie technologique consistera à se doter d’un réseau d’entreprise moderne et résilient lui permettant d’accueillir de façon robuste et réactive les évolutions amenées par la Transformation Numérique et à introduire de façon déterminée et maîtrisée les nouveaux usages issus des technologies émergentes ;
  • La culture du numérique se diffusera au niveau du ministère, par une acculturation généralisée et accélérée à l’environnement numérique, ainsi qu’au niveau des spécialistes des métiers du numérique afin de disposer des compétences nécessaires à la Transformation numérique. Il sera nécessaire de conduire une politique RH permettant au ministère de disposer et de conserver des compétences dont elle a besoin pour s’adapter à ce nouvel environnement ;
  • Le renforcement des synergies à tous les niveaux et la promotion d’une transversalité structurée, permettront au ministère des armées de faire progresser en maturité numérique l’ensemble des acteurs du ministère, des décideurs aux pilotes de métiers, afin de prendre conscience des bénéfices et des potentialités portées par la Transformation Numérique. La création de la direction générale du numérique et des systèmes d’information et de communication (DGNUM) permettra d’orchestrer cette démarche de façon cohérente et transverse, en symbiose avec les grands subordonnés du ministère, dans le cadre d’une gouvernance rénovée.

Notons aussi que Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue fin 2017 dans les locaux de NUMA, lieu emblématique de l’innovation numérique et pionnier de l’accélération où s’est réuni le comité exécutif du ministère sur la transformation numérique.

Animateur d’un vaste écosystème numérique regroupant entrepreneurs, startups, grands groupes, NUMA est un espace ouvert en perpétuelle réinvention. Open innovation, intrapreunariat, accélération de startups, accompagnement des grands groupes dans leur transformation ou formation à l’innovation, la ministre des Armées a ainsi pu échanger sur tous ces sujets avec les équipes de NUMA et ses partenaires.

Pour l’anecdote, signalons que le prédécesseur de Florence Parly, Jean-Yves le Drian, s’est lui-même rendu dans les locaux de NUMA… Mexico, lors d’un récent déplacement au Mexique dans ses récents habits de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.


Signalons enfin l’atelier « Les mots du numérique 2018 » organisé par l’IHEST sur 3 jours en mars-avril pour mettre le « numérique » au service des organisations et des humains.

http://www.defense.gouv.fr/content/download/518499/8711780/file/Dossier%20presse%20Ambition%20numérique.pdf

http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/innovation-numerique-le-ministere-poursuit-sa-transformation

https://www.ihest.fr/les-formations/les-ateliers-de-l-ihest/les-mots-du-numerique/les-mots-du-numerique-2018/presentation-de-l-atelier

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Jan 05

Industrie du futur, numérique et formation

En ce premier article de l’année 2018, je vous présente,

fidèles lecteurs (vous êtes désormais plus de 1500 à suivre ce blog),

tous mes voeux de réussite, accomplissements et joies familiales.

***************

L’industrie concentre en France 62 % de l’effort de R&D des entreprises et 69% des exports. Elle a un impact majeur sur l’emploi dans les territoires et constitue un facteur essentiel de cohésion sociale en accueillant tous les profils et niveaux de compétence. Dans un environnement de concurrence mondiale où l’innovation n’a jamais été aussi rapide, la clef du développement d’une base industrielle solide en France est sa capacité à se transformer, en saisissant les opportunités liées à l’innovation, au numérique ou encore à l’export. L’industrie française de demain sera haut de gamme et innovante.

Tel est le préambule du dossier intitulé « Notre ambition pour l’industrie » élaboré pour le dernier Conseil national de l’industrie, fin 2017.

L’économie mondiale vit une véritable révolution industrielle.

Elle est tirée par l’impact du numérique sur les entreprises : nouveaux modes de production, nouveaux modèles d’affaires, nouveaux produits, nouveaux métiers.

Elle est profondément impactée par les transitions énergétique et écologique : sobriété des modes de consommation, économie circulaire, politiques en matière de climat.

Les services à l’industrie se développent rapidement et illustrent les mutations profondes de l’activité au sein des entreprises industrielles. La frontière entre industrie et services s’estompe de plus en plus.

Cette révolution induit de nouveaux besoins de compétences, qu’il convient d’anticiper et d’accompagner, et qui impliquent un effort particulier sur la formation.

Qu’il me soit permis ici de relever, sous un format illustré ce qu’ont exprimé quelques éminents patrons de l’industrie lors de l’Agora Industrie sur le thème de l’Homme au cœur de l’Industrie du futur, organisée par L’Alliance Industrie du Futur le 12 décembre 2017, s’agissant du numérique et de la formation.

pour finir par un clin d’œil (noir !) sur la place des femmes dans l’industrie.

Bonne année à tous.

 

<https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/conseil-national-industrie/PDF/Dossier_de_presse_-_Notre_ambition_pour_l’industrie_-_20.11.2017.pdf>

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