Juil 27

L’été sera énergétique ou ne sera pas !

Avant que ce blog ne se mette en pause estivale, un zoom sur l’étuude sur les perspectives stratégiques de l’énergie publiée par la Commission de régulation de l’énergie.

L’analyse de l’évolution du secteur de l’énergie à moyen et long terme a permis de faire ressortir une douzaine de « thèses » prospectives qui dressent le portrait d’un secteur de l’énergie largement refaçonné sous l’effet combiné des évolutions technologiques et des politiques publiques répondant aux enjeux climatiques et sociaux.

Ces douze thèses sont présentées ci-après.

  1. [Demande d’énergie finale] – La consommation d’énergie diminuera en Europe

Alors que la demande d’énergie finale à l’échelle mondiale augmentera, tirée par la hausse de la demande des pays en développement, elle diminuera fortement en Europe et en France, y compris pour le gaz naturel, sous l’effet notamment des politiques d’efficacité énergétique. En Europe et en France, la demande d’électricité diminuera ou, au plus, n’augmentera que légèrement et ce malgré des transferts d’usages significatifs vers cette énergie (mobilité et chaleur).

  1. [Mix électriques] – Les mix électriques deviendront « naturellement » quasiment décarbonés grâce à la compétitivité des filières renouvelables

A l’échelle mondiale, les nouvelles capacités électriques seront très majoritairement renouvelables. Au sein des pays développés, des systèmes électriques fortement décarbonés (>80%) se généraliseront, au plus tard à l’horizon 2050. Ces systèmes électriques décarbonés seront compétitifs (par rapport au thermique fossile) dans les zones interconnectées comme, a fortiori, dans les ZNI où cela arrivera à un horizon plus proche, en raison de la diminution des coûts de production mais également des technologies permettant l’insertion d’une production fatale intermittente.

  1. [Réseaux électriques] – Le besoin en réseaux va croître alors même que leur taux d’utilisation va baisser

La transition énergétique aura un impact majeur sur les grands équilibres des réseaux électriques, engendrant à la fois un besoin significatif en réseaux (pour intégrer une fraction croissante de la production renouvelable et bénéficier du foisonnement des productions intermittentes) et une baisse de leur taux d’utilisation (liée à l’autoconsommation et à la décentralisation de la production). La demande apparente vue des réseaux de transport diminuera fortement du fait du développement de la production décentralisée, mais les besoins en interconnexions augmenteront pour exploiter le foisonnement climatique et géographique des ENR. Ces dynamiques contradictoires créeront un risque d’actifs échoués.

  1. [Planification des réseaux électriques] – Sous peine de voir exploser les coûts du réseau, il deviendra de plus en plus nécessaire de coordonner les investissements de production et de réseaux de transport (voire de distribution)

Le passage à une proportion élevée d’ENR représentera une refonte complète des systèmes et des réseaux électriques, nécessitant une réflexion d’ensemble pour optimiser globalement les investissements dans les réseaux de transport (voire de distribution) et les moyens de production. Les problèmes de congestion observés dans des systèmes où les actifs de production sont éloignés des zones de consommation (ex. fermes éoliennes off-shore du nord de l’Allemagne, production solaire et éolienne au nord et à l’ouest de la Chine pour des centres de consommation industrielles à l’est et au sud) témoignent de l’importance de ces enjeux.

  1. [Flexibilité] – Le développement de nouvelles formes de flexibilité répondant aux enjeux d’insertion de la production renouvelable changera à la fois la nature des réseaux et leur exploitation.

Les besoins de flexibilité augmenteront et seront majoritairement pourvus via des outils décentralisés (stockage, effacement, modulation de consommation, batteries de VE, production décentralisée) nécessitant l’agrégation d’un grand nombre de points diffus ; les gestionnaires de réseau de distribution se transformeront en véritables opérateurs, responsables d’une gestion active du réseau et de l’organisation de marchés locaux de flexibilité. La coordination entre GRT et GRD dans l’exploitation et l’optimisation des sources de flexibilité (question de l’optimisation globale / optimisation locale) deviendra un enjeu essentiel.

  1. [Stockage d’électricité]–En tant qu’instrument de flexibilité, le stockage par batteries deviendra une composante essentielle du système électrique.

Le stockage massif de l’électricité, notamment par le biais des batteries de véhicules électriques, jouera un rôle essentiel pour permettre le bon fonctionnement de systèmes électriques décarbonés avec une haute proportion d’énergies renouvelables intermittentes. Il s’imposera grâce la baisse des coûts du stockage, similaire à celle que le photovoltaïque a connue.

  1. [Microgrids] – L’architecture hiérarchique descendante des grands réseaux évoluera vers un modèle articulant des grappes de microgrids.

Grace à l’association production renouvelable distribuée et stockage par batteries co-localisé, des microgrids permettant d’assurer localement l’approvisionnement des quartiers se développeront de façon rentable là où les conditions économiques et réglementaires le permettent. Sur des zones géographiques affectées par des événements climatiques extrêmes – les Etats-Unis par exemple – ils se développeront en raison de leur résilience, même si leur coût est plus élevé. Dans les pays émergents ne disposant pas déjà d’un réseau, l’électrification se déploiera sur la base de microgrids, progressivement connectés entre eux. Sauf cas particulier (systèmes isolés, absence de réseau fiable, électrification en Afrique dans les phases de développement), ils resteront connectés au réseau principal afin de bénéficier des effets de foisonnement demande et production.

  1. [Rôle des marchés de gros de l’électricité] – La capacité des marchés de gros à envoyer des signaux de prix pertinents pourrait être remise en cause. Le market design devra être adapté de façon à réintroduire des signaux de prix ou des contrats de long terme

Le paradigme du marché de gros de l’électricité (demande rigide et production flexible) sera progressivement renversé : la production devient plus rigide (avec une augmentation de l’injection d’électricité fatale) alors que la gestion dynamique de la demande permet de la rendre de plus en plus flexible. De son côté, le stockage rendra plus flexibles aussi bien l’offre que la demande. Les volumes de production à coût marginal nul viendront peser sur la formation des prix, ce qui pourrait remettre en cause leur capacité à assurer une couverture des coûts complets des investissements (coûts marginaux de long terme).

Dans ces conditions, le marché de gros pourrait ne plus être une référence pertinente pour le signal prix d’investissement – même si des exemples récents montrent que des investissements dans de grandes infrastructures renouvelables sur la base de signaux de prix marché ne sont pas impossibles. Inversement, le développement d’outils comme le stockage et la modulation de consommation pourrait renforcer la pertinence des prix de marché. Dans tous les cas, le marché de gros continuera en revanche à orienter le dispatching selon des critères économiques.

  1. [Systèmes gaziers] – En Europe, les infrastructures gazières continueront à jouer un rôle important notamment pour faciliter la transition énergétique

En Europe, les infrastructures gazières continueront à jouer un rôle important sous l’effet de plusieurs facteurs : une substitution vers le gaz « vert », la croissance des usages mobilité, une contribution du gaz restant importante pour le passage de la pointe hivernale en complément de l’électricité décarbonée. Toutefois, la baisse de la demande gazière doit conduire à ne pas envisager de nouveaux investissements d’infrastructure en dehors d’enjeux de sécurité d’approvisionnement ou de développement du gaz « vert » (flux rebours, etc.)

  1. [Hydrogène] – A long terme, une économie de l’hydrogène pourrait émerger

A long terme, sous réserve d’une décroissance des coûts, l’hydrogène pourrait devenir un vecteur important dans les systèmes énergétiques, permettant de stocker l’énergie ou de la déplacer de zones à coûts de production favorables pour le renouvelable (pour le PV : le Chili, le Mexique, l’Australie, le Moyen-Orient…) vers les zones de consommation. L’hydrogène pourrait apporter une réponse pertinente à des besoins spécifiques sur certains segments de la mobilité mais surtout à une décarbonation massive des systèmes électriques et gaziers, en combinaison avec la production électrique renouvelable.

  1. [Consommateurs & fournisseurs] – L’émergence des nouvelles technologies permettra au consommateur de prendre le contrôle sur son approvisionnement énergétique et sa consommation

De nombreuses alternatives au « fournisseur classique » s’offriront aux consommateurs pour s’approvisionner. Le consommateur particulier ou PME sera de plus en plus souvent auto- producteur, à hauteur de plusieurs millions dans chacun des principaux pays européens. Il pourra se procurer de l’électricité sur des plateformes « peer-to-peer » (sous-tendues par exemple par la technologie blockchain), lui permettant de sélectionner à son gré l’énergie provenant d’actifs de production identifiés et localisés (logique de circuits courts) et/ou de vendre sa propre production excédentaire. Pour les grandes entreprises, les contrats d’achat long terme directs avec des producteurs d’énergie renouvelable (PPA) se développeront à grande échelle dans tous les pays développés. Pour les particuliers comme pour les entreprises, les solutions innovantes de gestion de la demande (big data, IoT, smart metering, intelligence artificielle) offriront de nouvelles opportunités de maîtrise de leur consommation.

  1. [Rythme de changement de l’industrie] – Sous l’effet des nouvelles technologies et des enjeux sociaux et environnementaux, le rythme du changement d’une industrie traditionnellement très inertielle va s’accélérer considérablement

La décroissance des coûts (PV, batteries) et le progrès technologique (taille et puissance des nouvelles générations d’éoliennes off-shore) des différentes filières renouvelables se sont considérablement accélérés ces dernières années. A cette tendance, s’ajoute l’entrée en force des technologies de l’information dans le secteur (blockchain, big data, IoT, smart metering, Intelligence Artificielle). Ces dynamiques sont en train de refaçonner à un rythme sans précédent une industrie d’infrastructures aux constantes de temps longues, avec pour conséquence des risques d’apparition d’actifs échoués.

<http://fichiers.cre.fr/Etude-perspectives-strategiques/1SyntheseGenerale/Perspectives_Strategiques_du_secteur_de_l_energie_Synthese_generale_FR.pdf>

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Juil 20

Numérique et environnement : 2 transitions à faire converger

Numérique et environnement : 2 transitions à faire converger. Tel est le sujet d’un rapport, Faire de la transition numérique un accélérateur de la transition écologique, récemment publié par l’Iddri.

S’il est clair que la digitalisation des sociétés ouvre de nouvelles opportunités pour le développement durable, et de nouveaux risques, les acteurs publics et privés de l’innovation numérique ont tendance à surestimer ces apports, considérant que le numérique est dématérialisé et démocratique par essence. Les acteurs de l’écologie sont quant à eux sceptiques sur les impacts du numérique, mettant en avant son empreinte écologique et les multiples effets rebonds qui sont associés à son utilisation.

Dans ce cadre, l’Iddri conduit des études de cas sur l’économie collaborative, le financement participatif, le crowdsourcing urbain, les nouveaux services de mobilité et la gouvernance de la ville numérique « réelle » afin d’en tirer des recommandations politiques à l’échelle de la France et de l’Union européenne.

Ce Livre Blanc n’entend pas faire la synthèse de toutes les propositions existantes, mais a vocation à lancer le débat sur les mesures les plus appropriées, à susciter des contre-propositions et des propositions complémentaires, à nourrir la réflexion des pouvoirs publics.

Selon la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique seront conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, la transition numérique facilitera ou au contraire rendra plus difficile la transition écologique. Ainsi, par exemple, l’autonomisation des véhicules conduira à la division par deux ou au contraire au doublement de la consommation d’énergie dans le domaine de la mobilité. L’avenir n’est pas écrit, mais il s’écrit aujourd’hui. Et les pouvoirs publics – nationaux comme locaux – ont un rôle à jouer.

Ce Livre Blanc propose 26 mesures organiser selon 4 chantiers.

Citons quelques mesures proposées pour chaque chantier

Réduire l’empreinte écologique du numérique

Utiliser le numérique pour mieux concevoir les politiques écologiques

 Soutenir l’innovation numérique en faveur de l’écologie Mobiliser le potentiel des données au service de la transition écologique

https://www.iddri.org/sites/default/files/PDF/Publications/Catalogue%20Iddri/Rapport/livre%20blanc%20numérique%20écologie.pdf

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Juil 13

Place de l’hydrogène dans la transition énergétique

L’hydrogène, combustible non carboné, reste une source d’énergie en devenir. Il peut devenir un élément clé dans l’objectif de réduction des gaz à effet de serre et accompagner la montée en puissance des énergies vertes. Mais c’est un vecteur qui n’a pas encore connu le développement escompté.

A long terme, une économie de l’hydrogène pourrait émerger.Comme le signale la Commission de régulation de l’énergie, à long terme, sous réserve d’une décroissance des coûts, l’hydrogène pourrait devenir un vecteur important dans les systèmes énergétiques, permettant de stocker l’énergie ou de la déplacer de zones à coûts de production favorable pour le renouvelable (le Chili, le Mexique, l’Australie, le Moyen-Orient…) vers les zones de consommation. L’hydrogène pourrait apporter une réponse pertinente à des besoins spécifiques sur certains segments de la mobilité mais surtout à une décarbonationmassive des systèmes électriques et gaziers, en combinaison avec la production électrique renouvelable.

Le secteur de l’hydrogène emploie aujourd’hui près de 2000 personnes en France.

Selon une étudeMcKinsey sur le développement de l’hydrogène pour l’économie française, les perspectives pour le développementde la filière hydrogène en France sont les suivantes :

  • Environ 8,5 Md€ de chiffre d’affaires annuel en 2030 et 40 Md€ en 2050
  • Un potentiel à l’export de 6,5 Md€ d’ici 2030
  • Plus de 40 000 emplois dans le secteur en 2030 et plus de 150 000 emplois en 2050
  • –  10 à 12 Mt CO2 en moins en 2030 et 55 Mt en 2050

Pour l’Ademe, les enjeux de l’hydrogène pour les annéesà venir s’articulent autour de quatre contributions majeures :

  • Dans le cadre d’un mix électrique futur associant fortement les sources renouvelables, l’hydrogène apporte des solutions de flexibilité́ et d’optimisation aux réseauxénergétiques.
  • L’hydrogène donne de nouvelles opportunités pour l’autoconsommation d’énergies locales, à l’échelle d’un bâtiment, d’un ilot, d’un village, tout particulièrement pour les zones non interconnectées au réseau électrique.
  • Le développement des véhicules électriques hydrogène vient diversifier l’offre d’électromobilité́, répondant à des besoins dans le domaine de la mobilité́ professionnelle.
  • Les nouvelles technologies permettent de réduire les impacts liés à l’emploi actuel d’hydrogène d’origine fossile dans l’industrie.

La pertinence de l’hydrogène se révèle à une échelle locale, dans une vision systémique de l’énergie : valorisation des sources renouvelables, interconnexion et flexibilité́ des réseaux énergétiques, valeurs ajoutées dans différents usages (mobilité́, industrie, autoconsommation).

Le Ministère de la transition écologique et solidaire propose un plan de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique. Ce plan s’articule en 3 axes :  créer une filière industrielle décarbonée, développer de nouvelles perspectives de stockage des énergies renouvelables, proposer une solution zéro émissionpour les transports.

Enfin, s’agissant d’applications défense, la Chine va promouvoir le développement militaro-civil des technologies de l’hydrogène.

Un centre de recherche et de développement en ingénierie et technologies de l’hydrogène a été créé en juin à Beijing par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), ce qui constitue un encouragement au développement militaro-civil des technologies de l’hydrogène. Le centre vise à promouvoir l’usage étendu de l’hydrogène à la fois dans la défense nationale et dans les applications civiles. Il se concentrera également sur les technologies à rendement élevé et à faible coût liées à la production et au stockage de l’hydrogène.

Le centre devrait disposer des droits de propriété intellectuelle totalement indépendants et établir la chaîne industrielle et le système technologique de l’hydrogène.

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Juil 06

Faire de la France un leader industriel du numérique

Quelle politique industrielle pour l’industrie du numérique ? Répondre à cette question est l’ambition d’un Livre blanc, publié par l’ANRT FutuRIS avec le concours de l’Académie des Technologies. Il présente un ensemble de suggestions qui entendent « faire système ». Les experts sont en effet convaincus que c’est en développant une vision intégrée et systémique des développements technologiques entre eux ainsi que de leurs usages que peut être fondée une politique au service d’une ambition simple : « faire de la France un leader industriel du numérique ».

Pour établir cette vision, quatre évolutions technologiques majeures qui fondent la transformation numérique sont décrites et un scénario global de cette transformation est proposé. De ce scénario sont issus quatre changements structurants pour engager globalement notre pays dans la voie de la transformation numérique. Après avoir rappelé les bouleversements en cours de la chaine de valeur de l’Industrie Informatique et les opportunités qui sont créées, dix recommandations sont proposées pour fonder une politique industrielle du numérique.

Les racines technologiques du changement concerneraient :

  • Des ruptures radicales dans les semi-conducteurs
  • La couverture planétaire unifiée des télécommunications
  • La « programmabilité » généralisée du Web
  • La modélisation au service d’une disponibilité accrue des outils et des données
  • Une recherche intégrative hyper-sollicitée

Dissémination et concentration sont les deux tendances de fond d’évolution des infrastructures numériques.

S’agissant du modèle pour comprendre la transformation numérique, ce Livre blanc propose de considérer la « société numérisée » comme constituée de trois « mondes » en interaction : le monde réel augmenté, le monde des intermédiaires numériques, le monde de la connectivité .

Quatre tendances de fond sont isolées:

  • L’émergence de plateformes intégratives,
  • Vers une informatique prédictive et contributive,
  • L’élaboration de « doublures numériques », l’interopérabilité sémantique,
  • Vers la « cyber-security by design ».

L’Intelligence Artificielle est vue comme facilitatrice de la transformation numérique

S’agissant des éléments de diagnostic sur l’industrie du numérique en France, ce Livre Blanc met en avant le bouleversement de la chaîne de valeur de l’industrie informatique.

Les dix recommandations qu’il formule vise à faire de la France un leader industriel du numérique.

  • Développer une recherche intégrée d’excellence sur l’ensemble de la chaine de valeur du numérique
Mesure 1.1 : Repenser les équilibres existants et les périmètres des diverses sous disciplines de recherche en Informatique et Numérique et mieux les intégrer
Mesure 1.2. : Adapter les méthodes de la recherche au modèle de la transformation Numérique
  • Amplifier le développement des nouveaux circuits économiques
Mesure 2.1. : Des plateformes au service des circuits courts
Mesure 2.2. : Favoriser, par l’ouverture des données publiques, une exploitation démocratique du « capital données » des territoires
  • Contribuer à l’émergence des usages et marchés de l’Informatique prédictive
Mesure 3.1 : Créer un centre d’essais et de formation en Informatique prédictive et contributive par grand domaine sociétal
Mesure 3.2. : L’Etat et les collectivités locales, moteurs exemplaires de l’emploi de l’informatique prédictive et contributive
Mesure 3.3. : Concevoir les approches retenues en France comme des actions européennes
  • Capitaliser sur les initiatives en faveur de l’industrie du futur ou de l’IoT grand public… en soutenant aussi la création de valeur à partir des données et en assurant la cohérence de l’action publique
  • Créer un label de « logiciel sûr » pour garantir la confiance dans les logiciels critiques
  • Faire croître une industrie innovante des logiciels et services de la transformation numérique par la création d’écosystèmes adaptés
  • Maintenir et renforcer la position française et européenne en matière de plateformes matérielles
  • Progresser vers un marché vertueux de la donnée
  • Donner au citoyen les moyens de comprendre, l’armer face à l’évolution des métiers, former les experts
  • Progresser et suivre l’avancement de la transformation numérique
    aux échelles nationale et européenne

<http://www.anrt.asso.fr/sites/default/files/politique-industrielle-numerique_futuris-anrt-web.pdf>

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Juin 29

Les Grandes écoles sont très professionnalisantes

L’enquête Insertion 2018 des jeunes diplômés des Grandes écoles vient d’être publiée par la CGE.

L’insertion professionnelle des diplômés des Grandes écoles atteint son plus haut niveau depuis 2010. Avec 9 diplômés sur 10 en activité moins de 6 mois après la sortie de leur établissement, l’enquête confirme l’attractivité du cursus Grande école auprès des employeurs.

Plus de 8 diplômés sur dix de la promotion 2017 ont décroché un CDI, soit une hausse de 2 points par rapport à l’année dernière (81,1 % contre 79,1 % l’an passé).

En 2018, le salaire brut moyen annuel des jeunes diplômés à l’entrée dans la vie active enregistre une hausse sensible en France.

Pour la troisième année consécutive, les étudiants des Grandes écoles privilégient la France. 87,1 % trouvent leur premier emploi dans l’Hexagone.

En 2018, 39,3 % des diplômés des Grandes écoles ont privilégié une entreprise de moins de 250 salariés à la fin de leur cursus.

Il faut noter que, cette année, l’enquête a inclus de nouvelles questions sur les diplômés en situation de handicap et leurs indicateurs d’insertion. De même, le volet concernant les diplômés par la voie de l’apprentissage est approfondi.

http://www.cge.asso.fr/themencode-pdf-viewer/?file=http://www.cge.asso.fr/wp-content/uploads/2018/06/2018-06-19-Rapport-2018.pdf

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