Juil 06

Brevets déposé en France : secteur automobile toujours en tête, mais une recherche publique de plus en plus présente

Le palmarès 2016 des déposants de brevets en France montre que le secteur automobile est toujours en tête, avec Valéo en 1ère place, la recherche publique est de plus en plus présente et la concentration des déposants est toujours plus forte. Telles sont les principales conclusions de l’édition 2016 INPI du classement des principaux déposants de brevets publiés en France. L’INPI en tire la nécessité toujours plus forte d’aligner politique d’innovation et stratégie de propriété industrielle, pour les grands groupes industriels comme pour les organismes de recherche publique.

1704 INPI 1

 

Cette année encore les grands acteurs du secteur automobile restent en tête, suivis des principaux secteurs industriels où la France est en pointe : cosmétique, aéronautique, télécommunications, électronique, chimie et énergie.

dataroom-palmares2016_004_1

Le Top 3 modifié et un nouvel entrant parmi les 10 premiers déposants

Les 9 premiers déposants restent les mêmes que l’an dernier, avec toutefois un changement de places sur le podium : l’équipementier automobile Valeo ravit la 1ère place au constructeur PSA, avec 994 demandes de brevets publiées, contre 668 en 2015. Valeo a plus que doublé son nombre de demandes de brevets publiées en 2 ans. Le groupe PSA, qui occupait le 1er rang du classement depuis 2007, est donc 2ème cette année avec 930 demandes publiées (1 012 l’an dernier). Le groupe aéronautique Safran passe, lui, de la 2ème à la 3ème position, avec 758 demandes publiées (769 en 2015). Orange, absent du Top 10 depuis 2007, se classe cette année au 10ème rang avec 250 demandes publiées, au détriment de Michelin, qui se classe 11ème.

1704 INPI 2

La recherche publique de plus en plus visible

Les organismes de recherche publique sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : le CEA et le CNRS, classés respectivement 4ème et 6ème l’an dernier, conservent leur place en 2016. L’université Claude Bernard Lyon 1 gagne 2 places (passant de la 32 ème à la 30 ème place), le Centre National d’Etudes Spatiales en gagne 5 (passant du 35 ème au 30 ème rang, ex-aequo avec l’université Claude Bernard Lyon 1) et Aix-Marseille Université gagne 4 places (passant de la 46 ème à la 42 ème place). Par ailleurs 5 organismes de recherche publique font leur entrée dans le Top 50 cette année : INSERM (41 demandes publiées), INRA (41), Université de Bordeaux (41), Bordeaux INP (29), Université Grenoble Alpes (29).

Une concentration significative du nombre de demandes de brevets publiées

Concernant la concentration du nombre de demandes de brevets publiées, la tendance de ces dernières années se confirme : la concentration est de plus en plus forte. Bien que les premiers du palmarès soient désormais en dessous des 1 000 demandes publiées sur une année (ce qui n’était pas arrivé depuis 2008), les demandes de brevets publiées par les 50 premiers déposants représentent plus de la moitié du total des demandes publiées (50,1 %) contre un tiers des demandes en 2004 (33,1 %).

Cette progression est portée par les 20 premiers déposants : ils représentent 42,2 % des demandes de brevets publiées en 2016, contre 41,2 % en 2015 et 25,2 % en 2004. Ce phénomène s’explique en partie par une concentration de plus en plus importante des entreprises elles-mêmes, accentuée ces dernières années par des rachats et fusions.

Cette étude présente quelques cartes intéressantes dont les 3 suivantes.

1704 INPI 3

1704 INPI 4

Cette carte fait apparaitre les demandes de brevets publiées en 2016 auprès de l’INPI par les quatre principaux déposants du secteur de l’électronique et de l’électricité.

Les demandes de brevets d’Orange, en rouge, se situent principalement en informatique et communications (utilisateur, données, serveurs, communication réseau).
Les demandes de brevets du Groupe STMicroelectronics, en vert, ont trait à l’électronique et l’électricité (circuits électriques, tension, couches et substrats) et à l’informatique (données, serveurs).

Les demandes de brevets de Seb SA, en jaune, se positionnent dans plusieurs zones correspondant aux différents éléments des appareils électroménagers, dont les soupapes, les dispositifs de fermeture, les appareils thermiques, et les éléments mécaniques.
Les demandes de brevets de Schneider Electric, en bleu clair, concernent plus particulièrement l’électronique et l’électricité (notamment les connexions électriques).

1704 INPI 6

Cette carte fait apparaitre les demandes de brevets publiées en 2016 auprès de l’INPI par les trois principaux organismes de recherche. Elles se caractérisent par une dispersion dans les quatorze domaines représentés sur la carte.

Les demandes de brevets du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, en rouge, se situent principalement dans les domaines de l’électronique (notamment des couches de semi-conducteurs), des techniques de mesure (détection d’images), et de la chimie (en particulier les piles à combustible).
Les demandes de brevets du CNRS, en vert, ont trait à la chimie (synthèse organique, polymères), aux techniques de mesure (détection d’images) et à l’optique.

Enfin, les demandes de brevets d’IFP Énergies nouvelles, en jaune, concernent principalement la chimie (notamment le traitement des hydrocarbures), les soupapes et les moteurs à combustion.

Romain Soubeyran, Directeur général de l’INPI, conclut : L’édition 2016 du palmarès des déposants démontre que les grands acteurs de l’industrie et de la recherche française ont intégré l’importance cruciale de protéger leur capital immatériel, élément essentiel de la valeur de l’entreprise. L’innovation permet de proposer des produits ou services à valeur ajoutée qui ne sont pas encore maîtrisés par les compétiteurs ; le brevet sécurise ces activités d’innovation dans un environnement concurrentiel mondialisé qui se réinvente toujours plus vite. La propriété intellectuelle est un véritable outil au service de la stratégie et des objectifs de l’entreprise : la mission d’accompagnement et de protection de l’INPI est plus que jamais déterminante pour le rayonnement de l’économie française.

https://www.inpi.fr/fr/nationales/le-palmares-2016-des-deposants-de-brevets-en-france

Signalons aussi une étude équivalente de l’Office européen des brevets où seuls le CEA (31ème) et l’Inserm (66ème) figurent au top 100 des déposants de brevets auprès de l’OEB pour l’année 2016.

1704 OEB 21704 OEB 1

https://www.epo.org/about-us/annual-reports-statistics/annual-report/2016_fr.html

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juin 30

Suisse : terre d’excellence pour l’enseignement supérieur

Les EPF (Ecoles Polytechniques Fédérales) suisses cartonnent dans les palmarès internationaux. La France aurait peut-être intérêt à s’inspirer de leur stratégie. D’où l’intérêt d’examiner le plan stratégique 2017-2020 des EPF qui vient d’être rendu public par le Conseil des EPF.

1704 EPF 1

Dans son avant-propos, le président du Conseil des EPF, Fritz Schiesser, met en avant quatre facteurs stratégiques de réussite : un enseignement d’excellence basé sur la recherche avec un encadrement optimal, différents projets d’infrastructures de recherche d’importance nationale, de grands axes stratégiques de recherche, qui contribueront à la résolution d’enjeux sociétaux majeurs ainsi que – quatrième critère essentiel de réussite – l’attractivité du Domaine des EPF en tant qu’employeur. Si, par rapport à la situation française, on retrouve la notion de service à la société et de contribution à la résolution de défis sociétaux, la question d’attractivité en tant qu’employeur reste problématique. L’autonomie des universités française n’est pas allée jusqu’au bout et l’efficacité de leur gouvernance reste à prouver. Et il est probable qu’après des avancées en cours sur la sélection, les frais d’inscription et la gouvernance, le statut des enseignants-chercheurs reste le dernier tabou de l’université française !

Par ailleurs, la Suisse reste lucide sur ses capacités et fait le choix de quelques axes stratégiques de recherche : Energie, Médecine personnalisée et génie biomédical, Big Data et sciences numériques, Systèmes de fabrication de pointe.

Parmi les 10 objectifs de développement, allant de l’enseignement à la gestion immobilière, trois attirent particulièrement l’attention : le transfert de savoir et de technologie, la coopération et la coordination
 à l’échelle nationale, le rôle dans la société et les tâches nationales.
L’apport à la société est présent aussi dans la vision exprimée pour le développement des EPF qui doivent être un moteur de l’innovation à même de renforcer durablement la compétitivité́ de la Suisse et de contribuer au développement de la société, assumant une coresponsabilité́ active à l’international pour résoudre les enjeux sociétaux urgents, améliorer la qualité́ de vie et maintenir nos bases d’existence à long terme.

C’est donc bien l’apport à la société (et les tâches nationales) et pas seulement à l’avancée de la connaissance qui est au cœur du « réacteur » des EPF. Les universitaires français se plaignent de ne pas être assez reconnus, voire aimés, et, évidemment, dotés de moyens suffisants, le toujours plus étant de mise en la matière. Mais quel rôle sont-elles prêtes à jour pour la société et quelles missions sont-elles prêtes à jouer ? En Suisse, c’est très clair et assumée : formation, recherche, mais aussi expertise au profit des pouvoirs publics, diffusion de l’information scientifique et technique, diplomatie scientifique, …. . Les EPF fournissent des pistes de réflexion aux responsables politiques, livrent à la population des informations sur les résultats des activités de recherche pouvant l’intéresser, entretiennent la fascination pour les sciences et les technologies auprès des jeunes et dispensent aux étudiants et aux doctorants une formation de grande qualité. Elles accomplissent également de nombreuses tâches nationales dans l’intérêt de la société, que ce soit dans le cadre de la conservation à long terme de biens culturels ou du respect des accords internationaux conclus par la Confédération.

Parmi les préceptes fondamentaux mis en avant dans le document suisse, de nombreuses idées ou notions intéressantes telles l’apprentissage par la recherche (et non exclusivement pour la recherche), trop peu accepté dans notre pays par les employeurs, les collaborations interdisciplinaires, toujours frileuses en France, l’autocritique, impensable dans nos universités… mériteraient de franchir la frontière. Mais deux engagements des EPF méritent toute notre attention.

« Nous nous engageons à transmettre nos connaissances et nos développements technologiques à l’économie. »

1704 EPF 2Cet engagement est repris dans un objectif de développement traitant du transfert de savoir et de technologie (TST). L’objectif est clairement exprimé : améliorer la compétitivité du pays face à la concurrence internationale.

Quand les universités françaises auront-elles, comme les EPF suisses, des stratégies de TST spécifiques aux grands groupes et aux PME ainsi qu’à l’administration publique adaptées de façon ciblée aux nouveaux défis qui se présentent ?

« Nous contribuons au développement du paysage suisse des hautes écoles. »

La Suisse est, comme la France, duale dans son enseignement supérieur avec un enseignement axé sur la pratique professionnelle et un autre fondé sur la formation académique :  Leur complémentarité permet de disposer d’un groupe équilibré de spécialistes parfaitement formés à différents niveaux et dotés de profils de compétences variés, recherchés sur le marché de l’emploi, ce qui favorise le développement durable de l’économie suisse. La stratégie des EPF plaide pour une clarification et une consolidation de la répartition des tâches entre les « hautes écoles spécialisées » (nos Grandes écoles) et les hautes écoles académiques et pour la perméabilité des différentes voies de formation.

C’est la voie suivie aussi en France par la Conférence des Grandes écoles (CGE) qui essaie d’y entrainer les universités via la CPU (Conférence des Présidents d’Université)… Loin de la vision de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur française (STRANES) qui négligeait totalement les « hautes écoles » à la française.

Quelle différence entre ce document, tournée vers la société et visant à une excellence reconnue et exprimée et non auto-proclamée, et la récente STRANES, tournée sur l’intérieur du système universitaire français !

Pour mémoire :

EPF Lausanne : 1ère au classement QS des universités de moins de 50 ans, 2ème au classement mondial des universités les plus « internationales » du THE, 2ème au classement U-Multirank, 12ème au classement QS « engineering et technology », 14ème au classement global QS, ….

ETH Zurich : 8ème au classement global QS, 1ère au classement mondial des universités les plus « internationales » du THE, 2ème au classement U-Multirank, 12ème au classement QS « engineering et technology », ….

https://www.ethrat.ch/sites/default/files/Plan_stratégique_2017-2020.pdf

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juin 27

Former des ingénieurs agiles pour l’avenir

Former des ingénieurs pour qu’ils soient opérationnels dans un avenir très imprévisible nécessite de leur faire acquérir des capacités leur permettant d’appréhender des situations technologiques ou managériales complexes. Des travaux transdisciplinaires, les technologies numériques et l’innovation pédagogique sont parmi les moyens les plus utilisés.

UN PRÉSENT EN ÉVOLUTION RAPIDE VERS UN AVENIR INCONNU

Un bachelier 2017 se préparant à devenir ingénieur exercera encore dans 50 ans, dans un monde très différent du nôtre. Il y a 50 ans, l’informatique était réservé à quelques professionnels et ne s’enseignait pas dans les écoles, contrairement au dessin industriel. L’apprentissage de l’« international » était encore limité. Depuis, mondialisation, empreinte technologique, numérisation, nomadisme, protection de l’environnement, accès facile à l’information et à la connaissance sont apparus avec force. Le monde est en évolution de plus en plus rapide vers un avenir sociétal et technologique inconnu. Que sera un ingénieur dans 50 ans ?

INGÉNIEUR : PLUS QU’UN MÉTIER…

L’étude des annuaires d’alumni est édifiante. On y trouve de tout (ou presque) : administratif, manager, chercheurs, technologues, diplomate, financier, consultant, juriste, entrepreneur, voire ecclésiastique… dans des structures très différentes (de la petite entreprise à la multinationale). Quant aux changements de métiers et de secteurs, ils sont fréquents. On peut passer de la recherche en mathématiques aux salles de marché via les mathématiques financières. Un jeune ingénieur changera plusieurs fois d’activité et de domaine.

…DES CAPACITÉS !

L’homme « moderne » est confronté aux défis de la technologie, de la complexité et de l’instantanéité qui sont les terrains de jeu de l’ingénieur.

Esprit scientifique, esprit critique, formé à la rigueur mathématique, l’ingénieur a l’intelligence de la complexité, soit la capacité à appréhender des situations complexes et des technologies. Il sait raisonner « système » et agréger des informations venant de différents domaines (techniques, économiques, humains, éthiques…). En tant que manager, c’est aussi un leader humain capable de gérer des intelligences multiples. Il écoute les autres et se confronte à la réalité physique et vraie pour comprendre. Il a la capacité de raisonner vite, de gérer dans l’urgence des problèmes complexes en agrégeant des informations de domaines très différents et en allant en priorité à l’essentiel.

LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’AGILITÉ

Proches des entreprises et des territoires, les écoles doivent lui donner ces capacités. Le confronter à l’interdisciplinarité. Lui apprendre à être agile, à être capable de s’adapter. Lui apprendre à apprendre. Lui faire acquérir des méthodes de travail personnelles et en groupe. Lui apprendre à distinguer l’essentiel de l’accessoire. En 3 mots, câbler les circuits.

Le numérique est d’une aide précieuse. Au-delà de permettre des lieux d’apprentissage dématérialisés et une rapidité d’adaptation des programmes, le numérique permet de s’adapter aux rythmes personnels et fournit la capacité à mettre en œuvre un parcours personnalisé.

JGE 2

L’INNOVATION PÉDAGOGIQUE AU SERVICE DE L’ÉTUDIANT

L’innovation pédagogique doit être la règle. À toutes les échelles de temps :

  • sur le module « horaire » de base, passer de la classe classique (le sachant versus les apprenants) à la classe inversée (les apprenants étudient le cours fait par le sachant avant la classe voire à la classe renversée (ce sont les apprenants qui conçoivent le cours et le présentent au sachant pour évaluation),
  • au « quotidien », des méthodologies de travail en groupe, dites de Codesign, peuvent être mises en place,
  • au mois ou au trimestre, ce sont des parcours à la carte qui sont souvent offerts,
  • à l’année, les logiques 3+2+3 (LMD) ou 2+3 (CPGE – GE) volent en éclats grâce aux passerelles entre formations et autres parcours adaptés.

Former des ingénieurs pour l’avenir nécessite une transition pédagogique qui est en marche.

Nota : cet article reprend un article publié dans le Journal des Grandes Ecoles :

YNCREA : FORMER DES INGENIEURS AGILES POUR L’AVENIR

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juin 23

Innovations en sécurité : lutte anti-drone et détection d’objets dissimulés

La sécurité est l’un des défis les plus prégnants pour la société et les pouvoirs publics, y compris en matière de recherche et innovation.

Pour preuve, l’un des 10 défis sociétaux de la SNR (Stratégie Nationale de Recherche) est Liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses résidents alors que l’un des 7 défis sociétaux d’H2020 est Sociétés sûres, protection de la liberté et de la sécurité de l’Europe et de ses citoyens. Le PIA3 souligne que la disponibilité de solutions de sécurité accessibles au juste coût (technologies, équipements et services) adaptées à des menaces en perpétuelle évolution, constitue un enjeu important de sécurité nationale. Il ajoute qu’afin de consolider la filière et ses acteurs, le PIA 3 pourra faciliter le lancement de démonstrateurs et de plateformes à grande échelle, faciliter l’intervention de fonds d’investissements dans le domaine de la sécurité. Dans le cadre du Concours mondial d’innovation (issu de la Commission Lauvergeon), l’une des 8 ambitions concerne la Sécurité collective et protection contre les actions malveillantes.

Je voudrais présenter rapidement ici deux « innovations » présentées au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace cette semaine au Bourget, ayant trait au défi de la sécurité.

Tout d’abord, la lutte anti-drone. Les drones sont des vecteurs susceptibles d’être utilisés à des fins malveillantes. Preuve en est l’ampleur des émois régulièrement provoqués par le survol de centrales électro-nucléaires par des drones. Récemment, le SGDSN et l’ANR ont organisé une présentation/démonstration de système de lutte anti-drones à Satory (http://www.gouvernement.fr/demonstration-combinee-de-trois-projets-de-lutte-anti-drones )

Au Salon du Bourget, si de nombreux drones étaient présentés, quelques systèmes de lutte anti-drones l’étaient aussi, tel le brouilleur de drone portatif UAV Scrambler 300 de la société MC2 Technologies. Ce système totalement autonome permet de neutraliser les protocoles de communication utilisés par les drones. Il a été déployé autour des stades lors de l’Euro de football 2016 en France

1706 MC2 31706 MC2 5

Voir aussi https://vmf214.net/2016/01/11/un-drone-pour-capturer-des-drones/ .

http://www.mc2-technologies.com/scrambler-300/ http://www.usinenouvelle.com/article/mc2-technologies-brouille-les-drones-pirates.N488029 

Ensuite, les fouilles et autres portiques de détection d’objets métalliques se sont multipliés depuis l’augmentation des actes terroristes. La même société MC2 technologies a aussi présenté MM-Imager, un système de détection d’objets dissimulés, en particulier cachés sous les vêtements. C’est un système passif (pas de radiations émises) basé sur la mesure des fréquences émises par le corps humain et donc sur les éventuelles perturbations apportées par des objets faisant écran. La personne doit se situer entre 1 et 10 m et la résolution est d’environ 1,3 cm à 1,25 m.

1706 MC2 4

Votre serviteur s’est prêté au jeu en cachant sous sa chemise au niveau de la ceinture un pistolet. L’image parle d’elle-même.


1706 MC2 2
1706 MC2 1

Même si la résolution est volontairement dégradée pour des raisons « éthiques » (sourire !), le pistolet est clairement détecté voire classifié. Des premiers systèmes ont été déployés à l’aéroport de Lille-Lesquin et pour le G20 en Chine.

1706MC2 7

http://www.mc2-technologies.com/mm-imager-90-security-applications/

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juin 16

Grandes écoles : 1 diplôme = 1 emploi

Etre diplômé d’une Grande école permet de trouver un emploi, encore plus rapidement que l’année dernière. Telle est l’une des conclusions de la 25ème  enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés des Grandes écoles présentée cette semaine par la Conférence des grandes écoles (CGE) en les personnes d’Anne-Lucie Wack sa Présidente (et DG de Montpellier SupAgro) et de Peter Todd, DG d’HEC Paris.

DSC_6080 reLes indicateurs témoignent d’un rebond du marché de l’emploi français avec un taux net d’emploi et de CDI en forte croissance malgré un écart entre hommes et femmes qui ne se réduit pas.

17CGEI1

Dans un contexte de relative reprise économique avec un taux de chômage qui reste élevé chez les 15–24 ans (22 % au premier trimestre 2017)), près de 9 diplômés des Grandes écoles sur 10 décrochent un emploi en moins de 6 mois après leur diplôme. Une progression qui confirme la dynamique observée ces trois dernières années.

Sur la promotion 2016 interrogée en 2017, le taux net d’emploi à 6 mois s’élève à 86,5 %, contre 83,1 % l’année dernière. Ce taux atteint plus de 94 % pour la promotion 2015 12 à 15 mois après la diplomation et 96,5 % pour la promotion 2014 24 à 27 mois après la sortie d’école. Des indicateurs synonymes de plein emploi. De plus, la proportion de CDI poursuit sa progression et lehttp://www.mondedesgrandesecoles.fr/25e-enquete-insertion-de-cge/s apprentis s’insèrent plus rapidement (+3%) sur le marché du travail.

17CGEI2 Les salaires en euros courants s’inscrivent dans cette dynamique positive.

17CGEI3

Les PME sont les premiers employeurs des jeunes diplômés des Grandes écoles.

17CGEI5

Enfin, et pour la seconde année consécutive, la part des jeunes diplômés qui tentent l’aventure internationale pour leur premier emploi est en légère baisse, preuve de l’attractivité française. Ils sont 15,2 % de jeunes actifs à avoir fait le choix de s’expatrier (-1,4 % vs. 2016) en privilégiant, par ordre d’importance, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine et la Suisse. Parallèlement, parmi les 14,9 % d’étudiants étrangers diplômés d’une Grande école, deux tiers sont restés en France pour leur première expérience professionnelle.

17CGEI6

Un premier salaire brut annuel toujours inférieur pour les jeunes diplômées. Malgré un niveau de salaire à la hausse, les femmes restent rémunérées en moyenne 1 948 € annuels bruts (hors primes) de moins que les hommes en 2017.

Les proportions d’ingénieurs et de managers créateurs d’entreprises s’équilibrent. La part des étudiants ayant créé ou repris une entreprise s’établit à 3 % en 2017. La quote-part des créateurs d’entreprises tend à s’équilibrer parmi les managers (3,8 %) et parmi les ingénieurs (2,3 %).

http://www.cge.asso.fr/liste-actualites/vient-de-paraitre-enquete-insertion-2017-des-jeunes-diplomes/

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/06/13/l-embellie-de-l-emploi-continue-pour-les-jeunes-diplomes-des-grandes-ecoles_5143606_4401467.html

https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/030381808430-insertion-des-diplomes-des-grandes-ecoles-lembellie-se-confirme-2094073.php

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire