Sep 06

Dans l’enseignement supérieur, c’est le privé qui augmente le plus…

En 2017-2018, 2 680 400 inscriptions ont été enregistrées dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Ceci représente une augmentation de + 2,7 % (+ 70 700 inscriptions) qui s’explique en partie par une évolution des dispositifs de collecte à l’œuvre depuis 2016. À dispositif équivalent, entre les rentrées 2016 et 2017, la hausse du nombre d’inscriptions est de + 1,4 % (+ 36 200 inscriptions). Cette augmentation structurelle est majoritairement due à celle du nombre d’étudiants inscrits à l’université, en formations d’ingénieur ainsi qu’en écoles de commerce, gestion et comptabilité.
L’enseignement privé rassemble 520 200 étudiants en 2017-2018, soit 19,4 % des effectifs du supérieur. À dispositif équivalent, la hausse de cette année est nettement supérieure à celle des inscriptions dans l’enseignement public : 2,9 % contre 0,9 %
Les instituts universitaires de technologie et les classes préparatoires aux grandes écoles contribuent dans une mesure moindre à cette hausse. En 2017-2018, à dispositif équivalent, les effectifs augmentent par rapport à 2016-2017 dans toutes les académies sauf à Reims, Rennes, Besançon, Caen et Rouen. L’enseignement privé représente près d’un étudiant sur 5.

Telles sont les principales conclusions d’une fiche d’information du MESRI sur les effectifs d’étudiants dans le supérieur en 2017-2018.

En 2017-2018, 1 642 200 étudiants sont inscrits dans les universités de France métropolitaine et des départements d’outre-mer, ce qui représente 61,3 % de l’ensemble des inscriptions dans l’enseignement supérieur. Ces effectifs sont en hausse de 1,2% (+ 18 700 inscriptions), confirmant le ralentissement de la progression observé l’année précédente.

En 2017-2018, les formations d’ingénieurs enregistrent de nouveau une forte augmentation de leurs effectifs (+ 4,1 %, identique à l’année précédente). Le dynamisme observé pour ces formations s’inscrit dans une tendance de long terme : en 25 ans, les effectifs ont été multipliés par 2,5. Sur les cinq dernières années, la progression s’est faite à un rythme moindre, avec une croissance totale de 18 %.
L’enseignement privé rassemble 520 200 étudiants en 2017-2018, soit 19,4 % des effectifs du supérieur. À dispositif équivalent, la hausse de cette année est nettement supérieure à celle des inscriptions dans l’enseignement public : 2,9 % contre 0,9 % hors accroissement des doubles inscriptions (graphique 1). En dehors des trois années 2013, 2014 et 2015 qui font figure d’exception, le rythme de croissance des inscriptions dans l’enseignement public a toujours été depuis 1998 inférieur à celui observé dans l’enseignement privé. Depuis cette date, les inscriptions dans l’enseignement privé ont crû de 89% à dispositif équivalent (+ 225 500 inscriptions), tandis qu’elles n’ont augmenté que de 15% dans l’enseignement public (12 % hors accroissement des doubles inscriptions).

La répartition par filière des étudiants du secteur privé contraste avec celle du secteur public : 33% des étudiants du secteur privé sont inscrits dans une école de commerce, gestion et comptabilité (hors STS), 15 % sont en lycée (STS, CPGE), 11 % sont dans une école paramédicale ou menant aux fonctions sociales, 11% sont en école d’ingénieur, 9% sont dans une école artistique ou culturelle et 7% dans un établissement universitaire privé (tableau 2).

En 2017-2018, 55,0 % des étudiants de l’enseignement supérieur sont des (graphique 2). Depuis 1980, le nombre d’étudiantes dépasse celui des étudiants en France. La proportion d’étudiantes n’a ensuite que très modérément progressé (+ 0,5 point depuis 2000). La progression la plus importante est observée dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce, gestion, comptabilité (+ 4,9 points en 16 ans), et surtout dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie) (+ 6,8 points).

En 2017-2018, 725 000 étudiants reçoivent au moins une aide financière, dont 697 000 une bourse sur critères sociaux (tableau 3). L’ensemble des étudiants bénéficiaires d’une aide représentent ainsi 39,0 % des étudiants inscrits dans une formation ouvrant droit à une bourse.

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2018/22/5/NI_SYNTHESE_2017_2018_1053225.pdf

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Août 30

Recommandations suisses pour l’ESRI

Certains d’entre vous reviennent peut-être de vacances en montagne, voire en Suisse. S’agissant de recherche, enseignement et innovation, la Suisse, pardon, la Confédération Helvétique, est un pays particulièrement performant. Il est donc utile de s’y intéresser.

Quels sont les recommandations du Conseil suisse de la science en matière de formation, recherche et innovation pour les prochaines années ?

Elles sont multiples, traitant notamment de quantiques, de données, de numérique, de sciences citoyennes, d’ouverture sociale ou de Grandes écoles (appelées Hautes écoles spécialisées)… car, non, la France n’est pas le seul pays à avoir des Grandes écoles !

Technologies quantiques suisses 

La Suisse devrait promouvoir le développement de technologies fondées sur les effets quantiques. Le CSS recommande une approche en quatre volets pour garantir la compétitivité dans ce secteur et faire avancer la science, le développement technologique et l’innovation dans des domaines spécialisés de la technologie quantique (QT). Les quatre éléments de cette approche sont : développer la recherche QT ; investir dans les talents ; promouvoir une communauté du capital-risque spécialisée dans les QT ; développer une infrastructure QT accessible à la recherche et à l’industrie.

Transfert de savoir et de technologie 

Devant l’accélération des cycles du progrès technologique, il s’agit d’améliorer l’efficacité du transfert de savoir et de technologie sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur. Pour cela, il serait souhaitable de combler encore davantage le fossé entre recherche fondamentale et innovation, par exemple au moyen de nouveaux modèles de plans de carrière pour les scientifiques désireux de se développer professionnellement hors du monde académique, ou en sensibilisant les PME aux possibilités entrepreneuriales face à la rapidité de la transformation numérique. 

Infrastructures de gestion des données 

La coordination des stratégies des institutions suisses de recherche en matière de gestion des données est nécessaire pour assurer la durabilité et la sécurité des infrastructures. Le Conseil fédéral devrait par conséquent soutenir la coordination au niveau opérationnel. En ce qui concerne les données liées à la santé, la prochaine phase de l’initiative Swiss Personal Health Network (SPHN) sera cruciale. Dans ce domaine, le CSS recommande la création et le financement durable d’un centre national pour l’informatique et les données médicales. En parallèle, le financement à long terme d’études de cohorte devrait rester garanti. 

Compétences numériques 

Afin que les nouvelles technologies numériques donnent aux individus et aux entreprises de nouveaux moyens d’action, le CSS recommande de mettre en place et de développer les compétences numériques transversales de l’ensemble de la population à tous les niveaux du système éducatif et de la formation continue. Cet effort doit aussi englober l’encouragement de la recherche pertinente dans les domaines de la transmission du langage logique et des méthodes scientifiques. 

Formation médicale 

Après avoir concentré les efforts sur l’augmentation du nombre de diplômés en médecine au cours de la période 2017–2020, une réévaluation de l’orientation de la formation médicale est nécessaire pour la prochaine période. Des modèles de programmes d’enseignement doivent être mis au point aux frontières de la médecine clinique avec d’autres disciplines. Si nécessaire, des bases légales sont à adapter pour permettre une meilleure flexibilité. 

Open Science 

Pour garantir la pérennité de l’Open Science, le Conseil fédéral doit veiller aux conditions-cadre, identifier et réduire les obstacles potentiels et prendre les mesures nécessaires, notamment dans le domaine des infrastructures de recherche. Le Conseil fédéral assure l’autonomie des acteurs du système FRI et soutient la participation pleine et entière des chercheurs, principaux acteurs de la réussite de la mise en œuvre de l’Open Science. 

Sciences citoyennes 

Le CSS propose de soutenir les sciences citoyennes en promouvant des formes participatives appropriées au niveau gouvernemental et au niveau de la recherche. Cette approche permet d’accélérer la recherche scientifique, p. ex. le relevé de données, et de promouvoir la compréhension des méthodes scientifiques. Elle resserre aussi les liens entre les citoyens et les tâches de l’encouragement de la recherche et celles des autorités fédérales. L’accent devrait porter notamment sur la création d’interfaces entre les centres de la recherche académique et la société, facilitant l’interaction et la coopération. 

Coopération et politique internationale de la Suisse 

La Confédération met en place des instruments de coordination permanents pour la politique internationale FRI. Elle fournit des analyses de l’environnement international ainsi que des ressources pour soutenir les acteurs FRI à l’intérieur et à l’extérieur de l’administration fédérale afin de soutenir leur orientation stratégique et leur efficacité en matière de coopération internationale. Ce faisant, le Conseil fédéral exploite les atouts stratégiques du système FRI suisse pour promouvoir la coopération au sein du 9ème programme-cadre européen de recherche ainsi que le développement stratégique de la coopération avec des pays extra-européens dans les domaines qui sont d’un intérêt évident pour la Suisse. 

Sélectivité sociale 

La Constitution fédérale dit : «Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, […] de son sexe, […] de sa situation sociale […].» Il convient de mieux respecter ce principe dans l’encouragement des talents, dans les procédures de sélection et dans les structures et les transitions au sein du système éducatif. Garantir l’égalité des chances est une tâche transversale du système FRI ; elle concerne à la fois les acteurs cantonaux et fédéraux. 

Dynamique de la recherche et de l’innovation 

Il faudrait encourager la prise de risque et la tolérance à l’échec dans les processus de recherche au- tant que dans les processus d’innovation. Le dispositif de gestion des risques devrait refléter les objectifs et le contexte du projet de recherche et développement. 

Hautes écoles spécialisées 

Le soutien accordé aux hautes écoles spécialisées (HES) devrait refléter leur mission spécifique et leur rôle propre dans le système FRI. Dans cet ordre d’idées, il faudrait adapter l’encouragement et l’évaluation de projets de recherche aux caractéristiques des divers types de recherche appliquée telle qu’elle est menée dans les HES. Le soutien spécifique à la recherche appliquée vise à fournir un éco-système adéquat afin que les hautes écoles spécialisées soient compétitives dans tous les instruments de financement. 

Grandes initiatives d’encouragement 

Les grandes initiatives d’encouragement doivent rester une exception destinée à soutenir le développement de la position stratégique de la Suisse dans un contexte international. La base légale devrait donner des orientations pour la proposition, la sélection et l’organisation de telles initiatives. 

https://wissenschaftsrat.ch/images/stories/pdf/de/Empfehlungen-des-SWR-fr-die-BFI-Botschaft-2021-2024.pdf

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juil 12

Recommandations de l’OCDE sur l’IA

Pour poursuivre un tour d’horizon des approches internationale sur l’intelligence artificielle, intéressons-nous, pour ce dernier article avant la trêve estivale, aux recommandations du Conseil de l’OCDE sur l’intelligence artificielle.

S’appuyant notamment sur les Objectifs de développement durable énoncés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies  et sur les travaux importants menés sur l’intelligence artificielle (ci-après dénommée « IA ») dans le cadre d’autres instances internationales gouvernementales et non gouvernementales, l’OCDE reconnait que l’IA a des incidences mondiales généralisées et profondes qui transforment les sociétés, les secteurs économiques et le monde du travail, une tendance qui devrait s’accentuer à l’avenir et qu’elle promet d’améliorer la prospérité et le bien-être des individus, de contribuer à une activité économique mondiale dynamique et durable, de stimuler l’innovation et la productivité, et d’aider à affronter les grands défis planétaires. Mais l’organisation reconnait aussi que la confiance est un déterminant essentiel de la transformation numérique, que, bien qu’il soit difficile de prévoir la nature des futures applications de l’IA et leurs incidences, la confiance dans la fiabilité des systèmes d’IA est un facteur clé de la diffusion et de l’adoption de l’IA ; et qu’un débat public bien informé de l’ensemble de la société est nécessaire afin de concrétiser le potentiel entier de cette technologie tout en limitant les risques qui y sont associés.

L’OCDE met en avant des principes qu’elle considère comme complémentaires et devant être considérés comme un tout pour une approche responsable en appui d’une IA digne de confiance.

Croissance inclusive, développement durable et bien-être 

Les parties prenantes devraient adopter de manière proactive une approche responsable en soutien d’une IA digne de confiance afin de tendre vers des résultats bénéfiques pour les individus et la planète, tels que le renforcement des capacités humaines et le renforcement de la créativité humaine, l’inclusion des populations sous-représentées, la réduction des inégalités économiques, sociales, entre les sexes et autres, et la protection des milieux naturels, favorisant ainsi la croissance inclusive, le développement durable et le bien-être.

Valeurs centrées sur l’humain et équité 

Les acteurs de l’IA devraient respecter l’état de droit, les droits de l’homme et les valeurs démocratiques tout au long du cycle de vie des systèmes d’IA. Ces droits et valeurs comprennent la liberté, la dignité et l’autonomie, la protection de la vie privée et des données, la non-discrimination et l’égalité, la diversité, l’équité, la justice sociale, ainsi que les droits des travailleurs reconnus à l’échelle internationale. 

Pour ce faire, les acteurs de l’IA devraient instituer des garanties et des mécanismes, tels que l’attribution de la capacité de décision finale à l’homme, qui soient adaptés au contexte et à l’état de l’art. 

Transparence et explicabilité

Les acteurs de l’IA devraient s’engager à assurer la transparence et une divulgation responsable des informations liées aux systèmes d’IA. À cet effet, ils devraient fournir des informations pertinentes, adaptées au contexte et à l’état de l’art, afin : 

  • de favoriser une compréhension générale des systèmes d’IA,
  • d’informer les parties prenantes de leurs interactions avec les systèmes d’IA, y compris dans la sphère professionnelle, 
  • de permettre aux personnes concernées par un système d’IA d’en appréhender le résultat, et, 
  • de permettre aux personnes subissant les effets néfastes d’un système d’IA de contester les résultats sur la base d’informations claires et facilement compréhensibles sur les facteurs, et sur la logique ayant servi à la formulation de prévisions, recommandations ou décisions.

Robustesse, sûreté et sécurité

Les systèmes d’IA devraient être robustes, sûrs et sécurisés tout au long de leur cycle de vie, de sorte que, dans des conditions d’utilisation normales ou prévisibles, ou en cas d’utilisation abusive ou de conditions défavorables, ils soient à même de fonctionner convenablement, et ne fassent pas peser un risque de sécurité démesuré. 

Pour ce faire, les acteurs de l’IA devraient veiller à la traçabilité, notamment pour ce qui est des ensembles de données, des processus et des décisions prises au cours du cycle de vie des systèmes d’IA, afin de permettre l’analyse des résultats produits par lesdits systèmes d’IA et le traitement des demandes d’information, compte tenu du contexte et de l’état de l’art de la technologie. 

Les acteurs de l’IA devraient, selon leurs rôles respectifs, le contexte et leur capacité à agir, appliquer de manière continue une approche systématique de la gestion du risque, à chaque phase du cycle de vie des systèmes d’IA, afin de gérer les risques y afférents, notamment ceux liés au respect de la vie privée, à la sécurité numérique, à la sûreté et aux biais.

S’agissant des politiques nationales et coopération internationale à l’appui d’une IA digne de confiance, l’OCDE recommande à ses « adhérents » de mettre en œuvre les recommandations suivantes.

Investir dans la recherche et le développement en matière d’IA 

Les pouvoirs publics devraient envisager des investissements publics à long terme et encourager les investissements privés dans la recherche et le développement, notamment interdisciplinaire, afin de stimuler l’innovation dans une IA digne de confiance, relevant des défis techniques importants, ainsi que sur les implications sociales, juridiques et éthiques et les politiques liées à l’IA. 

Les pouvoirs publics devraient par ailleurs envisager des investissements publics et encourager les investissements privés dans des ensembles de données en libre accès qui soient représentatifs et qui garantissent la protection de la vie privée et des données, pour soutenir un environnement de recherche et développement en matière d’IA sans partialité indue et renforcer l’interopérabilité et l’utilisation de normes.

Favoriser l’instauration d’un écosystème numérique pour l’IA

Les pouvoirs publics devraient favoriser le développement et l’accessibilité d’un écosystème numérique à l’appui d’une IA digne de confiance. Cet écosystème se compose notamment des technologies et infrastructures numériques et des mécanismes de partage des connaissances en matière d’IA, en fonction des besoins. À cet égard, les pouvoirs publics devraient envisager de promouvoir des mécanismes, tels que les fiducies de données (« data trusts »), pour favoriser le partage des données de façon sûre, équitable, légale et éthique.

Façonner un cadre d’action favorable à l’IA 

Les pouvoirs publics devraient promouvoir l’instauration d’un cadre d’action favorable qui soutienne une transition souple du stade de recherche et développement à celui de déploiement de systèmes d’IA dignes de confiance. À cette fin, ils devraient envisager le recours à l’expérimentation, afin de fournir un environnement contrôlé dans lequel les systèmes d’IA peuvent être testés et monter en puissance, selon les besoins. 

Les pouvoirs publics devraient examiner et adapter, selon les besoins, leur cadres politiques et réglementaires et leurs mécanismes d’évaluation applicables aux systèmes d’IA, afin d’encourager l’innovation et la concurrence dans le développement d’une IA digne de confiance. 

Renforcer les capacités humaines et préparer la transformation du marché du travail 

Les pouvoirs publics devraient travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes en vue de préparer la transformation du monde du travail et de la société. Ils devraient donner aux personnes les moyens d’utiliser et d’interagir efficacement avec les systèmes d’IA au travers de leurs différentes applications, notamment en les dotant des compétences nécessaires. 

Les pouvoirs publics devraient prendre des mesures, y compris en recourant au dialogue social, pour assurer une transition équitable des travailleurs au fur et à mesure du déploiement d’IA, notamment par le biais de programmes de formation tout au long de la vie active, du soutien aux personnes affectées par les suppressions de postes et de l’accès aux nouvelles opportunités sur le marché du travail. 

Les pouvoirs publics devraient par ailleurs travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour promouvoir l’utilisation responsable de l’IA au travail, renforcer la sécurité des travailleurs et la qualité des emplois, favoriser l’entrepreneuriat et la productivité, et veiller à ce que les avantages de l’IA soient partagés largement et équitablement.

Favoriser la coopération internationale au service d’une IA digne de confiance

Les pouvoirs publics, y compris ceux des pays en voie de développement, en association avec les parties prenantes, devraient coopérer activement afin de faire progresser la mise en œuvre de ces principes et de progresser dans une approche responsable en appui d’une IA digne de confiance. 

Les pouvoirs publics devraient travailler de concert, au sein de l’OCDE et d’autres instances mondiales et régionales pertinentes, en vue de favoriser le partage des connaissances en matière d’IA, selon les besoins. Ils devraient encourager les initiatives multipartites internationales, intersectorielles et ouvertes afin de bâtir une expertise à long terme en matière d’IA.

Les pouvoirs publics devraient encourager l’élaboration de normes techniques internationales multipartites fondées sur la recherche de consensus, au service d’une IA interopérable et digne de confiance. 

Les pouvoirs publics devraient en outre encourager la mise au point et l’utilisation, pour leurs propres besoins, d’indicateurs comparables au plan international, afin de mesurer la recherche et le développement dans le domaine de l’IA et le déploiement de l’IA, et de constituer la base factuelle nécessaire au suivi des progrès quant à la mise en œuvre des principes exposés dans les présentes.

Au-delà de ces recommandations, un point intéressant est les définitionsdonnées par l’OCDE des termes techniques suivants : 

Système d’IA : Un système d’intelligence artificielle (ou système d’IA) est un système automatisé qui, pour un ensemble donné d’objectifs définis par l’homme, est en mesure d’établir des prévisions, de formuler des recommandations, ou de prendre des décisions influant sur des environnements réels ou virtuels. Les systèmes d’IA sont conçus pour fonctionner à des degrés d’autonomie divers. 

Cycle de vie d’un système d’IA : Le cycle de vie d’un système d’IA comporte plusieurs phases : i) la phase de « conception, données et modèles », séquence dépendante du contexte comprenant la planification et la conception, la collecte et le traitement des données, ainsi que la construction du modèle ; ii) la phase de « vérification et validation » ; iii) la phase de « déploiement » ; et iv) la phase d’« exploitation et (de) suivi ». Ces phases présentent souvent un caractère itératif et ne suivent pas nécessairement un ordre séquentiel. La décision de mettre un terme à l’utilisation d’un système d’IA peut intervenir à n’importe quel stade de la phase d’exploitation et de suivi.

Connaissances en matière d’IA : Les connaissances en matière d’IA désignent les compétences et les ressources, à l’instar des données, du code, des algorithmes, des modèles, de la recherche, du savoir-faire, des programmes de formation, de la gouvernance, des processus et des meilleures pratiques nécessaires pour comprendre le cycle de vie des systèmes d’IA et y prendre part. 

Acteurs de l’IA : Les acteurs de l’IA sont les parties jouant un rôle actif dans le cycle de vie d’un système d’IA, y compris les organisations et les individus qui déploient ou exploitent l’IA.

Parties prenantes : On entend par parties prenantes l’ensemble des organisations et des individus intervenant dans les systèmes d’IA ou concernés par ces systèmes, que ce soit directement ou indirectement. Les acteurs de l’IA constituent un sous-ensemble des parties prenantes.

https://legalinstruments.oecd.org/fr/instruments/OECD-LEGAL-0449

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Juil 05

Asie et développement de l’IA

Le développement de l’intelligence artificielle suscite de nombreuses réflexions… sur tous les plans et dans tous les pays développés, y compris, voire surtout, les plus grands ou performants.

En Chine, le président Xi Jinping souligne le rôle de l’intelligence artificielle dans la croissance. La Chine attache une grande importance au développement innovant et considère que l’intelligence artificielle de nouvelle génération est la force motrice du développement scientifique et technologique, de l’optimisation et de la modernisation industrielles, ainsi que d’importantes améliorations de la productivité tout en s’efforçant d’atteindre un développement de haute qualité, a-t-il déclaré récemment.

Les efforts seront intensifiés pour développer les applications d’intelligence artificielle dans les domaines de la gestion urbaine, des services publics, des transports et de la logistique, des soins de santé et de la sécurité. Le ministre des Sciences et Technologies, Wang Zhigang, a déclaré que la Chine préparait des règlements et des normes pour réglementer l’intelligence artificielle et les publierait bientôt.

La Chine souhaite renforcer la coopération internationale en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle, notamment en ce qui concerne les lois et règlements, les normes éthiques et les règles internationales.

En 2017, le Conseil des affaires d’État (le gouvernement chinois) avait déjà publié un plan établissant des références pour le secteur de l’intelligence artificielle en Chine, la valeur des industries de base de l’intelligence artificielle devant dépasser 1 000 milliards de yuans (129 milliards d’euros) afin de faire de la Chine le leader mondial de l’innovation en intelligence artificielle d’ici 2030.

Au Japon, la pénurie des ressources humaines en sciences met en péril les avancées en intelligence artificielle. 

Une « brève » du service de l’attaché scientifique français au Japon souligne que cette année encore, les entreprises japonaises ne sont pas parvenues à recruter autant de profils scientifiques qu’elles auraient aimé. Plus de 5 % des offres d’emploi sur des profils scientifiques n’ont pu être pourvues. 

En particulier, les compétences en intelligence artificielle et en analyse de données (data science), pour lesquelles la demande des entreprises est en forte hausse, sont les plus touchées. Cette incapacité du flux de nouveaux diplômés scientifiques arrivant sur le marché du travail à satisfaire la demande des entreprises est un phénomène continu depuis 2008, date à laquelle ces statistiques ont commencé à être produites. En comparaison, depuis 2017, les diplômés en sciences humaines parviennent à satisfaire les demandes d’embauche des entreprises japonaises.

Ce phénomène devrait se poursuivre dans les prochaines années. En effet, selon ce sondage, la demande des entreprises japonaises pour les diplômés scientifiques va augmenter de 11,7 % pour la session de recrutement du printemps 2020 (constituant ainsi la sixième année de croissance à deux chiffres de cet indicateur) : le gouvernement japonais prévoit ainsi un manque de 50,000 ingénieurs en sciences et technologies. Cette pénurie remet en cause les ambitions japonaises et la capacité du pays à atteindre ses objectifs, notamment la société du futur (society 5.0) concept clé de la stratégie du gouvernement.

Dans le cadre des travaux de définition de la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle (qui complètera la première stratégie publiée en mars 2017, et dont les conclusions sont attendues pour cet été 2019), plusieurs mesures ont été identifiées pour faire face à cette pénurie de ressources. Lors d’une réunion fin mars, le panel d’experts a recommandé que tous les étudiants en université reçoivent une formation de base en intelligence artificielle, et que des formations puissent être créées afin que les salariés en entreprise se forment à ce domaine.

http://french.china.org.cn/china/txt/2019-05/18/content_74798370.htm

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/japon/article/au-japon-la-penurie-des-ressources-humaines-en-sciences-met-en-peril-les

Publié dans Uncategorized | 1 Commentaire
Juin 28

Automobile, numérique et mobilité de demain


Le numérique n’existe que par ses usage… Dans la santé, voir l’un des articles précédents, mais aussi dans la mobilité. Là aussi, deux rapports récents sont venus enrichir la réflexion, centrés sur les véhicules « autonomes ».

Signalons tout d’abord ici que le terme autonomeest un abus de langage et devrait être remplacé par automatisé, voire automatique. En effet, un système est dit autonome lorsqu’il définit lui-même ses propres règles. Ce qui, Dieu merci n’est pas le cas des véhicules, ceux-ci étant programmés pour suivre, a minima, le code de la route.

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a récemment publié un bilan des actions engagées (mai 2018 – avril 2019) dans le cadre de la stratégie nationale pour le développement des véhicules autonomes.

Pour le développement des mobilités autonomes, la stratégie française (mars 2018) s’articule autour des dix actions phares suivantes : 

  1. Construire le cadre permettant, d’ici 2020 à 2022, la circulation en France de voitures particulières, de véhicules de transport public, et de véhicules de transport de marchandises hautement automatisés. Si besoin le code de la route, les règles de responsabilité, la formation à la conduite seront adaptés. 
  2. Établir un cadre national de validation des systèmes de transports publics automatisés et, au niveau européen et international (CEE-ONU), une réglementation technique et un cadre d’homologation spécifiques au véhicule autonome. 
  3. Intégrer dans la réglementation technique les enjeux de cybersécurité, et développer l’analyse de la menace, dans le cadre d’un groupe de travail conjoint Etat – acteurs industriels. 
  4. Définir, sous l’animation de l’État, les règles de mise en commun des données, outils et méthodes d’évaluation et de validation des systèmes. 
  5. Structurer un programme national d’expérimentation, tous cas d’usage confondus (véhicule particulier, transports publics, fret et logistique), impliquant les filières industrielles et les territoires, et permettant de développer les outils de validation des systèmes. Le Programme d’investissement d’avenir (PIA) sera mobilisé pour soutenir cette démarche et maintenir le soutien financier de l’Etat. 
  6. Construire d’ici 2019 un cadre favorable aux échanges des données produites par les véhicules, permettant de contribuer d’une part à la sécurité routière, à la gestion des trafics et à l’entretien des infrastructures, d’autre part au développement de services à la mobilité. 
  7. Préparer un ou des plans de déploiement de la connectivité des infrastructures, notamment par l’analyse de la pertinence des différentes technologies aux cas d’usage et aux réseaux routiers concernés. 
  8. Encourager et accompagner le développement de la cartographie numérique de précision, en identifiant les actions pouvant faire l’objet de mutualisation. 
  9. Mettre en place un suivi des perceptions individuelles et sociales et de l’acceptabilité du véhicule autonome pour identifier les questions critiques, y compris éthiques. 
  10. Réaliser une analyse détaillée de l’impact du développement du véhicule autonome sur les besoins en emplois et en compétences. 

Des mesures annoncées en février 2019 renforcent et complètent la stratégie nationale : 

  1. Mettre en place le cadre permettant d’expérimenter des véhicules des plus hauts niveaux d’automatisation (Loi PACTE). 
  2. Mettre en place un cadre législatif permettant la mise en place de services pérennes (Loi d’orientation des mobilités) dès 2020 s’agissant des services de transport. 
  3. Poursuivre l’accompagnement à la R&D de la filière sur des enjeux-clés, comme par exemple dans le domaine de la certification des algorithmes. 
  4. Favoriser la mise en place d’une base commune européenne sur les situations de conduite. 
  5. Mettre en place un observatoire national de l’acceptabilité pour la prise en compte de ces enjeux, y compris leur composante éthique, dans la conception de ces systèmes.
  6. Mettre en place un réseau de territoires et de collectivités pour mutualiser les besoins et les échanges d’expériences. 
  7. Augmenter la couverture du réseau mobile le long des axes de transports et déployer la connectivité pour les systèmes de transports intelligents coopératifs (C-ITS). 
  8. Engager une démarche au niveau européen et international pour accélérer les travaux internationaux sur le sujet et les méthodes de validation des véhicules (2019). 

Un an après sa publication, les actions engagées portent principalement sur le cadre législatif et réglementaire en matière de règles de conduite et de responsabilité ; la validation de sécurité et l’homologation ; la démultiplication des expérimentations ; les aspects sociétaux. 

Un premier bilan de ces actions est présenté dans le rapport. Les éléments les plus saillants sont les suivants: 

  1. le cadre d’expérimentation est en voie d’être élargi pour traiter des cas d’usages sans conducteur, grâce aux dispositions de la loi PACTE,
  2. la Loi d’Orientation des mobilités comporte une habilitation à procéder par ordonnance pour créer le futur cadre permanent, après la phase actuelle d’expérimentations : cette ordonnance traitera des sujets critiques que constituent les règles de conduite, de validation et de responsabilité ; la revue des articles du code de la route affectés par la délégation de conduite a été conduite, 
  3. la préfiguration du cadre de circulation des transports publics hautement automatisés sur parcours prédéfinis est engagée, en concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité, 
  4. le déploiement de la connectivité du réseau a fait l’objet d’une stratégie partagée avec les industriels, 
  5. le programme national d’expérimentations soutenu par les pouvoirs publics est lancé ; il permettra de lancer ou prolonger une quinzaine d’expérimentations, sur une diversité de cas d’usages et de territoires, en vue de progresser collectivement sur la validation de ces systèmes, 
  6. un cadre de dialogue sur l’acceptabilité a été mis en place ; il permet de mettre en commun les approches des industriels, des associations d’usagers, des représentants des autorités organisatrices en termes d’usages, mais aussi de freins à l’acceptabilité, 
  7. une approche partenariale avec les collectivités locales a été initiée, par une revue des attentes et des besoins, 
  8. la France a proposé à l’ONU une évolution des réglementations internationales de la conduite et de la validation de sécurité pour couvrir les niveaux les plus élevés de délégation de conduite. 

C’est ensuite un rapport de Xavier Mosquet et Patrick Pélata sur la filière automobile qui traite du renforcement et de la compétitivité de la France dans l’automobile et la mobilité de demain.

Ce rapport fait le constat que l’industrie automobile a joué un rôle important comme moteur de l’économie et de l’emploi en France pendant les dernières décennies, de même que dans le reste de l’Europe, par exemple en Allemagne ou en Italie. A ce jour, la filière automobile en France représente plus de 140 000 entreprises et 800 000 salariés sur tout le territoire. 

Cette industrie va connaître dans les prochaines années des transformations profondes, sous la pression de l’impératif environnemental, des évolutions technologiques et des changements de comportement des consommateurs. Plus encore qu’aujourd’hui, l’automobile de demain devra être propre, autonome, partagée. Pour les pouvoirs publics et les acteurs de l’industrie automobile, ces transformations sont à la fois des défis et des opportunités dont il faut se saisir. 

Ce rapport vise à évaluer les domaines d’avenir dans lesquels la France peut se distinguer au niveau mondial, et étudier les actions à mener pour se positionner au mieux dans la compétition internationale et attirer les investissements internationalement mobiles. 

La première transformation qui va impacter le monde de l’automobile dans les prochains mois et les prochaines années est la transition vers des véhicules plus propres. Dans un premier temps, ces véhicules propres seront électrifiés c’est-à-dire électriques, hybrides rechargeables ou hybrides. Le marché de l’électromobilité est aujourd’hui en phase d’accélération. La Norvège, la Chine et la Californie notamment ont connu un fort développement (les véhicules électriques et hybrides rechargeables ont constitué près de 50 % des ventes de véhicules particuliers en Norvège en 2018). La France voit aussi les ventes accélérer, mais les volumes demeurent encore modestes (2 % des ventes en 2018). 

Sous l’effet des règles européennes en matière de CO2, la transition vers une mobilité plus propre doit fortement s’accélérer en France et Europe dans les années à venir. Le Contrat stratégique de la filière Automobile, signé en mai 2018, fixe comme objectif 1 million de véhicules électrifiés en circulation en France à fin 2022. Le gouvernement et les acteurs de l’automobile français s’y préparent. Les constructeurs ont annoncé de nombreux lancements de véhicules et investissements dans les capacités de production. Le gouvernement a mené ces dernières années plusieurs actions en faveur de la mobilité propre (bonus, bornes, etc.). Pour atteindre les objectifs, il est toutefois nécessaire de renforcer les mesures prises et de mener des actions de façon coordonnée dès 2019. 

La deuxième transformation concerne l’arrivée des véhicules autonomes. C’est un enjeu crucial pour le secteur automobile : d’après les prévisions du BCG les véhicules autonomes pourraient représenter jusqu’à 8 % des ventes mondiales en 2030 et de 7 à 14 % en Europe (automatisation de niveaux 4 et 5). Des investissements de plusieurs centaines de millions voire milliards d’euros ont déjà été engagés par plusieurs acteurs, notamment américains (Waymo, GM Cruise, Uber, Aptiv), allemands (Daimler, BMW) et chinois (Baidu). La France dispose d’acteurs bien positionnés sur certaines briques technologiques utiles, par exemple Valeo pour les capteurs. Toutefois, les constructeurs automobiles français sont en retard par rapport aux acteurs leaders pour le développement de la technologie du véhicule autonome. Encourager le développement d’une technologie de véhicule autonome française ou européenne doit donc être un des axes clés d’une politique industrielle en faveur de l’automobile pour les prochaines années. 

En parallèle, l’émergence du véhicule « autonome » fait apparaître un certain nombre d’enjeux réglementaires qu’il convient de traiter, en particulier pour réussir l’homologation voire la certification de cette nouvelle technologie sur chacun de ses domaines possibles d’application. 

La troisième évolution concerne le développement des services de mobilité. Tous les acteurs de l’automobile ont créé des plateformes proposant des services de transport à la demande ou d’auto-partage, par exemple. D’autres acteurs, souvent issus de la Tech, ont pris des positions fortes sur ces marchés. L’émergence de ces services de mobilité répond à une attente forte de la part des usagers : plus faciles, plus économiques, plus rapides, parfois plus écologiques. C’est aussi vers cette application de mobilité urbaine à la demande, éventuellement partagée, que tendent les développements de véhicules autonomes (niveaux 4 et 5), avec des enjeux de taille pour la chaîne de valeur de l’automobile. Le développement des services de mobilité doit donc continuer à être encouragé. 

Ces trois évolutions convergent et la décennie 2020 verra sans doute des applications à grande échelle de flottes de véhicules autonomes électriques et partagés dans nos métropoles voire nos campagnes. La France a de multiples atouts pour prendre une bonne place dans cette transformation : R&D publique et privée, base industrielle tant automobile que de transports publics, talents d’ingénierie, main d’œuvre productive, collectivités dynamiques, volontarisme des pouvoirs publics, électricité décarbonée, etc. Mais ces atouts sont encore dispersés et des efforts sont nécessaires pour mieux les fédérer. Dans ce contexte de mutation, défendre l’attractivité et la compétitivité de la France est un enjeu multiple : 

  • Economique d’abord pour attirer de nouveaux acteurs sur le territoire et favoriser le succès de ceux qui y sont déjà présents ; 
  • Sociétal ensuite afin que les collectivités et les usagers bénéficient de meilleures solutions de mobilité : à moindre coût, plus écologiques, plus sécuritaires, accessibles à tous et mieux intégrées ; 
  • D’acceptabilité enfin, car ces transformations vont impliquer des changements dans les comportements et des mutations dans le tissu industriel et les emplois. 

Pour réussir, la France devra réussir à mener plusieurs actions, parmi lesquelles : 

  • Assurer la présence d’un marché attractif ; 
  • Offrir le cadre règlementaire pour innover et déployer de nouvelles solutions ; 
  • Soutenir les initiatives industrielles ; 
  • S’assurer de l’engagement des industriels engagés dans ces métiers ; 
  • Accompagner les usagers et les acteurs de la filière. 

<https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2019%2004%2017%20-%20strat%C3%A9gie%20nationale%20-%20bilan%20-%20vdef.pdf>