Où vont les néo-étudiants après le baccalauréat ?

Une étude de l’INSEE nous éclaire sur la mobilité des bacheliers qui rentrent dans l’enseignement supérieur.

Après le baccalauréat, à l’entrée dans l’enseignement supérieur, 6 bacheliers sur 10 choisissent une formation dans une autre zone d’emploi que celle où ils étudiaient en terminale. Cette mobilité dépend de la diversité de l’offre locale de formation. Elle varie aussi selon l’origine sociale des jeunes. 

Les différences sont marquées entre les territoires. Par construction, les jeunes issus d’un territoire n’offrant pas d’établissement du supérieur sont contraints de se déplacer, soit au sein de l’académie (pour 56% d’entre eux), soit dans une autre académie (44 %). La moitié d’entre eux déménage pour suivre ses études, l’autre moitié effectue des navettes quotidiennes entre son domicile et son lieu d’étude.

Au contraire, 8 bacheliers originaires d’un grand pôle universitaire sur 10 restent dans leur zone d’emploi d’origine. Les mobilités sont un peu plus souvent associées à une sortie d’académie et à des déménagements. 

En plus des mobilités, l’offre locale impacte l’orientation des bacheliers : ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se déplacer s’orientent de facto vers les formations proposées sur leur territoire. Ainsi, les jeunes issus d’un territoire offrant uniquement des formations de proximité s’orientent un peu plus vers les IUT et les STS. À l’inverse, ceux originaires d’un territoire sans formation sont contraints à une mobilité, mais sont moins influencés dans leur orientation. Dans ce cas, les formations universitaires hors santé sont largement plébiscitées au détriment des STS. 

Au-delà des effets des disparités géographiques, les choix d’orientation diffèrent selon l’origine sociale de l’étudiant. L’origine sociale joue sur les résultats scolaires, la série de baccalauréat ou la mention obtenue, la connaissance des filières post-bac et les aspirations des jeunes. 

Les changements d’académie à l’entrée dans l’enseignement supérieur sont en revanche moins fréquents : ilsconcernent seulement 2 bacheliers sur 10 et dans un peu plus de la moitié des cas, ils s’accompagnent d’un déménagement. Ces mobilités concernent principalement des académies limitrophes. 

<https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/version-html/3688229/ip1727.pdf>

<https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3688229/ip1727.xls>

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