Le secrétaire d’Etat à l’ESR livre ses réflexions au CNESER

Thierry Mandon, a présenté ses réflexions sur l’ESR, lors de la séance d’installation du Cneser (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche), soulignant sa place centrale dans l’EST et assurant que rien de durable ne peut être fait sans un dialogue approfondi. Les réformes, surtout si elles sont ambitieuses, ne peuvent être entreprises que si elles s’appuient sur une concertation large, représentative et active.

T Mandon

Trois principes d’action.

Il a exposé ses trois principes d’actions.

  • une attention constante accordée à la simplification de la vie quotidienne de l’ensemble de la communauté de l’ESR, étudiants et enseignants-chercheurs, dans le cadre de la relation établissements-administration ;
  • mettre la notion de qualité au cœur de notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Sur ce point, il souligne que les dispositions de la loi de 2013 prévoyant des voies d’accès particulières aux docteurs dans les métiers d’encadrement de la fonction publique doivent recevoir rapidement une traduction ;
  • mettre la diversité scientifique et l’innovation au cœur de notre démarche. Il annonce vouloir que soit initiée dans les plus brefs délais une réflexion sur les moyens permettant de donner toute sa place à la transdisciplinarité et de mieux valoriser les parcours atypiques, tant à l’université que dans les organismes de recherche.

Des orientations ESR (SNR et Stranes) déclinées dès la rentrée.

Il a annoncé que le rapport sur la Stranes doit être remis très prochainement au président de la République. S’agissant de la SNR, il assure que les orientations qui en découlent seront intégrées dans le plan d’action de l’ANR dès 2016 et ont vocation à être intégrées dans le cadre du PIA 2 et des nouveaux investissements d’avenir qui seront lancés en 2017. (…) Les deux rapports ont vocation à être discutés devant [le Cneser], puis à être fusionnés en un Livre blanc qui sera remis au chef de l’État. La démarche stratégique impulsée à travers la Stranes et la SNR […] a pour objet de servir l’action. C’est pourquoi les orientations auxquelles elle a abouti seront déclinées dès la rentrée, en s’appuyant sur des principes clairs.

Sur la SNR, voir http://science-innovation-developpement.com/nouvelle-strategie-nationale-de-recherche-france-europe-2020/

Sur la Stranes, voir aussi  http://science-innovation-developpement.com/strategie-nationale-de-lenseignement-superieur-les-preconisations-du-comite-stranes/ 

Budget 2016

Thierry Mandon considère que l’ESR a eu sa part de l’effort collectif, mais que, d’un strict point de vue budgétaire, ce secteur a fait l’objet d’une réelle priorité. Il admet toutefois que derrière [des] chiffres favorables se cache toutefois une réalité qui est souvent difficile, notamment du fait d’une augmentation sans précédent du nombre d’étudiants. Il mesure les efforts qui ont dû être consentis par les établissements pour assurer leur équilibre financier au cours des dernières années. Il rappelle par ailleurs qu’une augmentation des droits d’inscription n’est pas la politique du gouvernement.

La préparation du PLF 2016 est en cours et je ne peux pas encore vous dire ce que sera le budget de l’ESR pour l’année à venir. Mais je peux vous assurer que c’est en ayant clairement à l’esprit la situation concrète des établissements et organismes de l’ESR que Najat Vallaud-Belkacem et moi négocions l’évolution de leurs moyens pour 2016.

Financements européens et investissements d’avenir

S’agissant d’autres financements, deux ressources jouent un rôle particulièrement important : les financements européens, qui représentent un apport d’environ 700 M€ par an pour l’ESR dans notre pays ; et les investissements d’avenir, qui sont devenus un financement souvent essentiel pour de nombreux établissements et organismes. (…) La réponse à la question du financement de l’ESR passe par une réflexion sur la mobilisation de ces ressources, non seulement pour en augmenter le montant – c’est vrai notamment des financements européens – , mais aussi pour en améliorer l’articulation avec les moyens budgétaires traditionnels – c’est sans doute nécessaire pour les investissements d’avenir.

La formation continue

L’enseignement supérieur est encore trop fermé aux salariés, avec une part du marché de la formation continue limitée à 2 %. Notre priorité doit être de développer la formation professionnelle continue dans le supérieur. C’est un enjeu de financement pour les établissements. (…) Le développement de la formation continue apparaît comme l’un des moyens les plus efficaces pour apporter aux établissements d’enseignement supérieur les ressources dynamiques dont ils ont besoin. Un doublement de leur part de marché correspondrait à un surcroît d’activité de l’ordre d’un milliard d’euros ; cette évolution peut être visée à l’horizon 2020.

Caractère incitatif du CIR pour l’embauche de docteurs

Thierry Mandon souhaite que l’on puisse mettre à l’étude les moyens permettant de renforcer le caractère incitatif du CIR, tant pour ce qui est du développement de la recherche partenariale que de l’embauche des docteurs. Il juge le CIR non seulement essentiel pour l’attractivité et la compétitivité de notre économie, mais les évaluations disponibles montrent de plus en plus clairement son rôle de soutien de l’effort de recherche des entreprises.

Rappelons que le CNESER est un conseil consultatif auprès du ministère, où sont discutés tous les textes concernant l’enseignement supérieur et la recherche (par exemple la réforme des diplômes ou formations universitaires, l’habilitation des diplômes, la mise en place de la charte du doctorat, la réforme des écoles doctorales, etc.). Le ministère est tenu de consulter le CNESER avant toute décision politique concernant l’enseignement supérieur et la recherche.

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