La France investit 5,3 % de son PIB dans l’éducation

La France investit 5,3 % de son PIB dans l’éducation de l’enseignement primaire au supérieur, ce qui est aussi la moyenne des pays de l’OCDE. Telle est l’une des conclusions du rapport annuel de l’OCDE « Regards sur l’éducation 2015 : Les indicateurs de l’OCDE« . En valeur absolue et pour l’enseignement supérieur, la France consacre en moyenne 15 281 dollars PPA à chaque étudiant inscrit, ce qui est très légèrement plus (1,6%) que la moyenne des pays de l’OCDE (15 028 dollars PPA, dollars « Parité de Pouvoir d’Achat » prenant en compte le niveau de vie).

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S’agissant de l’enseignement supérieur, les principales conclusions du rapport pour la France sont les suivantes.

Depuis 40 ans, le niveau de formation de la population française s’est considérablement élevé.

En France, les formations du supérieur de cycle court de type IUT/STS recueillent un franc succès chez les jeunes.

En France, la poursuite des études supérieures au-delà de l’obtention d’une licence s’avère également beaucoup plus rentable en termes de salaire …. … mais aussi en termes d’employabilité.

Dans plus d’un tiers des pays de l’OCDE, les frais de scolarité sont les mêmes pour les étudiants inscrits en Licence ou en Master.

La proportion de titulaires d’un doctorat est au niveau de la moyenne de l’OCDE en France, mais près de 40 % des étudiants qui obtiennent un doctorat sont des étudiants en mobilité internationale.

En France, 62 % au moins des individus ayant obtenu un doctorat en 2013 ont suivi une formation en sciences ou en ingénierie (contre 44 % en moyenne OCDE).

La France demeure un pays attractif sur le plan de son système éducatif, et accueille 6 % des effectifs mondiaux d’étudiants de l’enseignement supérieurs scolarisés à l’étranger. Cependant, de nouveaux pays émergents entrent dans la compétition sur le marché de l’éducation, … ce qui incite un nombre grandissant de pays (dont la France) à assouplir leur politique d’immigration pour encourager l’installation temporaire ou permanente d’étudiants en mobilité internationale.

151125 OCDE mobilité

Un nombre grandissant de pays dispense désormais des cours en anglais dans certaines filières du supérieur.

Le niveau de formation a considérablement augmenté en France depuis 30 ans. Ces résultats se traduisent par une mobilité ascendante du niveau de formation : 40 % des jeunes (25-34 ans) ont ainsi un niveau de formation plus élevé que celui de leurs parents.

151124 OCDE ascenseur sociale

Parmi les adultes âgés de 25-34 ans, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir un diplôme de l’enseignement supérieur en France, comme dans 40 des 43 pays disposant de données comparables.

Plus le diplôme obtenu est élevé, plus les inégalités entre les hommes et les femmes sont faibles sur le marché du travail.

Néanmoins, les femmes diplômées de l’enseignement tertiaire gagnent 74% environ de ce que perçoivent les hommes à niveau égal de formation, aussi bien en France qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’insertion des jeunes les moins qualifiés est difficile en France. La France doit renforcer l’efficacité de la formation et veiller à ce que chacun en bénéficie pleinement.

En France, les jeunes n’ont pas suffisamment accès à l’apprentissage, et les filières professionnelles ne sont, sous leur forme actuelle, pas assez porteuses sur le marché du travail .

En France, une fois entrés sur le marché du travail, les salariés ont moins d’opportunités par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE de participer à des activités formelles et/ou non formelles de formation financées par les employeurs … …et ces formations sont insuffisamment ciblées sur les salariés qui en ont le plus besoin, à savoir les moins qualifiés.

La France investit 5.3 % de son PIB dans l’éducation de l’enseignement primaire au supérieur … (c’est aussi la moyenne des pays de l’OCDE) … mais présente un déséquilibre dans la répartition de ses dépenses d’éducation entre le primaire et le secondaire. Le cout annuel par élève est particulièrement élevé en France pour le lycée.

Ces dernières années, l’investissement a été quant à lui beaucoup plus important dans l’enseignement supérieur que dans le primaire et secondaire.

http://www.oecd.org/fr/education/regards-sur-l-education-19991495.htm

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