Innovation et région Aquitaine

Complémentarité des approches, difficultés à capter l’épargne et importance de l’intelligence économique, tels sont les 3 points mis en avant par Michel Delpuech, préfet de la région Aquitaine, lors d’un débat avec les auditeurs de l’atelier « innovation et dynamique des territoires » organisé à Bordeaux par l’IHEST, voir aussi http://science-innovation-developpement.com/trouillometre-pifometre-universites-et-entreprises/ et http://science-innovation-developpement.com/g-fioraso-et-linnovation-a-lihest/.

150211 Bordeaux 1

Le préfet de la région Aquitaine a souligné que les principales actions en matière de soutien à l’innovation émanaient de l’Etat via ses politiques d’innovation, de compétitivité, d’investissement d’avenir, sans sous-estimer les actions à l’échelle européenne et régionale, ne serait-ce que dans l’aéronautique ou l’espace.

Il a insisté sur la complémentarité d’approches différentes tels le crédit impôt recherche (environ 60 M€ annuel en Aquitaine), le CICE (430 M€ pour sa première année) et le PIA, qui représente globalement 1,4 Md€ en Aquitaine (dont 700 M€ pour l’Idex en non consomptible). Il a rappelé que le financement (classique) du prochain CPER serait de 500 M€ sur 5 ans, représentant donc 120 M€ par an.

Il a regretté que la France, performante dans les bas TRL (Technology Readiness Level), ne sache pas être plus efficace dans les actions correspondant à des TRL moyens (points durs pour TRL 4-5-6).

Le préfet de région a souligné la difficulté à capter l’épargne pour investir dans l’innovation ainsi que la grande difficulté à avoir des moyens de fonds propres pour les start-up qui en ont besoin. Il a rappelé qu’en France, c’était surtout la politique du logement qui drainait l’épargne (42 Md€ !). Il a regretté le manque l’implication des grands groupes industriels pour apporter des capitaux, ainsi que leur logique d’absorption des start-up. Par comparaison avec d’autres modèles, il a mis en avant que le système des fonds de pension dégage de l’investissement.

Il a insisté sur la grande importance de l’intelligence économique, dans ses 3 « fonctions » : sécurité – protection / veille / influence. Sur ce dernier point, il a regretté que la France ne soit pas assez présente dans les instances normatives.

DSC_4634 - copie

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Mettez-le en favori avec son permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *