Financement du supérieur : vers une règle des 3 tiers ?

Les difficultés budgétaires de l’Etat et des établissements d’enseignement supérieur conduisent à un afflux de propositions de modèle économiques ou, au moins, de pistes pour maintenir l’équilibre financier de ces établissements.

C’est au tour de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) de faire ses propositions dans la perspective de la finalisation de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (Stranes), voir http://science-innovation-developpement.com/strategie-nationale-de-lenseignement-superieur-les-preconisations-du-comite-stranes/.

Parmi l’ensemble des propositions faites par la CDEFI selon 9 thématiques (formation continue, insertion, renforcement du lien formation/recherche, doctorat, internationalisation, ouverture sociale, éducation supérieure au 21ème siècle, responsabilité de l’Etat face au secteur privé de l’enseignement supérieur, financement), la question du financement mérite un examen particulier. Sous cet intitulé, les propositions sont les suivantes :

  • fixer des objectifs à horizon de 10 ans, s’agissant des besoins en financement, ces objectifs devant porter sur les moyens d’une hausse nécessaire,
  • porter le financement de l’enseignement supérieur français à 2,8 % du PIB d’ici 5 ans,
  • discuter sereinement de la prise en charge de cette hausse, avec une proposition, pour initier la discussion, d’une prise en charge : 1/3 par l’État, 1/3 par l’entreprise sous forme de partenariat direct gagnant-gagnant avec un établissement, 1/3 par les familles des étudiants, sur une base progressive en fonction des revenus,
  • améliorer l’efficacité budgétaire des établissements par la généralisation des outils de pilotage.

http://www.cdefi.fr/1414062540030/0/fiche___article/&RH=CDE_ACCUEIL

Ces propositions de la CDEFI complètent celles de la CGE (Conférence des grandes écoles) qui lors de son dernier congrès avait travaillé sur diverses pistes, en particulier :

  • développer les services aux entreprises,
  • augmenter les frais de scolarité,
  • professionnaliser le fundraising,
  • développer de nouveaux produits/services.

http://science-innovation-developpement.com/les-grandes-ecoles-dans-le-barnum-des-regroupements-universitaires-constat-critiques-et-propositions/

 Espérons maintenant que le comité Stranes aura le courage de traiter des sujets difficiles, financement mais aussi insertion professionnelle, ne serait-ce qu’en posant les constats et les questions à résoudre et en proposant, sinon des réponses, au moins des méthodes  pour élaborer ces réponses ou propositions avec l’ensemble des parties prenantes.

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