Expression du Premier ministre sur les IRT, pôles, …

Désolé de troubler le tempo hebdomadaire de publication d’articles sur ce blog, mais il me parait important de diffuser ci dessous un extrait du discours de ce jour, 21 juin, du Premier ministre à Metz traitant notamment des pôles de compétitivité (phase 4) et des IRT.

Intégralité du discours sur https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2018/06/discours_de_m._edouard_philippe_premier_ministre_a_linstitut_de_recherche_technologique_-_metz_-_21.06.2018.pdf

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Quel était l’objectif (du programme d’investissement d’avenir (P.I.A.))? Faire la révolution !

Rapprocher les mondes de l’industrie, de la recherche et de l’enseignement. Créer des passerelles. Accélérer les transferts de technologie. Tout ce qu’on ne faisait pas assez et qu’il était urgent de faire plus. Grâce à des outils, à des financements. Grâce aussi à une méthode exigeante, pour sélectionner les projets, expérimenter, et accepter d’arrêter ce qui ne pas fonctionne pas, ce qui est la nature même de l’innovation.

Une des réussites de cette politique, c’est l’émergence d’un grand nombre de « maisons communes » sur le territoire. Plus ou moins grandes, les maisons. Mais communes. Les I.R.T, les instituts pour la transition écologique (I.T.E.), les sociétés d’accélération et de transfert de technologie (S.A.T.T), et enfin les pôles de compétitivité. Des maisons qu’il convient aujourd’hui de consolider. Et dont on peut encore abattre quelques cloisons.

Un mot d’abord sur les « pôles de compétitivité » qui sont un bel exemple de catalyseur de rencontres. Rencontres entre des technologies de pointe, des traditions industrielles, des compétences et une histoire locale. Les pôles ont beaucoup progressé depuis leur lancement en 2004. Ils sont maintenant des acteurs connus, identifiés. Certains sont prêts à partir à la conquête de l’Europe. Tout ça, à 14 ans. Ce qui est jeune. De mon point de vue. Ou vieux du point de vue par exemple d’un start-uper.

Pour les consolider, nous allons engager la « phase IV » des pôles de compétitivité qui s’ouvrira en 2019.

Nous en préparerons le cahier des charges avec les régions. Avec un haut niveau d’exigence. Parce que ce doit être l’occasion pour les pôles de monter en gamme, d’acquérir une taille critique. Pour coopérer avec d’autres entreprises ou d’autres pôles européens. Et pour aller chercher ensemble des crédits européens.

Dans le cadre de cet appel, nous encouragerons certains pôles à fusionner, à se rapprocher ou à bâtir des synergies avec d’autres structures. Nous tiendrons compte aussi de la nouvelle carte des régions. En échange, nous garantirons aux pôles qui auront franchi la barre, une vraie visibilité sur leurs financements, en fonction bien sûr de leur performance.

C’est pourquoi, nous allons fusionner plusieurs sources pour constituer une enveloppe unique au sein du P.I.A., qui mobilisera près de 400 millions d’euros pour la période 2019-2020. Et les pôles auront un accès privilégié, mais pas exclusif, à cette enveloppe. Force est en effet de constater que les projets des pôles réussissent plutôt mieux en moyenne.

Les autres « maisons communes » dont je voudrais parler sont les IRT et les ITE. Des dispositifs qui depuis leur création, ont permis la mobilisation de plusieurs centaines de partenaires industriels et académiques. C’est bien. Je pense qu’on peut aller plus loin et qu’on peut simplifier davantage.

D’abord, en rapprochant les IRT et les ITE pour harmoniser leurs règles de fonctionnement et gagner en visibilité, notamment à l’international.

En déverrouillant ensuite un certain nombre de règles de fonctionnement. Je pense parexemple à celles relatives à la mise à disposition des chercheurs. L’objectif ici est de donnerla main aux acteurs du territoire.

En anticipant enfin leur évolution vers des modèles pérennes, adaptés à chaque écosystème, de manière à ce qu’à terme, le financement récurrent de l’Etat couvre au maximum le tiers deleurs dépenses, ce qui implique que les partenaires privés apportent chaque année, une contribution minimale à hauteur des apports publics. Et ce qui nécessite que l’on favorise le co-investissement avec les régions.

Un dernier mot sur un sujet qui vous concerne directement. Je veux parler du financement des start-ups issues de la recherche.

L’objectif est de favoriser le développement des start-ups qui naissent chez vous. Les faire naître, les faire grandir. Les ancrer aussi dans la culture, parfois un peu éloignée de la leur je le reconnais, du capital-risque.

On le sait, l’industrie du capital-risque en France s’est beaucoup développée. C’est très positif. Cependant, cette industrie ne couvre pas encore tous les besoins. De nombreuses pépites, en général issues de la recherche, ne peuvent y accéder. Soit parce qu’elles sollicitent de trop petits tickets d’investissement, moins de 500 000 euros. Soit parce qu’elles présententun risque encore trop élevé.

C’est pourquoi nous allons créer un fonds – le Fonds « French Tech Seed », doté de 400 millions d’euros par le PIA et géré par Bpifrance, qui pourra investir directement aux côtés d’investisseurs privés – c’est fondamental – dans ces start-ups. Y investir durant cette phase cruciale de pré-amorçage que je décrivais, qui se situe très en amont et où le risque est élevé. Grâce à ce fonds, la France se dote enfin d’un outil capable de financer le « pré-amorçage » à grande échelle.

Il y a donc un «acquis du P.I.A». Un acquis qui est au moins autant culturel qu’organisationnel. Cet acquis est évidemment précieux. Si on veut le faire fructifier, il faut l’évaluer. Vous le savez, dès cette année et jusqu’au début de l’année 2019, nous allons procéder à l’évaluation globale du P.I.A qui va « fêter » ses 10 ans.

Une évaluation que coordonnera le comité de surveillance que j’ai installé ce matin. À lui de nous dire ce qui a bien fonctionné et ce qui, en revanche, n’a pas totalement donné satisfaction. Pour nous projeter, pour définir de nouvelles priorités et pour peut-être engager de futurs programmes à horizon 2020. Ces programmes, nous les construirons avec vous : acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, entreprises, et collectivités territoriales.

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