Education, enseignement et entreprises

Proche de l’entreprise, les formateurs doivent être aurait pu dire Maître Yoda…

yoda

La formation de nos jeunes est un acte essentiel pour la société. Ce sont eux qui créeront de la valeur dans le futur, via les acteurs économiques qu’ils deviendront peut-être.

La transmission de connaissances est une chose, l’acquisition de compétences et de capacités permettant de créer cette valeur en est une autre.

C’est ce que le Ministère chargé de l’enseignement supérieur a compris il y a quelques années en ajoutant « insertion professionnelle » à sa « Direction de l’enseignement supérieur » pour créer la DGESIP !

Les établissements de formation, en particulier de formation supérieur doivent être à l‘écoute des employeurs des jeunes diplômés, en particulier de ceux du monde économique.

Il convient donc de saluer la démarche du MEDEF qui vient de rendre public ses propositions en matière d’éducation et d’enseignement supérieur sous la forme d’un texte sous-titré « Il n’y a pas de croissance durable sans un système éducatif performant » et organisé en 6 chapitres :

  1. Une obligation de résultats dans l’acquisition des savoirs fondamentaux
  2. L’entreprise doit réinvestir durablement la voie professionnelle
  3. Faire connaitre et aimer l’entreprise
  4. Pour une révolution pédagogique
  5. Un nouveau contrat social avec l’école : liberté et responsabilité
  6. La performance du système éducatif à l’aune de 3 dimensions prioritaires : emploi, innovation et international

Le constat est inquiétant :

  • 25% des enfants qui entrent en 6ème ne savent ni lire un énoncé correctement, ni comprendre un texte court, ni mettre leur pensée en mots, ni réaliser des calculs élémentaires ; 

  • 24000 jeunes chaque année achèvent leur scolarité sans dépasser la classe de troisième (parmi eux la proportion d’enfants d’ouvrier est de 5 contre un enfant de cadre) ; 

  • 140 000 jeunes abandonnent précocement leur cursus scolaire ; 

  • 2 millions des 15-29 ans sont NEET (ni en emploi ni en formation). 


Ce texte note bien qu’il serait stupide de vouloir cantonner les établissements scolaires à répondre à la seule mission économique. Ils ont un rôle primordial dans l’élévation du niveau culturel de notre pays et dans la transmission des valeurs qui fondent le vivre-ensemble. Mais si’ l’École a bien évidemment pour mission de former les futurs citoyens, elle a tout autant pour mission de les préparer à leur future insertion professionnelle.

Ce « manifeste » remarque que comme l’entreprise est la promesse d’avenir de près de 9 jeunes sur 10, celle-ci doit être interrogée, à tous les niveaux de l’échelle institutionnelle, sur les évolutions des politiques publiques en matière de formation, de recherche et d’innovation, que ce soit au niveau territorial comme national.

L’obligation de résultat du système éducatif français est d’autant plus nécessaire que la dépense nationale consacrée à la formation initiale représente 6,3 % du PIB (soit 137 milliards d’euros) pour une moyenne de 6,2 % dans les pays de l’OCDE.

Cet objectif doit conditionner (…) l’encouragement de pratiques pédagogiques diversifiées permettant de répondre à la diversité des mécanismes individuels d’apprentissage. De plus, la question de la culture numérique dépasse désormais celle de la culture informatique et l’École ne doit plus ignorer ce phénomène.

S’agissant de l’enseignement supérieur, le texte remarque que pour pallier l’échec et les abandons trop importants en licence générale liés à une mauvaise orientation, il faut soumettre les établissements d’enseignement supérieur à une obligation de suivi des étudiants. Ils doivent être dotés d’un système d’information national et récompensés dans leurs budgets lorsqu’ils mettent en œuvre des dispositifs de réorientation et de rebonds efficaces auprès des étudiants en situation de décrochage.

S’agissant des universités, la question posée de leur attractivité passe moins par les flux supplémentaires d’étudiants pouvant être accueillis que par la capacité pour ces établissements à leur permettre de réussir et de s’insérer dans l’emploi. Pour valoriser la dynamique mise en œuvre par chaque établissement en faveur de la réussite de ses étudiants, il faut permettre aux établissements de fixer eux-mêmes leurs droits d’inscription et frais de scolarité tout en leur permettant de pratiquer une modulation critérisée selon le niveau de formation ou la situation de l’étudiant, des exonérations voire des mécanismes de remboursements à l’entrée dans la vie active.

Parmi les nombreuses propositions faites, qu’il me soit permis d’en mettre 3 en avant :

  • Valorisation de la diversité des approches pédagogiques ou des dispositifs pédagogiques proposés, notamment dans le système de reconnaissance des carrières des enseignants.
  • Recentrer le processus d’orientation et d’affectation des élèves sur un pilotage par l’aval s’appuyant sur une information croisée des cursus et des débouchés
  • Autoriser une sélection des élèves et une orientation sélective chaque fois que des prérequis l’imposent : cohérence du parcours de formation, besoins du marché du travail…

http://www.medef.com/medef-tv/presidentielle-2017/detail/article/education-enseignement-apprentissage.html

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