Des instituts de convergences, des réseaux thématiques et des bourses French Tech

Vous avez aimé les IRT, les I-dex, les IHU, les I-site, … alors les Instituts de convergence (I-C ?) sont faits pour vous !

Rappel des épisodes précédents : la récente évaluation des politiques publiques de soutien à l’innovation mettait en avant la prolifération des dispositifs nationaux (au nombre d’au moins 63), voire régionaux (au moins 89 selon ce même rapport), voir le dernier article de ce blog. Et ce sont donc de nouveaux dispositifs qui, petit à petit, voient le jours : les instituts de convergence, les réseaux thématiques French Tech et les bourses French Tech.

GPS, Glonass et, bientôt, Galiléo ne seront pas de trop pour se positionner et naviguer dans ce merveilleux univers des aides publiques à l’innovation !

La notion d’instituts de convergence est apparue pour le « grand » public lors de la présentation officielle de la stratégie nationale de recherche au premier ministre le 14 décembre 2015, voir http://science-innovation-developpement.com/la-strategie-nationale-de-recherche-publique/ . Manuel Valls y avait en effet déclaré que le programme d’investissements d’avenir permettra aussi de soutenir les échanges accrus entre les disciplines, grâce à l’action « Instituts Convergences » que nous avons voulu lancer : des centres qui intègreront les sciences dites « dures », le numérique, les sciences humaines et sociales, le monde socio-économique, et développeront des formations d’excellence. Je souhaite que les premiers centres voient le jour dès juillet 2016. Cette déclaration avait été préparé budgétairement en amont par une décision du même premier ministre du 5 novembre 2015 qui transférait 195 M€ (dont 165 M€ non consommable) du programme « initiatives d’excellence » du PIA vers ce nouveau programme « instituts convergence ». Ce n’est pas parce qu’on multiplie les « portefeuilles » qu’il y a davantage de moyens financiers.

Lors de son audition le 12 janvier dernier par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, a précisé qu’un appel d’offres doté de 195 millions d’euros sera annoncé très prochainement pour la création d’une dizaine d’instituts de convergence qui  prendront la forme de laboratoires pluridisciplinaires de recherche, avec un volet formation. Il est clair que dans cette définition, le mot important est PLURIDISCIPLINAIRE ! Tant mieux.

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Du coté de la French Tech, un appel à candidature pour des réseaux thématiques vient d’être lancé le mardi 19 janvier par Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique.

C’est très clair : pour être candidat au statut de membre d’un « Réseau thématique French Tech », un écosystème de startups doit se positionner sur une thématique de son choix correspondant à un domaine d’expertise de son territoire et en cohérence avec sa stratégie de développement, répondre au cahier des charges dédié et proposer une feuille de route ambitieuse pour le développement des startups locales avant le 11 avril 2016. Cet appel d’offre s’adresse à des écosystèmes de startups de 4 types : les Métropoles French Tech, l’écosystème de startups de Paris / Ile-de-France, les autres écosystèmes de startups en régions et les réseaux nationaux privés d’entrepreneurs sur une thématique. L’idée est d’encourager une dynamique sectorielle sur le plan national et en accroitre l’impact à l’international. … Une feuille de route collective à tous les membres d’un réseau thématique va fédérer l’ensemble des acteurs d’une verticale au niveau national, avec l’ambition de partager une vision commune à l’international, dans le but d’accélérer la croissance des startups.

Quatre premières thématiques avaient été désignées au travers d’écosystèmes de startups locaux identifiés à titre de préfiguration en 2015:

  • Alsace : réseau thématique Medtech ;
  • Angers : réseau thématique Internet des objets ;
  • Avignon : réseau thématique culture ;
  • Saint-Étienne : réseau thématique design.

Outre ces quatre thématiques, d’autres pourront être proposées via l’appel à candidatures ; à titre d’information et de façon non exhaustive, les thématiques déjà pressenties sont : agriculture, sport, santé, tourisme, éducation, finances, etc.

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http://www.lafrenchtech.com/content/reseaux-thematiques-french-tech

Pour candidater : http://www.lafrenchtech.com/sites/default/files/files_prod/reseaux_thematiques_french_tech_-_1._appel_a_candidatures_final.pdf

 

Faisant feu de tout bois, la French Tech associe ses bourses au concours national i-Lab de création d’entreprises de technologies innovantes.

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Financé dans le cadre d’un partenariat entre Bpifrance et l’INPI, le dispositif Bourse French Tech a pour objectif de favoriser la prise de risque des entrepreneurs en soutenant la phase de création d’entreprises innovantes, et de permettre aux entreprises à fort potentiel de croissance, qu’elles soient en création ou récemment créées, d’effectuer les premières dépenses pour rentrer sur le marché en ayant balisé les facteurs de risques et sécurisé au maximum les dimensions stratégiques de leur projet.

Le Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes a pour objectif de détecter et de soutenir les meilleurs projets de création d’entreprises innovantes, en offrant une aide financière et un accompagnement adapté. Il constitue le premier dispositif d’amorçage en France, avec un montant d’aide distribué par projet qui peut s’élever à 450 000 €. Le ministère chargé de la recherche le finance chaque année jusqu’à 10 M€. De sa création en 1999 jusqu’à 2015, le concours national i-Lab a concerné 20 997 candidatures, 3 230 lauréats, 1 737 entreprises créées.

L’association Bourses French Tech et Concours national i-Lab vise à simplifier (un peu) l’ensemble des dispositifs d’aide à la création d’entreprises mis en œuvre par l’Etat, ce qui est très louable.

Toutefois, le ministère chargé de la recherche précise que son Concours national se recentre sur la catégorie « création-développement », c’est-à-dire les projets pouvant déboucher « à court terme » sur la création d’une entreprise. Ce n’est que la catégorie « en émergence » (c’est-à-dire qui nécessitent encore des phases de validation et de maturation ) qui rejoint le dispositif Bourse French Tech, porté par BpiFrance, qui a pour objectif de soutenir la faisabilité de la création d’entreprises innovantes. … Les projets retenus pourront obtenir l’appellation Bourse French Tech « émergence » ainsi qu’un montant d’aide maximale de 45 000 euros et un accompagnement privilégié mis en place par chaque direction régionale de Bpifrance (accès à un bouquet d’offres telles que l’accès à des réseaux de mentorat, possibilité de rencontres avec des fonds d’amorçage ou des business angels, etc.).

Les constellations de satellites de positionnement et de navigation ont encore de beaux jours devant eux. Les consultants spécialisés aussi, d’ailleurs !

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid97471/i-lab-2016-lancement-du-18e-concours-national-d-aide-a-la-creation-d-entreprises.html

Pour candidater : https://extranet.bpifrance.fr/projets-innovants-collaboratifs/accueil.do?method=init

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