Dans l’enseignement supérieur, c’est le privé qui augmente le plus…

En 2017-2018, 2 680 400 inscriptions ont été enregistrées dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Ceci représente une augmentation de + 2,7 % (+ 70 700 inscriptions) qui s’explique en partie par une évolution des dispositifs de collecte à l’œuvre depuis 2016. À dispositif équivalent, entre les rentrées 2016 et 2017, la hausse du nombre d’inscriptions est de + 1,4 % (+ 36 200 inscriptions). Cette augmentation structurelle est majoritairement due à celle du nombre d’étudiants inscrits à l’université, en formations d’ingénieur ainsi qu’en écoles de commerce, gestion et comptabilité.
L’enseignement privé rassemble 520 200 étudiants en 2017-2018, soit 19,4 % des effectifs du supérieur. À dispositif équivalent, la hausse de cette année est nettement supérieure à celle des inscriptions dans l’enseignement public : 2,9 % contre 0,9 %
Les instituts universitaires de technologie et les classes préparatoires aux grandes écoles contribuent dans une mesure moindre à cette hausse. En 2017-2018, à dispositif équivalent, les effectifs augmentent par rapport à 2016-2017 dans toutes les académies sauf à Reims, Rennes, Besançon, Caen et Rouen. L’enseignement privé représente près d’un étudiant sur 5.

Telles sont les principales conclusions d’une fiche d’information du MESRI sur les effectifs d’étudiants dans le supérieur en 2017-2018.

En 2017-2018, 1 642 200 étudiants sont inscrits dans les universités de France métropolitaine et des départements d’outre-mer, ce qui représente 61,3 % de l’ensemble des inscriptions dans l’enseignement supérieur. Ces effectifs sont en hausse de 1,2% (+ 18 700 inscriptions), confirmant le ralentissement de la progression observé l’année précédente.

En 2017-2018, les formations d’ingénieurs enregistrent de nouveau une forte augmentation de leurs effectifs (+ 4,1 %, identique à l’année précédente). Le dynamisme observé pour ces formations s’inscrit dans une tendance de long terme : en 25 ans, les effectifs ont été multipliés par 2,5. Sur les cinq dernières années, la progression s’est faite à un rythme moindre, avec une croissance totale de 18 %.
L’enseignement privé rassemble 520 200 étudiants en 2017-2018, soit 19,4 % des effectifs du supérieur. À dispositif équivalent, la hausse de cette année est nettement supérieure à celle des inscriptions dans l’enseignement public : 2,9 % contre 0,9 % hors accroissement des doubles inscriptions (graphique 1). En dehors des trois années 2013, 2014 et 2015 qui font figure d’exception, le rythme de croissance des inscriptions dans l’enseignement public a toujours été depuis 1998 inférieur à celui observé dans l’enseignement privé. Depuis cette date, les inscriptions dans l’enseignement privé ont crû de 89% à dispositif équivalent (+ 225 500 inscriptions), tandis qu’elles n’ont augmenté que de 15% dans l’enseignement public (12 % hors accroissement des doubles inscriptions).

La répartition par filière des étudiants du secteur privé contraste avec celle du secteur public : 33% des étudiants du secteur privé sont inscrits dans une école de commerce, gestion et comptabilité (hors STS), 15 % sont en lycée (STS, CPGE), 11 % sont dans une école paramédicale ou menant aux fonctions sociales, 11% sont en école d’ingénieur, 9% sont dans une école artistique ou culturelle et 7% dans un établissement universitaire privé (tableau 2).

En 2017-2018, 55,0 % des étudiants de l’enseignement supérieur sont des (graphique 2). Depuis 1980, le nombre d’étudiantes dépasse celui des étudiants en France. La proportion d’étudiantes n’a ensuite que très modérément progressé (+ 0,5 point depuis 2000). La progression la plus importante est observée dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce, gestion, comptabilité (+ 4,9 points en 16 ans), et surtout dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie) (+ 6,8 points).

En 2017-2018, 725 000 étudiants reçoivent au moins une aide financière, dont 697 000 une bourse sur critères sociaux (tableau 3). L’ensemble des étudiants bénéficiaires d’une aide représentent ainsi 39,0 % des étudiants inscrits dans une formation ouvrant droit à une bourse.

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2018/22/5/NI_SYNTHESE_2017_2018_1053225.pdf

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