Asie et développement de l’IA

Le développement de l’intelligence artificielle suscite de nombreuses réflexions… sur tous les plans et dans tous les pays développés, y compris, voire surtout, les plus grands ou performants.

En Chine, le président Xi Jinping souligne le rôle de l’intelligence artificielle dans la croissance. La Chine attache une grande importance au développement innovant et considère que l’intelligence artificielle de nouvelle génération est la force motrice du développement scientifique et technologique, de l’optimisation et de la modernisation industrielles, ainsi que d’importantes améliorations de la productivité tout en s’efforçant d’atteindre un développement de haute qualité, a-t-il déclaré récemment.

Les efforts seront intensifiés pour développer les applications d’intelligence artificielle dans les domaines de la gestion urbaine, des services publics, des transports et de la logistique, des soins de santé et de la sécurité. Le ministre des Sciences et Technologies, Wang Zhigang, a déclaré que la Chine préparait des règlements et des normes pour réglementer l’intelligence artificielle et les publierait bientôt.

La Chine souhaite renforcer la coopération internationale en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle, notamment en ce qui concerne les lois et règlements, les normes éthiques et les règles internationales.

En 2017, le Conseil des affaires d’État (le gouvernement chinois) avait déjà publié un plan établissant des références pour le secteur de l’intelligence artificielle en Chine, la valeur des industries de base de l’intelligence artificielle devant dépasser 1 000 milliards de yuans (129 milliards d’euros) afin de faire de la Chine le leader mondial de l’innovation en intelligence artificielle d’ici 2030.

Au Japon, la pénurie des ressources humaines en sciences met en péril les avancées en intelligence artificielle. 

Une « brève » du service de l’attaché scientifique français au Japon souligne que cette année encore, les entreprises japonaises ne sont pas parvenues à recruter autant de profils scientifiques qu’elles auraient aimé. Plus de 5 % des offres d’emploi sur des profils scientifiques n’ont pu être pourvues. 

En particulier, les compétences en intelligence artificielle et en analyse de données (data science), pour lesquelles la demande des entreprises est en forte hausse, sont les plus touchées. Cette incapacité du flux de nouveaux diplômés scientifiques arrivant sur le marché du travail à satisfaire la demande des entreprises est un phénomène continu depuis 2008, date à laquelle ces statistiques ont commencé à être produites. En comparaison, depuis 2017, les diplômés en sciences humaines parviennent à satisfaire les demandes d’embauche des entreprises japonaises.

Ce phénomène devrait se poursuivre dans les prochaines années. En effet, selon ce sondage, la demande des entreprises japonaises pour les diplômés scientifiques va augmenter de 11,7 % pour la session de recrutement du printemps 2020 (constituant ainsi la sixième année de croissance à deux chiffres de cet indicateur) : le gouvernement japonais prévoit ainsi un manque de 50,000 ingénieurs en sciences et technologies. Cette pénurie remet en cause les ambitions japonaises et la capacité du pays à atteindre ses objectifs, notamment la société du futur (society 5.0) concept clé de la stratégie du gouvernement.

Dans le cadre des travaux de définition de la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle (qui complètera la première stratégie publiée en mars 2017, et dont les conclusions sont attendues pour cet été 2019), plusieurs mesures ont été identifiées pour faire face à cette pénurie de ressources. Lors d’une réunion fin mars, le panel d’experts a recommandé que tous les étudiants en université reçoivent une formation de base en intelligence artificielle, et que des formations puissent être créées afin que les salariés en entreprise se forment à ce domaine.

http://french.china.org.cn/china/txt/2019-05/18/content_74798370.htm

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/japon/article/au-japon-la-penurie-des-ressources-humaines-en-sciences-met-en-peril-les

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Mettez-le en favori avec son permalien.

Une pensée sur “Asie et développement de l’IA

  1. La consultation du rapport « Technology Trends 2019 Artificial Intelligence » de la WIPO (world intellectual property organization) ne fait que renforcer cette analyse tant en recherche, en dépôt de brevet, acquisition d’industries, etc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *