Jan 24

Vers une loi de programmation pluriannuelle de la recherche

Le 1er février 2019, le Premier ministre avait annoncé la mise en place de groupes de travail afin qu’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche soit présentée au Parlement au début 2020, avec un objectif de redonner à la recherche de la visibilité, de la liberté et des moyens.

La concertation s’est organisée autour de 3 thèmes :

  • Comment garantir que les projets scientifiques les plus ambitieux et les plus novateurs pourront être financés comme ils doivent l’être tant en recherche fondamentale que pour répondre aux enjeux sociétaux ?
  • Comment attirer vers les carrières scientifiques les jeunes talents et offrir des parcours scientifiques compétitifs à l’échelle internationale ?
  • Comment développer la recherche partenariale entre public et privé et convertir les résultats de recherche en innovation ?

Intéressons nous au 3ème thème : recherche partenariale et innovation

Dans le rapport, la recherche partenariale se définit comme toute activité dont le résultat est la production de connaissances ou de technologies et l’acquisition d’expertise à travers la collaboration entre acteurs académiques et acteurs privés ou associatifs ou organisations non gouvernementales (recherche collaborative) ou l’achat de prestations de recherche (recherche contractuelle). L’innovation se définit comme toute invention, qu’il s’agisse d’un bien ou d’un service, qui a trouvé un marché, un usage ; donc comme toute invention conduisant à un impact économique, sociétal, environnemental ou venant en appui des politiques publiques. 

Avant d’exposer à grand traits les mesures concrètes qui étayent ces trois champs d’actions, la mission a porté son propre diagnostic sur la recherche partenariale et de l’innovation en France. 

Principales conclusions du diagnostic réalisé

Depuis plus de 15 ans, les gouvernements ont tous reconnu le décalage entre l’excellence scientifique de la recherche française et sa faible contribution aux mondes économique et sociétal. Des politiques publiques très actives se sont succédé pour renforcer la recherche partenariale entre le public et le privé et pour stimuler l’innovation afin d’assurer la compétitivité de la France, comme en témoignent les faits exposés ci-dessous. 

  • En 2016, le soutien public à l’innovation s’élève à 10,5 Md€ (montants décaissés) dont 8,1 Md€ en provenance de l’État, 1,2 Md € des collectivités territoriales et 1,2 Md€ de l’Europe, contre 3,1 Md€ au total en 2006. 
  • Le soutien de l’État a été massif (de 1,8 Md€ en 2006 à 8,1 Md€ en 2016) et s’est traduit par la mise en place de nombreux dispositifs. A lui seul, le Crédit d’impôt recherche (CIR) représente près des deux tiers de l’effort public. Cette créance fiscale est en forte hausse continue depuis la réforme de 2008. 
  • La France est l’un des pays de l’OCDE où le financement public de la R&D privée est le plus élevé (0,42 point de PIB en 2015), en forte croissance depuis 10 ans (0,19 point de PIB en 2005). 
  • Les Régions et l’Europe ont aussi accru leur financement depuis 10 ans. 
  • La présence territoriale a été renforcée avec la création des sociétés d’accélération de transfert de technologie (SATT), les Instituts Carnot, les instituts de recherche technologique (IRT), les pôles de compétitivité, etc… en lien avec l’autonomie des universités. 
  • Une réorganisation institutionnelle majeure a eu lieu autour des années 2010 avec la création du commissariat général à l’investissement (CGI, devenu en 2017 le secrétariat général pour l’investissement, SGPI), de Bpifrance en 2013 et, antérieurement en 2006 de l’agence nationale de la recherche (ANR) qui, à côté des entités existantes, ont eu pour mission de transformer le paysage de la recherche partenariale et de l’innovation. 
  • Plusieurs mesures récentes ont été prises et visent à mieux piloter la politique d’innovation (création du conseil de l’innovation), à soutenir les start-ups deep tech (plan deep tech mis en œuvre par Bpifrance) et à élargir les possibilités pour un chercheur de se consacrer aux activités d’invention et d’innovation (aménagement du dispositif Allègre dans le cadre de la loi PACTE). 
  • Enfin, des grands défis financés par le Fonds pour l’Innovation et l’industrie (FII) ont été lancés sur le modèle des programmes de l’agence américaine de l’innovation de rupture dans le domaine de la défense (DARPA). 

De forts progrès en termes d’utilisation de ces moyens, de la dynamique d’entrepreneuriat ont été constatés et ce, en peu de temps 

  • Les entreprises françaises font moins de R&D que leurs homologues de plusieurs pays (notamment l’Allemagne). Néanmoins, à structure sectorielle comparable à celle de l’OCDE, les entreprises françaises sont plus intensives en R&D que leurs homologues. 
  • Environ 10 000 PME sont intégrées dans les écosystèmes de grands groupes, innovent et font une R&D de bon niveau. 
  • Les équipes d’appui à l’invention et à l’innovation se sont professionnalisées.
  • Les mentalités ont évolué et l’intérêt des chercheurs du public pour le privé et l’entrepreneuriat a fortement progressé par rapport aux générations précédentes. 
  • L’ambition forte pour l’entrepreneuriat portée par le MEF, le MESRI et la BPI a permis la création de start-ups issues des laboratoires publics, en particulier dans le numérique et 
  • Enfin, les collaborations public-privé pour innover se sont développées : la France est ainsi le premier pays européen en part des co-demandes de brevets du secteur académique et des entreprises dans l’ensemble des demandes déposées à l’Office européen des brevets. 

Cependant, le système d’innovation français est peu efficace et ne délivre pas au rythme des transformations du monde 

  • La France ne dispose pas de stratégie d’innovation pour faire face aux grands défis sociétaux 
  • Une gouvernance du système d’innovation qui ne responsabilise pas suffisamment les acteurs 
  • Une organisation des entités de transfert et de valorisation au milieu du gué 
  • Une politique de ressources humaines très en retrait de l’ambition affichée 

Sont proposées des mesures déclinées sur trois champs d’action 

Créer des leaders mondiaux d’origine française fondés sur des découvertes issues de la recherche publique et qui créeront les ruptures de marché de demain 

  1. Définir et mettre en œuvre une stratégie française pour relever les grands défis sociétaux 
  2. Influencer et s’inscrire dans la stratégie européenne d’Horizon Europe 
  3. Créer les conditions pour que davantage de start-ups deep tech émergent et croissent jusqu’au stade d’entreprises de taille intermédiaire 

Augmenter significativement l’ampleur, la profondeur et la continuité des interactions public-privé, public-public et public-société civile

  1. Assurer la montée en puissance de certains dispositifs de recherche partenariale éprouvés 
  2. Développer la recherche expérimentale pour associer les citoyens et les territoires au développement des innovations motivées par les transformations sociétales 
  3. Développer les synergies au niveau régional et favoriser les actions envers les PME 
  4. Mener une politique de formation, d’éducation et de mobilité transformante et reconnaitre la formation par la recherche dans le public comme dans le privé 

À court terme, gagner significativement en simplicité, agilité et vitesse et responsabiliser les acteurs de l’innovation

  1. Constituer une quinzaine de pôles universitaires d’innovation 
  2. Faciliter et reconnaitre les activités de recherche partenariale et d’innovation aux niveaux individuel et collectif 
  3. Rebudgétiser certaines actions du PIA devenues récurrentes 

https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/loi_programmation_pluriannuelle/46/6/RAPPORT_FINAL_GT3_Recherche_partenariale_et_innovation_1178466.pdf

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Jan 17

La France reste très attractive industriellement

La France reste étonnamment attractive et conserve la 1ère place européenne pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers.

Au moment Sommet « Choose France 2020 », EY dévoile les résultats de la seconde édition de son baromètre dédié à l’attractivité industrielle de la France pour les investisseurs étrangers.

En 2018, la France a vu se réaliser 339 projets de création et d’extension d’unités de production. La perspective du Brexit fait chuter le Royaume-Uni de ce podium européen (-35%, 140 projets). des dirigeants d’entreprises étrangères sont confiants quant aux perspectives de l’industrie en France. Néanmoins, les industriels restent « prudents » dans leurs investissements, avec une majorité d’extensions et des projets qui ne créent qu’une trentaine d’emplois en moyenne.

Cette performance s’explique également par la diversité et la réalité industrielle des territoires.

En 2018, les investissements industriels étrangers se localisaient essentiellement en région (seuls 3 % des nouveaux projets d’investissements industriels ont pris la direction de l’Ile-de-France). La région des Hauts-de-France, le Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes ont particulièrement tiré leur épingle du jeu, captant à elles trois 45 % des décisions d’investissements.

Les raisons : l’effet gravitationnel des leaders industriels français, puissants et exportateurs dans l’aéronautique, la construction navale ou l’agro-alimentaire, mais aussi des bassins d’emplois et de compétences sophistiqués, équipés et mieux soutenus par l’effort public.

Les investisseurs alertent néanmoins sur un environnement international complexe et une compétitivité encore fragile.

Les règles du jeu mondiales et européennes ont changé, entre ralentissement, protectionnisme et souveraineté, et la demande industrielle mondiale marque le coup : décélération de 3.8% à 3.7% de la croissance industrielle après une longue phase d’expansion.

Les dirigeants interrogés sont vigilants sur les améliorations nécessaires à la compétitivité française : l’éduction et la formation (37%), le soutien aux PME (36%), la diminution des coûts de main d’œuvre (32%), le soutien aux industries de haute technologie et à l’innovation (32%), ainsi que la diminution de la pression fiscale (26%).

Enfin, les clients et les experts d’EY ont identifié cinq pivots pour renforcer l’attractivité à moyen terme : une fiscalité adaptée aux nouvelles formes de l’industrie, la formation des talents de demain, une place singulière pour la France et l’Europe dans les chaînes de valeur mondiales, l’investissement technologique intensif et l’anticipation des enjeux climatiques et énergétiques.

https://www.ey.com/fr/fr/newsroom/news-releases/communique-de-presse-ey-la-france-confirme-sa-position-de-n-1-européen
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Jan 10

Robots et humanité

Les technologies robotiques se développent. Les robots arrivent dans notre vie. Mais, à l’instar du numérique, on pourrait dire que la robotique n’existe que par ses usages… La question des relations homme-robot mérite d’être traitée.

Les transferts de connaissances concernant le fonctionnement des robots et leurs impacts relationnels devraient être transmis de manière adaptée pour chaque public cible. Ces connaisances devraient être sélectionnées selon leur pertinence et importance et accompagnées de connaissances sociales interdisciplinaires. Pour avancer sur ces sujets, un atelier a été organisé par deux fondations (TA-SWIIS et Science et cité) liées aux Académies suisses des sciences. Six thématiques ont été traitées :

LES ROBOTS DANS L’ÉDUCATION
LES ROBOTS DANS LES SOINS 
LES ROBOTS ET LE DROIT 
RELATIONS HOMME-MACHINE 
HISTOIRE ET CULTURE DES ROBOTS 
DESIGN ET INGÉNIERIE 

Les recommandations qui sont issues des 3 dernières thématiques sont les suivantes…

Relations homme-machine 

Les transferts de connaissances concernant le fonctionnement des robots et leurs impacts relationnels devraient être transmis de manière adaptée pour chaque public cible. Ces connaissances devraient être sélectionnées selon leur pertinence et importance et accompagnées de connaissances sociales interdisciplinaires. 
L’État a son rôle à jouer dans l’information aux citoyens afin que ceux-ci soient plus informés de ce dont il est question avec les robots sociaux. 
La transparence est essentielle pour une interaction humain-machine réussie. 
En ce qui concerne le système de valeurs, des discussions comme celles qui ont eu lieu dans le domaine de la médecine reproductive sont nécessaires et devraient avoir lieu régulièrement. 
L’interaction homme-robot, mais aussi l’interaction homme- homme sont importantes. Des conférences et ateliers devraient être organisés afin d’assurer une réflexion et une information au sein de la population. 
L’aspect philosophique des relation homme-machine ne devrait pas être négligé et devrait faire l’objet de recherches. 
L’utilisation des robots ne devraient pas être « subie » mais devrait être réfléchie quant aux opportunités et aux risques que cela encourt. 
Les robots devraient être fabriqués en vue d’améliorer la qualité de vie et non pas la perturber. Ils devraient être pensés éthiquement, prévenir la discrimination et les stéréotypes. L’interaction sociale ne devrait pas devenir un luxe. 
L’influence que les robots sociaux peuvent avoir sur le comportement des enfants et des adolescents devrait être étudiée et suivie, ainsi que la réelle influence des robots sociaux sur la vie sociale des citoyens. 

Histoire et culture des robots 

Il faudrait encourager des modèles « open source » pour le développement de robots (modèle poppy) afin d’augmenter la transparence et propager les valeurs qu’il y a derrière. 
Il faudrait inscrire le développement de la robotique dans un contexte plus large et considérer « ce qui se cache derrière » : consommation d’énergie, consommation de matériel. 
Tout le monde devrait être capable d’effectuer des réparations faciles sur les robots et ainsi de diminuer l’effet d’obsolescence programmée. Ceci impliquerait donc de valoriser les filières techniques : enseigner à réparer les robots comme culture générale. 
Il faut penser aux métiers du futur, aux futurs emplois liés à l’arrivée des robots. Il serait aussi nécessaire d’établir la balance entre perte d’emplois et diminution des tâches pénibles. 
Il faudrait interdire les robots dans les domaines répressifs (militaire, police, etc.) 
Les robots sont aussi producteurs de savoir et de culture (que l’humain peut utiliser et que lui seul ne pourrait pas produire), ce qui peut mener à un gain de temps considérable, une valeur ajoutée. Il faudrait cependant définir plus clairement ce qu’est un robot. 
Il faudrait instruire les citoyens afin qu’ils connaissent les apparences différentes des robots et qu’ils puissent ainsi les reconnaitre. 
Les médias ne devraient pas toujours parler des modèles de robots « humanoïdes ». 
Si les machines commencent à ressembler à des êtres humains, il serait alors nécessaire de leur donner de la « dignité » pour empêcher toute forme de maltraitance qui pourrait ensuite se répercuter sur les humains. 
La capacité à utiliser les robots pour améliorer l’inclusion des personnes qui souffrent d’un manque d’intégration dans notre société ou encore leur potentiel à être utilisés en vue du développement durable devraient faire l’objet de recherches. 
Les personnes devraient pouvoir choisir si elles veulent ou non s’entretenir ou avoir à faire avec un robot. 

Design et Ingénierie 

Il faut assurer une transparence au niveau du principe fonctionnel des robots, de l’évaluation des risques liés à la protection des données ainsi que des responsabilités. Il faudrait promouvoir des projets plus indépendants et plus démocratiques concernant le stockage et l’utilisation des données (rôle des responsables de la législation). 
Les organisations collectant les données devraient être obligées à informer de l’usage qu’elles en font. 
Les établissement d’enseignement devraient sensibiliser les futurs développeurs de robots face aux risques et au domaine sensible de la protection des données. 
Les utilisateurs devraient s’impliquer et communiquer aux déve-oppeurs le plus tôt possible les formes et caractéristiques des robots qu’ils considèrent appropriées pour les différents usages. Les développeurs devraient être à l’écoute des utilisateurs. 
Les matériaux utilisés pour le développement des robots devraient être sans danger pour les utilisateurs et pour l’envi- ronnement. Les robots devraient pouvoir être réparés facilement. 
Des psychologues devraient être impliqués dans le processus de fabrication des robots afin d’informer sur les chances et les risques des différentes caractéristiques qu’ils peuvent avoir. 
En tant qu’utilisateurs, nous devrions avoir le droit de refuser ou de demander l’utilisation de robots. Un robot doit créer un bénéfice / une réelle valeur ajoutée (ex. innovation sociale). 
Si un robot humanoïde est développé, l’être humain doit être au centre des préoccupations. (Approches de conception centrées sur l’homme). 
Il est nécessaire de garder un œil sur les demandes et les besoins européens, ainsi que de sensibiliser la société sur d’éventuelles dépendances « étrangères ». 
La recherche et les infrastructures locales devraient être renforcées et encouragées. 
Il faut lancer des recherches pour savoir dans quelles circonstances l’utilisation de l’IA au travers des robots est bénéfique et réellement nécessaire, de même que pour les apparences physiques des robots et leurs aptitudes sociales. 

https://www.ta-swiss.ch/Focus-Robots-Broschuere-fr-web.pdf

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Déc 13

Innovation en protection chimique

Terminons l’année par un exemple pratique d’innovation, en saluant le lauréat du Prix de l’Innovation décerné lors du récent salon Milipol 2019 : Ouvry.

La société Ouvry, plus précisément Carole Dougnac, ingénieur recherche et développement, a été distinguée dans la catégorie Protection des primo-intervenants pour son sac d’extraction permettant de transporter sans risque une victime contaminée lors de crise chimique, impliquant des victimes invalides en urgence absolue. 

Ce sac a été conçu pour transporter les personnes sans contaminer ni le personnel médical, ni le vecteur de transport, et tout en permettant la réalisation de gestes médicaux d’urgence. Il participe à la réduction du niveau de contamination liquide et vapeur de la victime en incorporant deux technologies : un média filtrant en microbille de charbon actif qui adsorbe les vapeurs chimiques, et un matériau issu de la technologie DECPOL qui absorbe et détruit les contaminants liquides. 

Sa conception simple permet d’extraire le patient de la zone dangereuse et de stabiliser ses constantes. Pour un suivi plus complexe ou un transport longue distance, une bulle d’isolement NRBC a aussi été conçue. 

Rappelons qu’Ouvry est une PME lyonnaise créée en 2003 par Ludovic Ouvry. Ouvry est spécialisée dans la création, l’ingénierie, la production et la maintenance de systèmes de protection individuelle corporelle et respiratoire, et de décontamination NRBC. Elle propose ainsi des produits innovants destinés à tous les opérateurs d’interventions : soldats ou gendarmes, pompiers ou opérateurs de secours, primo-intervenants des forces armées, des forces de sécurité publique ou civile, de la santé, de l’industrie, des sites d’infrastructures et de transports publics. Ouvry s’ouvre aussi sur les secteurs de l’agriculture et de l’industrie chimique en proposant des tenues de protection adaptées aux contraintes des activités agricoles et des activités de dépollution en milieu industriel, qui protègent contre les produits phytopharmaceutiques ainsi qu’un large spectre de produits chimiques et biologiques. 

Je vous souhaite à tous une excellente année 2020. Qu’elle vous porte à créer des relations aux autres qui valorisent, humanisent et libèrent. Qu’elle soit aussi l’année d’un optimisme collectif enfin retrouvé !

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Déc 06

Mais où se cache l’innovation ?

Mais où se cache l’innovation ?

Telle est la quête qui anime deux détectives, missionnés par les ministères chargés de l’économie et de la recherche dans un livre qui vient de sortir.

Leur enquête les mène dans différents lieux emblématiques de la relation entre science, innovation et développement. Du Muséum National d’Histoire Naturel, issus des « Jardins du Roy » fondé en 1632, au Jardin des Plantes, à l’Institut de France, quai Conti. Du CEA à Saclay à NUMA dans le Sentier. Des zooms sont faits sur les différents lois emblématiques concernant la recherche, la technologie ou l’enseignement supérieur. De la loi Faure à la loi Curien. De la loi Pécresse à la loi Fioraso. Y sont aussi décodés les différents dispositifs actuels de soutien à l’innovation, du crédit impôt-recherche aux différentes actions du programme d’investissement d’avenir, de la stratégie nationale de recherche française au programme H2020 européen. Un long développement est consacré à l’aménagement du plateau de Saclay et aux différents organismes qui le peuplent ou sont amenés à le peupler. 

C’est un « roman policier » d’un genre très particulier qui met en scène des connaissances de l’évolution historique des liens entre recherche, innovation et développement économique en France sous une forme « ludico-romancée » facilitant le coté pédagogique.

Il s’adresse à ceux qui s’interrogent sur l’innovation, sur ses liens avec la recherche et sur le rôle et les actions de l’État en la matière.

N’hésitez pas à venir le découvrir au Salon du livre à la médiathèque Landowski à Boulogne-Billancourt ce dimanche 8 décembre de 14h00 à 19h00 ! Il vous sera dédicacé…

https://www.salondulivreboulogne.com

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