Fév 23

Panorama de l’électricité renouvelable en France

L’énergie électrique a la caractérisque de devoir être consommée au moment où elle est produite. Ceci est un inconvénient pour les énergies dites renouvelables qui nécessite en général des dispositifs de stockage sous une forme ou une autre.

Un état des lieux détaillé des principales filières de production d’électricité de source renouvelable, tant à l’échelle régionale que nationale est publié annuellement par un groupement RTE, SER, Enedis, ADEeF pour accompagner le déploiement des énergies renouvelables et suivre au plus près la transition énergétique.

Toutes les informations y sont mises en regard des ambitions retenues par la France aux horizons 2018 et 2023 pour chaque source de production d’électricité renouvelable.

42 % des capacités de production d’énergies renouvelables sont d’origine solaire ou éolienne

Les filières éolienne et solaire contribuent à hauteur de 95 % à la croissance des énergies renouvelables électriques en année glissante. Sur le premier trimestre, 97 % des capacités EnR installées appartenaient à l’une de ces deux filières. Au 30 septembre 2017, la puissance des parcs éolien et solaire dépasse 20 GW.

Avec près de 25,5 GW installés en France, la filière hydraulique, la première des énergies électriques de source renouvelable, demeure stable. Le parc de production d’électricité à partir des bioénergies s’élève pour sa part à 1,9 GW.

Toutes filières confondues, la croissance du parc de production d’énergies renouvelables atteint près de 2,3 GW sur un an, ce qui porte sa puissance à 47,5 GW au 30 septembre 2017.

Les réseaux de transport et de distribution sont au cœur de la transition énergétique

 

Pour répondre à l’engagement d’atteindre 40 % de production d’électricité de source renouvelable en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer. L’objectif est d’accueillir les nouvelles installations de production d’électricité, qui se caractérisent par leur nombre, leur disparité de taille et de répartition, et une production variable pour ce qui concerne l’éolien et le solaire, tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique.

Moyen de mutualisation de ces ressources à l’échelle nationale, les réseaux permettent d’optimiser leur utilisation et sont un facteur important de solidarité entre les régions.

<https://ww4.eudonet.com/V7/datas/4179A291109910AA109A10A610B71089108E108C10931096291109910AA109A10A610B71089108E108C10931096/Annexes/PANORAMA%2009-17-WEB.PDF>

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Fév 16

Recherche et Innovation pour la Gendarmerie Nationale

La gendarmerie nationale a récemment dévoilé l’Agenda 2022 de son plan stratégique de recherche et d’innovation lors de la deuxième réunion de son conseil scientifique. Selon les mots de son Directeur général, le Général d’Armée Gérard Lizurey, cet Agenda 2022 traduit par secteur scientifque clé, les besoins exprimés par les gendarmes sur le terrain en opportunités de modernisation technologique. Le milieu de la défense a toujours été actif en matière de préparation du futur. Même si la Gendarmerie Nationale dépend désormais du Ministère de l’Intérieur, elle conserve un ADN militaire, notamment pour la prospective.

Selon cet Agenda, sept axes scientifiques et technologiques clés ont ainsi été identifiés : le numérique, le Big data, le cyber, l’intelligence artificielle, la robotique, l’homme augmenté, l’identification humaine. Ils font l’objet d’un effort continu de recherche et d’innovation, jalonné régulièrement d’étapes « terrain ». Ainsi, si l’homme augmenté est un axe scientifique et technologique de long terme, les briques accessibles à court terme pour augmenter la protection du gendarme sont exploitées concrètement sur le terrain au fur et à mesure de leur disponibilité. Cet ensemble repose sur une posture constante de veille anticipative, pour ne pas négliger la recherche fondamentale et rester à l’afût des technologies de rupture.

Le plan stratégique de recherche et d’innovation planifie d’ici cinq ans, par technologies clés, les jalons à franchir en soutien de la modernisation technologique de la gendarmerie nationale. Il est décliné plus précisément sur les deux prochaines années où il présente une véritable programmation calendaire. Évolutif, il est revu chaque année.

L’approche capacitaire est le fil directeur de cet Agenda 2022.

Pour ne traiter que cet exemple, les axes prioritaires et principaux sujets de R&I pour la cyber sont :

  • Les tests opérationnels sur l’analyse de contenu de page Web en 2018
  • Les travaux sur la collecte de données en source ouverte en 2019
  • Le développement continu d’outils de veille internet, tout particulièrement sur le Darknet
  • Les tests opérationnels du Wifcatcher en 2018
  • Les objets connectés et leurs vulnérabilités pour 2019-2020

Signalons aussi que l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), avec ses 230 personnels dont plus de la moitié titulaire d’un master scientifique ou d’un doctorat, rassemble sur un même site 40 disciplines scientifiques : de la biologie à la cryptologie en passant par la génétique, la médecine légale, la toxicologie, la chimie, l’informatique, les véhicules ou encore les explosifs ou l’intelligence artificielle.

Le document Plan stratégique de recherche et d’innovation présente aussi de nombreux projets de R&I en cours.

Au sein de la Gendarmerie Nationale, la recherche et l’innovation reposent sur un édifice consolidé, au sommet duquel se place son Conseil scientifique qui ouvre un espace de parole sans tabous avec des personnalités extérieures. Pièce récente mais centrale, l’Observatoire national des sciences et des technologies (ONST) en lien avec la délinquance déploie une plate-forme partenariale avec le monde extérieur, services publics et industries de sécurité et de défense, qui complète les partenariats conclus avec de grands centres de recherche. La chaîne « anticipation, recherche et technologie va puiser la matière dans toutes les unités de la gendarmerie pour assurer une vision partagée des priorités de recherche scientifique et technologique avec des ateliers de performance qui font remonter le large éventail des innovations de terrain (participatives). Enfn, la mission numérique donne le tempo de la transformation numérique.

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Fév 09

Quelle place pour l’électromobilité ?

Associée à l’économie circulaire, à la maitrise de la consommation énergétique et au développement des capacités de stockage, l’électromobilité pourrait accélérer la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables. Telle est la synthèse d’une étude basée sur la comparaison de 8 véhicules électriques, hybrides, rechargéables et thermiques et de 3 scénarii de transition écologique à l’horizon 2013. Cette étude a été publiée fin 2017 sur le site de la fondation pour la nature et l’homme homme (créée par N Hulot).

Un peu plus de 130 000 véhicules électriques aujourd’hui et quelques millions en 2030 d’après les objectifs nationaux… Sans que l’on ait une vision précise de leur contribution à la transition énergétique et écologique, le gouvernement a placé « ces nouveaux véhicules » au cœur de la stratégie de décarbonation de la France.

Pour y voir clair, la Fondation pour la Nature et l’Homme et European Climate Foundation ont conduit une étude sur les impacts du véhicule électrique, non seulement tout au long du cycle de vie du véhicule, mais également en l’élargissant à la batterie et à sa fonction de stockage qui pourrait lui permettre de rendre des services au système électrique.

Trois scénarii 2030 sont proposés (Ambition, Accélération, Renoncement) traduisant 3 chemins contrastés de développement des véhicules électriques.

L’étude a comparé six véhicules berlines et citadines aux motorisations électriques, hybrides ainsi que deux véhicules thermiques. Fabrication, usage, système « vehicle-to-grid », recyclage et seconde vie des batteries, les différentes étapes ont été décryptées selon 5 catégories d’impacts : climat, énergies fossiles, écosystèmes, eaux, air. Les opportunités ont ensuite été confrontées à 3 scénarios : le scénario 1, ambition transition énergétique (39% d’ENR) ; le scénario 2, accélération en faveur des énergies renouvelables (vers 100% d’ENR en 2050) et le scénario 3, renoncement politique (15% d’ENR, 19% fossiles).

CINQ GRANDS ENSEIGNEMENTS A RETENIR

  1. Les impacts des véhicules électriques sur le climat et l’environnement varient en fonction de l’origine de l’électricité utilisée. Les atouts environnementaux du véhicule électrique sont donc intrinsèquement liés à la mise en œuvre de la transition énergétique à la sortie des énergies fossiles et nucléaire. En France, les émissions de gaz à effet de serre induites par la fabrication, l’usage et à la fin de vie d’un véhicule électrique, sont actuellement 2 à 3 fois inférieures à celles des véhicules essence et diesel. Une berline électrique émet en moyenne 2 fois moins (44% de moins) qu’un véhicule diesel de la même gamme (26 t CO2–eq. et 46 t CO2–eq.), une citadine électrique émet en moyenne 3 fois moins (-63%) de gaz à effet de serre qu’une citadine essence (12 t CO2–eq. contre 33 t CO2–eq.). En 2030, l’empreinte du véhicule électrique pourra varier entre 8 et 14 tCO2-eq., en fonction notamment des choix énergétiques de la France.
  1. Dans un contexte de forte croissance du marché des véhicules électriques d’ici à 2030, la réduction des impacts de l’étape de fabrication est une condition de la soutenabilité de la filière. Cela passera par la mise en place d’une économie circulaire, de la conception des batteries (écoconception et développement de nouvelles chimies) au recyclage, en passant par l’optimisation des usages des véhicules et la réutilisation des batteries en seconde vie. 40% de l’empreinte environnementale (climat et écosystème) est liée à la fabrication des batteries.
  2. Les atouts environnementaux des véhicules électriques pourraient être accentués en développant les services au système électrique (« vehicle-to-grid » ou V2G) ou en maximisant l’usage avec les voitures partagées par exemple. Ces usages complémentaires sont compatibles avec une durée de vie des batteries liée à la mobilité (10 ans) à laquelle se rajoute une durée de vie de 5 ans pour le stockage.
  3. Quand le véhicule électrique est stationné et en charge, il est en mesure d’importer et d’exporter une partie de l’électricité contenue dans la batterie vers le réseau électrique (V2G). Dans les cas où les objectifs de la transition énergétique sont atteints en 2030, avec le V2G les véhicules électriques pourraient constituer un moyen de exibilité complémentaire pour le système électrique. Avec un potentiel estimé de 3 ou 4 TWh par an pour un parc de 4 à 5 millions de véhicules, les bénéfices potentiels sont : soulager un pic de consommation, en journée ou en soirée, maîtriser les surcharges, absorber préférentiellement les surplus d’énergie produits par les énergies renouvelables.
  4. L’usage des batteries en seconde vie pour le stockage de l’électricité d’origine renouvelable est un moyen d’optimiser l’usage des ressources naturelles, fossiles et minérales, nécessaire à leur fabrication, mais également un moyen de stockage complémentaire pour accélérer la transition énergétique à partir de 2030. En 2030, la capacité de stockage est évaluée entre 5 et 10 TWh par an en fonction du rythme de déploiement du véhicule électrique. En 2040, les potentiels de stockage se différencient en fonction des scénarii allant de 15 à 37 TWh par an.

Signalons malgré tout que l’empreinte écologique d’une voiture électrique est très directement lié notamment à l’empreinte chimique des dispositifs de conservation de l’énergie à bord (batterie) et au bilan carbone de la production d’énergie électrique. A ce dernier titre, la voiture électrique en Allemagne peut être considérée comme deux fois moins performante qu’en France, le bilan carbone d’un Allemand étant deux fois plus mauvais que celui d’un Français…. malgré toutes les énergies « vertes » allemandes très  médiatisées.

http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/quelle-contribution-du-vehicule-electrique-la-transition-energetique/

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Fév 02

Si, si,… la France est attractive !

Business France a récemment publié son Tableau de bord de l’attractivité de la France. Il a un objectif, mettre en regard les performances de la France avec celles de treize autres grands pays de l’OCDE, avec une méthode : focaliser sur les déterminants essentiels de l’attractivité et présenter de façon concise et claire leurs principales données pour, d’une forêt de statistiques, faire un jardin à la française. Qu’en beaux termes ces choses là sont dites !

De cette huitième édition, on retiendra deux grands enseignements.

Les atouts structurels de la France conservent, voire renforcent leur excellence.

La qualité de nos infrastructures reste incontestée ; y contribue le taux élevé d’investissement public en France, supérieur en 2016 à celui du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. Deux exemples sont cités : l’électricité est l’une des moins chères d’Europe, et à très faible intensité carbone (merci l’électronucléaire, voire l’hydro-électricité) ; l’aéroport Paris-Charles de Gaulle est au premier rang européen pour le fret et au 2e pour le nombre de passagers (Eurostat, 2016). Quant à notre position géographique, au  cœur de l’Europe et bénéficiant de trois grandes façades maritimes, elle fait de la France un « hub » à l’exportation de plus en plus prisé des entreprises étrangères, qui représentent déjà 30 % des exportations françaises.

La productivité horaire du travail a encore augmenté en 2016, particulièrement dans l’industrie manufacturière, et à un taux supérieur à la moyenne dans l’Union européenne. La France offre toujours des coûts d’exploitation avantageux comparés à ceux de ses principaux concurrents. Au surplus, l’accès des PME et des TPE aux crédits de trésorerie s’améliore.

Enfin, la France est une place financière de tout premier plan. Sur les huit premiers mois de l’année 2017, l’industrie du capital risque française a levé 2,7 milliards de fonds, soit près de 20% de plus que celle du Royaume- Uni (Dealroom, sept. 2017).

Cette solidité structurelle s’accompagne d’un dynamisme entrepreneurial et créatif, encore trop souvent minoré.

Les créations nettes d’entreprise sont bien supérieures à la moyenne européenne. La France est devenue une place de choix pour lancer sa start-up, grâce à des formalités de création d’entreprise simplifiées et à un dense réseau d’incubateurs et d’accélérateurs présents aux quatre coins du territoire. Le plus grand campus de start-up au monde, Station F, a ouvert ses portes à Paris cet été. L’écosystème « tech » français jouit désormais d’une forte reconnaissance internationale. La France est bien de plain-pied dans la 3e Révolution industrielle. Si elle n’a inventé aucun des GAFA, elle tire aujourd’hui pleinement parti des ressources qu’ils offrent – le secteur des TIC occupe ainsi le premier rang en termes de brevets déposés.

Cette audace entrepreneuriale s’accompagne d’investissements croissants dans la R&D. L’intensité en R&D, soit le rapport entre les dépenses intérieures de R&D et le PIB, est en progression constante depuis 2007.

Le dynamisme des activités de recherche et d’innovation ainsi que l’investissement dans le numérique et les TIC sont source de croissance et de gains de productivité. Ces facteurs sont également déterminants pour l’implantation d’entreprises à forte intensité technologique ou de connaissances.

L’intensité en R&D de la France est en progression constante depuis 2007.
De plus, la France présente une spécialisation technologique dans des domaines technologiques porteurs, comme dans les biotechnologies ou les technologies liées à l’environnement.

La contribution des entreprises à ces dépenses s’accroît et la puissance publique s’implique fortement : le nouveau programme d’investissements d’avenir, centré sur l’innovation de rupture, est doté de 10 Md€. De même, elle se positionne à la 1ère place européenne et à la 3ème place mondiale du Top 100 Global Innovators de Clarivate Analytics : dix groupes français figurent parmi les 100 plus grands innovateurs mondiaux du palmarès 2016.

Les atouts et le dynamisme français se traduisent logiquement par la progression de notre attractivité.

Le nombre de projets d’investissement étrangers recensés par Business France a fait un bond de 16 % en 2016. La France continue d’occuper la première place en Europe pour l’accueil des projets industriels. Son attractivité se confirme également auprès des chercheurs étrangers et des étudiants étrangers en mobilité internationale (notamment en science informatique). Enfin, la satisfaction des investisseurs étrangers augmente significativement.

De 2014 à 2016, la France a accueilli 2 650 nouveaux projets d’investissements directs étrangers (IDE) sur l’ensemble de son territoire. Le volume total d’emplois créés, ou maintenus, en France grâce à ces IDE s’élève à 81 400 postes. Sur cette période, le volume moyen d’emplois créés ou maintenus pour 1 IDE est de 31 postes.

Pour autant, certains des atouts évoqués sont encore perfectibles et des faiblesses demeurent, dont ces investisseurs se font l’écho. Elles concernent l’environnement réglementaire, le coût du travail et la fiscalité. C’est justement sur ces enjeux que portent les premières grandes réformes engagées par le nouveau Président de la République. Ces réformes, et toutes celles à venir, en contribuant à faciliter la vie des entreprises et des entrepreneurs, devraient contribuer à changer l’image de notre pays et renforcer son attractivité.

http://www.businessfrance.fr/Media/Default/BlogPost/BF_Tableau_de_bord_BD.PDF

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Jan 26

Stabilisation de la performance française à H2020

Avec 10,5 % des financements obtenus, la performance française à H2020 semble s’être stabilisée depuis 2014. La France se situe à ce stade en troisième position des pays bénéficiaires au programme Horizon 2020 derrière l’Allemagne (15,5 %) et la Grande – Bretagne (14,7 %).

Telle est l’une des conclusions de l’analyse du MESRI de la participation française à H2020 sur la base des données communiquées par la Commission européenne et couvrant la totalité des financements engagés au titre des années 2014, 2015 et 2016, et environ 40 % des crédits engagés au titre de l’année budgétaire 2017.

Cette performance est à mettre au regard du poids de la France dans la recherche publique et privée en Europe qui s’est établie en 2015 à 16,3% de la dépense intérieure totale en R&D de l’Union européenne ;

Les premières années du programme Horizon 2020 sont marquées par une compétition de plus en plus relevée qui se traduit notamment par un taux de succès moyen de 11,3 % contre 14,7% à l’issue du 7ème PCRDT.

La France présente un taux de succès de 14,2 %, qui est le plus élevé des pays de l’Union européenne mais ne permet pas de compenser la faiblesse relative des dépôts (seulement 8,4%). La France souffre en particulier sur le Pilier Défis sociétaux avec une part des financements obtenus de seulement 9,8 %.

Pourtant, la stratégie nationale de recherche française est organisée en défis sociétaux. Cherchez l’erreur ! Cette présentation de la SNR n’est peut-être que purement faciale, les chercheurs académiques français étant davantage intéressés par l’avancée de la connaissance que par les apports de leurs travaux à la société…

Depuis 1998, la performance de la France est passée de 13,5% des financements captés sur l’ensemble du 5ème PCRD à 10,6% sous H2020.

Une comparaison de la performance française par pilier fait ressortir une difficulté plus marquée sur le Pilier 3.

Rappelons que les 3 piliers de H2020 sont

  1. l' »Excellence scientifique »  afin d’élever le niveau d’excellence scientifique de l’Europe
  2. la « Primauté industrielle » afin de fournir des investissements ciblés sur des technologies industrielles clés pour la compétitivité des entreprises européennes
  3. les « Défis sociétaux » réponse aux grands défis sociétaux auxquels l’Europe est confrontée, plutôt qu’uniquement vers des disciplines scientifiques ou des secteurs technologiques.

Avec 483 M€, le CNRS reste le premier bénéficiaire du programme, principalement grâce à ses excellents résultats sur le pilier I. En effet, sur les seuls piliers II et III le CNRS se place en douzième position avec 70 M€, derrière des organismes de recherche plus petits, mais aussi des établissements d’enseignement supérieur comme Imperial College (71 M€) et deux industriels (Siemens avec 83 M€ et Thalès avec 90 M€).

Un élément marquant est le poids toujours très important du CNRS et du CEA dans le total des financements obtenus par la France (25,5% contre 25% sur l’ensemble du 7ème PCRDT). Cette situation est cependant moins marquée sur les seuls Piliers 2 et 3. Par ailleurs, il est remarquable de noter que plusieurs PME apparaissent à présent dans les grands bénéficiaires français au programme suite à plusieurs instruments PME obtenus notamment en Santé, mais aussi dans le cadre de projets collaboratifs.

En termes de typologie d’acteur, la France se distingue à nouveau par une participation industrielle meilleure que la moyenne européenne, qui tient en grande partie aux secteurs de l’aéronautique et de la microélectronique.

http://www.horizon2020.gouv.fr/cid123445/etat-de-la-participation-francaise-a-mi-parcours-d-horizon-2020.html

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