Jan 19

Forte dynamique du CII et stabilisation du CIR

On assiste à une forte dynamique du Crédit Impôt Innovation (CII) auprès des PME, au moment où le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) se stabilise. Telle est la synthèse de l’édition 2017 de l’Observatoire du CIR publié par ACIES, cabinet de conseil expert en Management et Financement de l’Innovation.

Le Crédit d’Impôt Innovation (CII) connait un véritable succès grandissant : plus de 5 000 PME innovantes ont ainsi déclaré du CII, soit une augmentation de 44 % par rapport à l’année précédente. Ces PME représentent un quart des bénéficiaires du CIR pour un coût de seulement 2 % du total du budget du CIR.

Le CIR semble aujourd’hui être un dispositif mature qui a contribué à créer une réelle dynamique depuis sa réforme en 2008, à la fois en termes d’investissements et en termes d’attractivité. La proportion des PME innovantes françaises, qui représentent la très grande majorité des bénéficiaires du CIR, est désormais au-dessus de la proportion moyenne européenne.

Un CIR globalement maîtrisé et bénéficiant de plus en plus aux PME innovantes

Le montant global du CIR reste stable, s’élevant à 5,9 Md€ (contre 5,8 Md€ l’année précédente), dont 5,738 Md€ au titre du CIR Recherche, 50 M€ au titre du Crédit d’Impôt Collection (CIC) et 118 M€ au titre du Crédit d’Impôt Innovation (CII). Après une nette augmentation depuis la réforme du CIR de 2008, cette constance assure une meilleure maîtrise du budget de l’État.

Les PME représentent 93 % des bénéficiaires du CIR, avec 17 389 PME soit une augmentation de 9 % par rapport à la précédente édition de l’Observatoire. L’augmentation continue du nombre des PME aidées depuis 2007 illustre le succès du CIR auprès de ces entreprises. Les dernières données disponibles révèlent que 1 499 PME supplémentaires ont bénéficié du CIR, dont 955 uniquement au titre de leurs dépenses d’innovation.

Les PME actives en R&D sont aujourd’hui plus présentes à l’export que l’ensemble des PME françaises, réalisant respectivement 31 % de leur activité à l’export, contre seulement 10 % en moyenne pour l’ensemble des PME. Il est intéressant de noter que ceci n’est plus vrai pour les grandes entreprises. L’ensemble des grandes entreprises est légèrement plus présent à l’export que les grandes entreprises réalisant de la R&D.

Plus de 5 000 PME innovantes ont déclaré du CII un an tout juste après sa mise en place. Le CII monte rapidement en puissance puisque ce sont au total 5 110 entreprises qui ont déclaré du CII en 2014, contre seulement 3 554 en 2013. Ceci devrait avoir à terme un effet positif sur la montée en gamme de l’offre des entreprises implantées en France.

Le CII, bien que de montant beaucoup plus faible, est en phase de forte croissance (118 M€ et +40 %). Le CII représente plus d’un quart des bénéficiaires du CIR pour un coût de seulement 2 % du total du budget du CIR. Pour les bénéficiaires du CIR et du CII, le CII augmente leur financement de l’innovation de 36 %.

Un effet direct et continu sur l’emploi des chercheurs et l’investissement étranger

La France, leader européen de la croissance des effectifs de chercheurs en entreprises, augmentant de 37 472 chercheurs en équivalent temps plein entre 2008 et 2015, soit une hausse de 29 %. Par rapport aux autres principaux pays européens, cette progression est la plus forte d’Europe, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, démontrant ainsi l’attractivité du territoire pour les activités de recherche.

3,4 fois plus de projets d’investissements étrangers depuis 2008, avec en particulier 72 décisions de nouveaux projets d’implantation de centres de R&D pour la seule année 2016. Les dépenses de recherche des entreprises étrangères ont par ailleurs augmenté de 67 %, soit 2,8 fois plus que l’augmentation totale des dépenses de recherche. Au-delà de leur impact sur la croissance, les activités de R&D génèrent des emplois hautement qualifiés à forte valeur ajoutée sur le territoire national.

La tendance des investissements de R&D est à la consolidation après des années de hausses continues

Après dix années de progression, les dépenses de R&D des entreprises se stabilisent. Les dépenses de R&D des entreprises atteignent 31,8 Md€ en 2015, soit 1,45 % du PIB, et devraient se stabiliser à 31,9 Md€ en 2016 (soit 1,43% du PIB). En 2015, les dépenses de R&D sont plus dynamiques dans les activités de service (+3,8 % par rapport à 2014). En revanche, les dépenses stagnent dans les branches industrielles (+0,1 %). L’industrie automobile et l’industrie pharmaceutique sont en baisse sur 2015 (respectivement de -1,5 % et -1,3 %), alors que les dépenses augmentent dans le secteur aéronautique. Le CIR a permis d’inverser depuis 2008 la tendance à la baisse des investissements de R&D dans un contexte de crise et de désindustrialisation.

Les 15 chiffres-clés de L’Observatoire du CIR-ACIES 

http://observatoire-du-cir.fr/media/observatoire-cir-2017/

http://observatoire-du-cir.fr

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Jan 12

L’innovation passera par le numérique au ministère des Armées

Après avoir lancé le chantier « Innovation Défense », voir http://science-innovation-developpement.com/lancement-dun-chantier-innovation-defense/, le ministère des Armées se « met en ordre de bataille » pour sa transformation numérique.

Le ministère des Armées prend acte que la révolution numérique en cours a d’ores et déjà transformé à une allure vertigineuse son quotidien et son accès à l’information. Cette révolution est également un moteur de transformation puissant pour le monde du travail, pour l’administration et plus largement pour les mécanismes de prise de décision.

Au-delà du simple suivi des évolutions technologiques, la transformation numérique est une démarche volontaire visant à s’approprier au plus vite et dans les meilleures conditions les technologies émergentes, pour générer des ruptures dans les usages et les modes de travail.

Il apparaît aujourd’hui nécessaire d’accélérer et de structurer cette dynamique, en prenant en compte les aspects de cybersécurité. La définition d’une approche globale du ministère facilitera cette transformation et garantira la prise en compte de l’ensemble des métiers du ministère, en s’appuyant sur des écosystèmes d’acteurs (entreprises, centres de recherche, universités/écoles, agences, …) et de compétences (architectes, entrepreneurs, juristes,…) pluriels, ouverts et connectés grâce à de nouveaux dispositifs.

Pour sa transformation numérique, le ministère des Armées identifie trois objectifs stratégiques :

Garantir la supériorité opérationnelle et la maitrise de l’information sur les théâtres d’opérations

La recherche de la supériorité opérationnelle constitue le cœur de la mission du ministère des Armées et garantit à la France sa souveraineté et sa place dans le cercle des leaders mondiaux. Face à un ennemi lui-même de plus en plus numérique, il s’agit de conserver l’avantage informationnel et d’anticiper les ruptures d’emploi qu’apporteront inévitablement les avancées technologiques (combat collaboratif, systèmes autonomes en essaim, biomimétisme, analyse prédictive pour l’aide à la décision, intelligence artificielle pour l’optimisation du déploiement…).

Cette ambition nécessite une transformation importante de nos architectures opérationnelles pour mettre la donnée au cœur du futur combat en Cloud.

Renforcer l’efficience des métiers et faciliter le quotidien des personnels

La supériorité opérationnelle n’est rien sans des soutiens performants et des personnels épanouis. La transformation numérique doit donc s’étendre au-delà du théâtre d’opération dans les services de soutien, de maintenance, dans le quotidien des personnels du ministère. Si l’efficience est bien sûr recherchée, la satisfaction usager est également une ambition, avec notamment la mise en œuvre de nouveaux services.

Cette volonté de transformation numérique des métiers est parfaitement en phase avec la démarche globale de transformation de l’action publique de l’État « Action publique 2022 ». D’autres retombées sont attendues de cette transformation, comme l’amélioration de la qualité de vie au travail ou la meilleure prise en compte de la mobilité des personnels.

Améliorer la relation au citoyen et aux agents et l’attractivité du ministère

Le ministère des Armées en tant que pourvoyeur de services (réserves, hôpitaux militaires, lycées militaires, journées citoyennes, service militaire adapté, archives nationales, etc.) sera à même d’offrir un accès plus aisé au public, y compris au profit de ses propres agents.

La réussite de la transformation numérique apportera également une image dynamique et moderne du ministère, sans retard sur les grandes organisations et entreprises du secteur privé les plus en pointe sur le sujet. L’attractivité et la crédibilité du ministère en sortiront renforcées et faciliteront le recrutement des talents numériques dont le ministère aura besoin.

Des lignes de force majeures structurent les actions à conduire :

1.     L’innovation au cœur de la transformation

2.     Les données opérationnelles accessibles par tous les niveaux de commandement

3.     Des données logistiques partagées pour une réduction de 30% des délais de la chaine de maintenance

4.     Des données de gestion administrative comme levier de performance

5.     « Défense as a platform», une réponse audacieuse pour les services de l’usager numérique de demain :

o   Tous mes actes administratifs en ligne depuis chez moi

o   Je ne le dis qu’une fois pour un ministère à l’écoute

o   Plateforme du soutien général au bénéfice du ministère

6.     L’agilité dans mes projets, 30% de projets conduits en moins de 6 mois

7.     100% des processus métiers numérisés d’ici 2022

En déclinaison de la vision stratégique ministérielle tirant bénéfice des conclusions de la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale (voir http://science-innovation-developpement.com/linnovation-dans-la-revue-strategique-de-defense-et-de-securite-nationale/) mettant l’accent sur la souveraineté numérique et intégrant les axes stratégiques du Système d’Information de l’Etat, le Ministère des Armées définit une approche globale et cohérente de la Transformation Numérique qui repose sur les grandes orientations synthétisées ci-dessous :

  • La transformation du ministère s’appuiera sur une offre de nouveaux services numériques, intégrant les dernières technologies et favorisant l’innovation et la créativité. Développés avec le souci de l’efficience et de l’efficacité, et résolument tournés vers les usagers et les métiers, ils renforceront la capacité opérationnelle des armées, amélioreront le quotidien et allégeront les processus administratifs ;
  • Le développement d’un écosystème d’innovation cohérent et varié au niveau du ministère doit permettre de délivrer des services numériques au plus près des usages en s’appuyant sur un cadre agile, réactif et adaptatif ;
  • La politique en matière de gouvernance des données favorisera une meilleure exploitation des données dans des services numériques au profit des usagers du ministère tout en garantissant le niveau de confidentialité indispensable à la bonne exécution des missions ;
  • La stratégie technologique consistera à se doter d’un réseau d’entreprise moderne et résilient lui permettant d’accueillir de façon robuste et réactive les évolutions amenées par la Transformation Numérique et à introduire de façon déterminée et maîtrisée les nouveaux usages issus des technologies émergentes ;
  • La culture du numérique se diffusera au niveau du ministère, par une acculturation généralisée et accélérée à l’environnement numérique, ainsi qu’au niveau des spécialistes des métiers du numérique afin de disposer des compétences nécessaires à la Transformation numérique. Il sera nécessaire de conduire une politique RH permettant au ministère de disposer et de conserver des compétences dont elle a besoin pour s’adapter à ce nouvel environnement ;
  • Le renforcement des synergies à tous les niveaux et la promotion d’une transversalité structurée, permettront au ministère des armées de faire progresser en maturité numérique l’ensemble des acteurs du ministère, des décideurs aux pilotes de métiers, afin de prendre conscience des bénéfices et des potentialités portées par la Transformation Numérique. La création de la direction générale du numérique et des systèmes d’information et de communication (DGNUM) permettra d’orchestrer cette démarche de façon cohérente et transverse, en symbiose avec les grands subordonnés du ministère, dans le cadre d’une gouvernance rénovée.

Notons aussi que Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue fin 2017 dans les locaux de NUMA, lieu emblématique de l’innovation numérique et pionnier de l’accélération où s’est réuni le comité exécutif du ministère sur la transformation numérique.

Animateur d’un vaste écosystème numérique regroupant entrepreneurs, startups, grands groupes, NUMA est un espace ouvert en perpétuelle réinvention. Open innovation, intrapreunariat, accélération de startups, accompagnement des grands groupes dans leur transformation ou formation à l’innovation, la ministre des Armées a ainsi pu échanger sur tous ces sujets avec les équipes de NUMA et ses partenaires.

Pour l’anecdote, signalons que le prédécesseur de Florence Parly, Jean-Yves le Drian, s’est lui-même rendu dans les locaux de NUMA… Mexico, lors d’un récent déplacement au Mexique dans ses récents habits de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.


Signalons enfin l’atelier « Les mots du numérique 2018 » organisé par l’IHEST sur 3 jours en mars-avril pour mettre le « numérique » au service des organisations et des humains.

http://www.defense.gouv.fr/content/download/518499/8711780/file/Dossier%20presse%20Ambition%20numérique.pdf

http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/innovation-numerique-le-ministere-poursuit-sa-transformation

https://www.ihest.fr/les-formations/les-ateliers-de-l-ihest/les-mots-du-numerique/les-mots-du-numerique-2018/presentation-de-l-atelier

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Jan 05

Industrie du futur, numérique et formation

En ce premier article de l’année 2018, je vous présente,

fidèles lecteurs (vous êtes désormais plus de 1500 à suivre ce blog),

tous mes voeux de réussite, accomplissements et joies familiales.

***************

L’industrie concentre en France 62 % de l’effort de R&D des entreprises et 69% des exports. Elle a un impact majeur sur l’emploi dans les territoires et constitue un facteur essentiel de cohésion sociale en accueillant tous les profils et niveaux de compétence. Dans un environnement de concurrence mondiale où l’innovation n’a jamais été aussi rapide, la clef du développement d’une base industrielle solide en France est sa capacité à se transformer, en saisissant les opportunités liées à l’innovation, au numérique ou encore à l’export. L’industrie française de demain sera haut de gamme et innovante.

Tel est le préambule du dossier intitulé « Notre ambition pour l’industrie » élaboré pour le dernier Conseil national de l’industrie, fin 2017.

L’économie mondiale vit une véritable révolution industrielle.

Elle est tirée par l’impact du numérique sur les entreprises : nouveaux modes de production, nouveaux modèles d’affaires, nouveaux produits, nouveaux métiers.

Elle est profondément impactée par les transitions énergétique et écologique : sobriété des modes de consommation, économie circulaire, politiques en matière de climat.

Les services à l’industrie se développent rapidement et illustrent les mutations profondes de l’activité au sein des entreprises industrielles. La frontière entre industrie et services s’estompe de plus en plus.

Cette révolution induit de nouveaux besoins de compétences, qu’il convient d’anticiper et d’accompagner, et qui impliquent un effort particulier sur la formation.

Qu’il me soit permis ici de relever, sous un format illustré ce qu’ont exprimé quelques éminents patrons de l’industrie lors de l’Agora Industrie sur le thème de l’Homme au cœur de l’Industrie du futur, organisée par L’Alliance Industrie du Futur le 12 décembre 2017, s’agissant du numérique et de la formation.

pour finir par un clin d’œil (noir !) sur la place des femmes dans l’industrie.

Bonne année à tous.

 

<https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/conseil-national-industrie/PDF/Dossier_de_presse_-_Notre_ambition_pour_l’industrie_-_20.11.2017.pdf>

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Déc 29

Pilotage de la recherche par son impact

La dépense nationale de recherche et développement (DNRD) s’est élevée en 2014 à 51,4 Md€, soit 2,4 % du PIB dont 19,9 Md€ (38%) par les administrations, donc le budget de l’Etat.

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On ne peut donc que saluer la démarche du CIRAD qui a mis au point une méthode participative pour évaluer l’impact de la recherche appelée ImpresS (Impact des recherches au Sud / IMPact of RESearch in the South)
logo CIRADLa recherche est de plus en plus appelée à démontrer son utilité et son impact sur la société. Preuve en est la structuration des stratégies nationale et européenne de recherche en défis sociétaux, voir en particulier http://science-innovation-developpement.com/anatomie-comparee-des-defis-societaux-dans-la-snr-et-h2020/.

Pour certaines disciplines, les résultats de la R&D diffusent rapidement dans le public. Pensons au numérique. Mais il est clair que, en général, les impacts de la recherche, et de la recherche agricole pour le développement, en particulier, se construisent sur le temps long et sont très diversifiés — positifs, inattendus, négatifs. Comme le remarquent les chercheurs du Cirad, les bailleurs de fonds et les décideurs politiques ont donc une double attente vis-à-vis des chercheurs et de leurs institutions : montrer de manière convaincante comment les investissements publics dans la recherche produisent d’une part des résultats scientifiques d’excellence et contribuent d’autre part à des innovations ayant un impact tangible sur le développement.

Pour évaluer ces impacts, la méthode ImpresS intègre le point de vue des acteurs de terrain. Elle a été testée sur 13 projets de recherche du Cirad et de ses partenaires.

1708 Impress 2

Un exemple peut être fourni.
1708 Impress

ImpresS, utilisée en ex post, vise à répondre aux questions suivantes :

  • Quels changements ont affecté la société dans la durée, à la suite des interventions de recherche ?
  • Comment ces changements se sont-ils produits et pourquoi de cette manière ?
  • Quelle a été la contribution réelle de la recherche ?
  • Quelle est la diversité des impacts associés à ces changements, leur intensité et leur ampleur ?

L’application de cette méthode a fait ressortir 3 points particuliers :

  • Interagir avec tous les acteurs est essentiel pour produire de l’impact
  • Le renforcement des capacités au cours du processus d’innovation est un catalyseur pour engendrer les impacts
  • Les impacts sont diversifiés et se construisent sur le temps long

Ces points ont des conséquences sur les institutions de recherche :

  • Assumer les multiples rôles de la recherche et s’impliquer dans les systèmes d’innovation
  • Favoriser les interactions avec les acteurs de l’innovation et les acteurs politiques
  • Expliciter les hypothèses de chemins de l’impact

Existent aussi des conséquences/recommandations pour les commanditaires et les bailleurs de fonds de la recherche :

  • Considérer une large gamme d’impacts possibles
  • Inscrire l’action dans le temps long
  • Ajuster la programmation en fonction du suivi des hypo- thèses d’impact

En conclusion, le Cirad note qu’améliorer l’impact de la recherche signifie se défaire de l’illusion de la promesse de l’impact à très court terme et promouvoir, auprès des chercheurs comme des bailleurs de fonds, une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre pour générer l’impact sur des pas de temps plus longs. Seule une « culture de l’impact », fondée sur cette compréhension, attentive à capitaliser sur les expériences collectives, s’appuyant sur des outils rigoureux et asso- ciant tous les acteurs, peut garantir la capacité d’avoir de l’impact.

http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2017/ca-vient-de-sortir/perspective-n-42-depasser-la-promesse-de-l-impact-pour-piloter-la-recherche

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Déc 22

Sèmè City : un projet de cité internationale de l’innovation et du savoir

Joyeuses fêtes de Noël à tous !

Au titre de parangonnage, il est intéressant de voir quelle peut être l’approche d’autres pays en matière de développement de cluster, centre d’innovation et autre « pôles ou communautés d’universités et d’organismes »…

Bénin logo

Lancée dans le cadre du « Bénin Révélé », programme d’investissement et de développement sans précédent, Sèmè City est un projet unique en Afrique.
Seme City Logo

Ce projet est porté par la Présidence de la République du Bénin. Cette cité dédiée à l’innovation et au savoir a vocation à rassemble des institutions de formation de haut-niveau, des centres de recherche et de développement ainsi que des incubateurs de solutions innovantes pour répondre aux défis du Bénin et de l’Afrique

L’idée est de former une nouvelle génération de talents et favoriser l’éclosion de nouveaux modèles de croissance inclusive et durable fondés sur l’« Innovation Made in Africa ».  L’enjeu est clair : répondre aux défis économiques du Bénin et plus globalement de l’Afrique, pour offrir des opportunités d’avenir à la jeunesse du continent.

images Seme City

L’ambition affichée est de sortir environ 200 000 étudiants diplômés des écoles et universités de Sèmè City d’ici 2030, et de créer plus de 190 000 emplois directs et indirects, dont 1/3 d’auto-emplois.

Les activités de Sèmè City sont organisées autour de 5 grappes interdisciplinaires :

  • Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques
  • Arts, Design et Sciences Humaines et Sociales
  • Agriculture, Nutrition et Ressources Naturelles
  • Santé et Sciences de la Vie
  • Management, Administration et Entrepreneuriat

Un appel international à projets a été lancé afin de nouer des partenariats stratégiques pour le développement de Sèmè City. Cet appel s’est clos le 15 novembre et les partenaires retenus seront connus le 31 janvier 2018.

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Pour la chargée de développement du Programme, Claude Borna, Sèmè City sera consacrée à l’incubation, l’innovation, la recherche et à la formation. C’est en quelque sorte, une ‘’usine’’ de recherche et d’invention qui puise sa substance de la nature et des réalités endogènes. Sèmè City affirme-t-elle sera une citée écologique qui sera bâtie sur une architecture moderne. Pour elle, les challenges actuels imposent une formation adaptée. La science doit être selon elle une réponse aux défis de notre temps mais aussi des générations à venir. Centre d’éducation Benin City sera également un centre de génie, et de futurs entrepreneurs. Nous aurons un campus avec des villages étudiants, de chercheurs et d’entrepreneurs. Le souci est de rapprocher ces deux mondes qui font des choses extraordinaires, mais qui n’arrivent pas à capitaliser. Bénin city, c’est selon elle la rupture dans le modèle de formation.  Nous avons à disposition 20 hectares de forêt. Ceci sera entièrement réhabilité et servira d’expérimentation pratique. Nous aurons des formations académiques d’excellence. Ce sera des centres d’excellence avec des secteurs de pointe et des universités de recherche. Mais nous aurons aussi des formations spécialisées. La finalité de tout ceci est de trouver des réponses à chaque problème de développement qui se pose.

1710 Seme

http://semecity.com

 

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